Route de brique jaune

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La route de brique jaune (road of yellow brick) est un élément du roman de L. Frank Baum, Le Magicien d'Oz. De telles routes apparaissent également dans The Marvelous Land of Oz et The Patchwork Girl of Oz. Le film de 1939 The Wizard of Oz inspiré du roman donna le nom sous lequel ces routes sont plus connues en anglais : the yellow-brick road. Dans les deux romans et le film, il s'agit du chemin que Dorothy Gale doit emprunter depuis le pays de Munchkin à la cité d'émeraudes afin de chercher l'aide du Magicien d'Oz.

Dans le second livre, The Marvelous Land of Oz, Tip et Jack Pumpkinhead suivent aussi une route de brique jaune pour atteindre la cité d'émeraude[1].

Dans le livre The Patchwork Girl of Oz, il est révélé qu'il y a deux routes de brique jaune du pays Munchkin à la cité d'émeraude : selon le Shaggy Man, Dorothy Gale a pris la plus difficile dans Le Magicien d'Oz[1].

Il est faux de penser que la route de brique jaune mène à « Oz ». En fait la route de brique jaune se trouve déjà au pays d'Oz. Le film ajoute à la confusion lorsque l'épouvantail et Dorothy s'exclament en disant « To Oz? » « To Oz![2] ». Toutefois, sachant que le Magicien d'Oz se trouve dans la cité d'émeraude et se désigne lui-même comme « Oz, le grand et puissant » dans le film, l'idée fausse est compréhensible.

Il existe de véritables routes de brique jaune, comme à Hoboken (New Jersey) et à Bellingham (Washington). La brique jaune était un matériau de construction relativement courant pour les projets extra-ordinaires au XIXe siècle, tel que le Metropolitan Opera.

Dans l'adaptation au cinéma de 1939, on voit une route de brique rouge qui commence au même endroit que la route de brique jaune au centre de Munchkinland mais qui part dans une autre direction. De plus, au champ de maïs où Dorothy rencontre l'épouvantail, il y a une intersection entre deux routes de briques jaunes. Dorothy et l'épouvantail décident de prendre l'une des trois branches et finalement trouvent la cité d'émeraude.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L. Frank Baum, Michael Patrick Hearn, The Annotated Wizard of Oz, p 107, ISBN 0-517-500868
  2. Cet échange peut en effet signifier aussi bien « allons à Oz » que « allons chez Oz ».
  • Dighe, Ranjit S. ed. The Historian's Wizard of Oz: Reading L. Frank Baum's Classic as a Political and Monetary Allegory (2002)
  • Hearn, Michael Patrick (ed). (2000, 1973) The Annotated Wizard of Oz. W. W. Norton & Co. ISBN 0-393-04992-2
  • Ritter, Gretchen. « Silver slippers and a golden cap: L. Frank Baum's The Wonderful Wizard of Oz and historical memory in American politics », Journal of American Studies (August 1997) vol. 31, no. 2, 171-203. online at JSTOR
  • Rockoff, Hugh. « The 'Wizard of Oz' as a Monetary Allegory », Journal of Political Economy 98 (1990) : 739-60 online at JSTOR