Sothis

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Sothis
Divinité égyptienne
Image illustrative de l'article Sothis
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Sopdet
Nom en hiéroglyphes
M44 t
Translittération Hannig Spd.t
Représentation femme surmontée d'une étoile
Région de culte Égypte antique

Sothis est le nom grec de la déesse égyptienne Sopdet (ou Sôpdit).

Personnification divine de l'étoile Sirius (l'étoile du Chien en grec), elle symbolise l'arrivée de la crue annuelle du Nil qui coïncidait autrefois avec l'apparition de l'étoile au début du mois de juillet (le lever héliaque - en août à l'époque actuelle du fait de la précession des équinoxes[1]). Cette crue annuelle étant indispensable pour fertiliser les terres arides des rives du Nil (par l'apport en eau et en limon), Sothis a été naturellement associée à la fertilité et à la prospérité à partir de la XVIIIe dynastie.

Elle avait deux apparences, celle d'une femme ou celle d'une vache, toutes les deux portaient une étoile sur la tête et entre les cornes. La crue du Nil était lié à la symbolique du fleuve nourricier tel le lait de la vache qui nourrit aussi les hommes. La forme de l'animal de la vache fût aussi adapté à celle à l'apparence d'une femme qui de manière prosaïque représente aussi la mère nourricière. C'est pourquoi Sopdet est illustré soit par une vache soit par une femme.

Sopdet est représenté en général avec une étoile au-dessus de sa tête. Cette étoile est la plus lumineuse du ciel, seulement dépassée en luminosité par les planètes principales (Vénus, Mars, Jupiter et Saturne).

Sopdet à l'origine de la constellation du Grand Chien ?[modifier | modifier le code]

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Sopdet a été associée au culte de la déesse Neith comme le précise Françoise Dunand dans son livre Le Culte d'Isis dans le bassin oriental de la Méditerranée: le Culte d'Isis publié en 1973. C'est ainsi que les Grecs se sont inspirés de la déesse Neith (et la forme de sa constellation) et l'ont remplacé par Artémis, la Diane romaine qui comme la déesse égyptienne, arbore un arc mais la déesse de la chasse gréco-romaine se vit attribuer un compagnon, un chien.

Les Grecs ont transposé leur mythologie sur celle de la culture de l’Égypte antique. Il fallut attendre le IIe siècle pour que Claude Ptolémée publie son Almageste dans lequel, on découvre pour la première fois, le nom de Sirius sous la forme d'un chien.

Entretemps, la précession des équinoxes avait eu lieu, de fait, les constellations vues de la Terre s'étaient décalées. Le ciel grec n’étant plus comparable au ciel égyptien du fait du basculement de l'axe oblique de la Terre, Claude Ptolémée a jugé nécessaire de l'adapter à son époque. C'est ainsi qu'il remplaça la déesse Neith l'archère par un chien. C'est ce chien que depuis, on appelle Sirius.

L’émergence du christianisme fît disparaître un certain nombre de déesses du ciel dont Arthémis-Diane, c'est pourquoi, les Grecs se contentèrent du compagnon canidé de leur déesse, pour représenter la constellation Canis Major.

Représentation grecque et égyptienne de Sirius

Il est donc nécessaire d'éviter l'anachronisme entre deux époques différentes et la confusion entre deux cultures différentes. Sopdet et ensuite Isis, n'ont jamais été représenté sous la forme d'un chien à l'époque de l'ancienne Égypte.

La constellation de la vache Sopdet et la constellation de Neith l'archère étaient très voisines, les Grecs en firent une seule et même constellation, qu'ils nommèrent Canis Major, avec pour étoile principale Sirius.

Paradoxalement l'étoile Sirius était présent pendant les périodes de grande chaleur qui étaient connues comme période d'épidémie. Le Nil débordant était, certes, une bonne chose pour la fertilité et l'agriculture mais était aussi très destructrice et a emmené plein de maladie au peuple habitant les côtes du Nil.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L’Astronomie - Revue de la société française d'astronomie - n° 74, juil-août 2014