Sikhara

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Sikhara à Khajurâho.

La toiture en sikhara est caractéristique de l'Inde du nord à partir de la période post-Goupta (VIIe siècle).

Assez profondément modifiés, les sikharas ont été adoptés par l'architecture birmane à partir du Xe siècle ; ils couronnent de nombreux temples de Bagan. Ils sont aussi à l'origine des Prangs de l'Architecture khmère et thaï.

Sommaire

Dénomination [modifier]

Sikhara est un mot d'origine sanscrite signifiant pic ou sommet. Le sikhara recouvre et protège le saint des saints où se trouve la divinité du temple. C'est la partie la plus haute et la plus visible du temple.

Dans le sud de l'Inde, on parle plutôt de Vimana. Il ne faut pas confondre les sikharas ou les vimanams avec les hautes tours des temples de l'Inde du sud appelés Gopurams. Dans ces temples d'Inde du sud, ce sont les parties les plus visibles du temple, mais elles sont situées sur le pourtour, au centre de chacun des quatre côtés de l'enceinte.

Caractéristiques [modifier]

Le sikhara est un toit creux, voûté en encorbellement, qui épouse la base du temple (de forme carrée ou plus complexe). Il s’élève en s’incurvant progressivement vers le centre (forme à arêtes curvilignes ou en « pain de sucre »). Au sommet, se trouve un tambour circulaire, le griva, surmonté d’un amalaka. Cette pierre circulaire côtelée, parfois surmontée d’un pinacle, dériverait du fruit du figuier myrobolam. Le décor d'un sikhara se compose de nombreux petits étages apparents, qui forment une sorte de résille ou nid d’abeille. Aux angles, on aperçoit une superposition de toitures scandées par des amalaka.

Cette forme courbée a pour origine les premiers temples qui étaient construits avec des bambous enfoncés dans le sol et recourbés vers le sommet[1].

Cette forme originelle a été conservée lorsque le bois, puis la pierre ont remplacé le bambou. Les premiers temples en pierre de ce types datent du VIIe siècle dans l'Orissa [1].

Extension du concept de Sikhara [modifier]

Parfois, le concept de Sikhara est étendu aux trois types principaux d'architecture des temples hindouistes [2] :

Sikharas hétérogènes [modifier]

Sikhara homogène (mais avec rathas) du temple de Lingaraja à Bhubaneswar
Sur la gauche, le sikhara hétérogène du temple de Kandariya Mahadeva

À l'origine, ces sikharas étaient homogènes. Mais avec le temps, des sikharas secondaires (parfois appelés urushringa), moins hauts et moins larges, ont été plaqués sur les cotés du sikhara principal. On parle de sikharas hétérogènes[1]. Des sikharas tertaires existent même parfois près des extrémités du côté ou dans les angles. L'un des exemples les plus notables de sikharas hétérogènes est le Temple de Kandariya Mahadeva à Khajuraho.

Notes [modifier]

  1. a, b et c Andreas Volwahsen (trad. Marcelline de Montmollin), Inde bouddhique, hindoue, jaïn, Fribourg (Suisse), Office du Livre, coll. « Architecture universelle », 1968, 192 p., p. 143-147 
  2. http://www.msc-sahc.org/upload/docs/new.docs/2008_SVardia.pdf
  3. http://74.125.155.132/scholar?q=cache:U7OOSQCdIWsJ:scholar.google.com/&hl=en&as_sdt=0,5

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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