Ryōan-ji

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Ryōan-ji
Image illustrative de l'article Ryōan-ji
Jardin de pierres de Ryōan-ji, vu vers le sud.
Présentation
Nom local 竜安寺 / 龍安寺
Culte Bouddhiste
Type Monastère
Début de la construction 1450, reconstruit en 1488
Autres campagnes de travaux 1797
Protection  Patrimoine mondial (1994, en tant que l'un des monuments historiques de l'ancienne Kyoto)
Site web http://www.ryoanji.jp/
Géographie
Pays Japon
Ville Kyoto
Coordonnées 35° 02′ 04″ N 135° 43′ 06″ E / 35.034444, 135.71833335° 02′ 04″ Nord 135° 43′ 06″ Est / 35.034444, 135.718333  

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Ryōan-ji

Géolocalisation sur la carte : Kyoto

(Voir situation sur carte : Kyoto)
Ryōan-ji

Ryōan-ji (竜安寺 / 龍安寺?, littéralement Temple du repos du dragon) est un monastère zen situé dans le Nord-Ouest de Kyōto, construit au xvie siècle, à l'époque de Muromachi. Il fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO, étant l'un des monuments historiques de l'ancienne Kyoto. Le temple appartient à l'école Myōshin-ji de la branche rinzai du bouddhisme zen.

Le site du temple appartenait à l’origine au clan Fujiwara.

Monastère[modifier | modifier le code]

Le monastère a été fondé en 1450 par Hosokawa Katsumoto. Détruit lors de la guerre d'Onin par un incendie, il est rebâti par son fils, Hosokawa Masamoto, à partir de 1488. Après un nouvel incendie en 1797, le monastère est profondément remanié[1].

Jardin de pierres[modifier | modifier le code]

Pour beaucoup, le nom du temple évoque son célèbre jardin de pierres, de style karesansui, qui est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise.

Le jardin a été construit à la fin du XVe siècle ou au début du xvie siècle, entre 1499 et 1507. Sa superficie est d'environ 200 mètres carrés. Il est entouré au sud et à l'ouest d'un muret couvert d'un toit de tuile, à l'est d'un autre muret, et au nord d'une véranda en bois derrière laquelle se trouve le hōjō (les appartements du supérieur du monastère). À l'extérieur se trouvent des érables et des pins rouges qui n'étaient sans doute pas présents à l'origine. La construction sur un terrain plat est une nouveauté à l'époque. Quinze pierres, entourées de mousse, y sont disposées en groupes, d'est en ouest, de cinq, de deux, de trois, de deux puis de trois. Le petit nombre de pierres est aussi une nouveauté par rapport aux autres jardins secs de la même période : celui du Daisen-in par exemple en compte plus de cents, sur une surface deux fois plus petite. Le jardin de pierres du Ryoanji appartient à la catégorie des « jardins de néant » (mutei)[2].

La paternité du jardin a été attribuée diversement à Hosokawa Katsumoto ou au peintre Sōami. Ces attributions sont probablement légendaires. Sur l'une des pierres du jardin sont gravés les noms de deux kawaromono (ja) (une sorte d'intouchables japonais) : Kotarō et Hiko(?)jirō. On sait par ailleurs qu'un Kotarō et un Hikojirō ont travaillé au jardin du Shōsenken (au monastère Shōkokuji) dans les années 1490-1491. Aussi ces deux personnes pourraient bien être les véritables auteurs du jardin de pierres du Ryoanji[3].

Le jardin se compose simplement d’un lit de fins graviers de kaolin harmonieusement ratissés. Les pierres ont été disposées de telle sorte qu’il ne soit pas possible de voir les 15 pierres à la fois, d’où que se trouve l’observateur.[réf. nécessaire] Le kaolin ratissé symbolise l’océan, les rochers les montagnes.

Tsukubai[modifier | modifier le code]

Le tsukubai constitue l’autre intérêt du temple. Le bassin de forme carré fait référence au kanji (kuchi) qui signifie « bouche ». De chaque côté du carré est gravé un signe qui, associé à donne à chaque fois un nouveau kanji : , , , . Associés, on obtient la phrase ware, tada taru wo shiru, Je connais seulement la satisfaction (sous-entendu, je n’ai pas beaucoup), un concept cher à la mouvance zen du bouddhisme.

Lac[modifier | modifier le code]

Devant les bâtiments du temple se trouve un lac, souvent éclipsé par la renommée du jardin de pierre. Une île avec un petit autel s’y trouvent à laquelle on accède par un pont en passant sous un torii.

Images[modifier | modifier le code]

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Le Ryōanji a été une source d'inspiration dans l'art contemporain. Ainsi, John Cage compose entre 1983 et 1985 Ryoanji[5]. La même année, David Hockney réalise une série photographique en effectuant un parcours autour du jardin sec. En 2014, Grégory Chatonsky crée The Missing place[6], une installation qui survole le jardin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Berthier, Le Jardin du Ryōanji : Lire le zen dans les pierres, Adam Biro,‎ (1re éd. 1989), 63 p. (ISBN 2-87660-198-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Berthier 1997, p. 25
  2. Berthier 1997, p. 25-29
  3. Berthier 1997, p. 38-40
  4. 森神逍遥 『侘び然び幽玄のこころ』桜の花出版、2015年 Morigami Shouyo,"Wabi sabi yugen no kokoro : seiyo tetsugaku o koeru joi ishiki" (Japanese)   ISBN 978-4434201424
  5. Ryoanji
  6. The Missing place

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]