Robert de Bruce (comte de Carrick)

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Robert de Bruce (Robert VI Bruce) (vers 12531304), 6e lord d'Annandale, comte de Carrick en droit de sa femme, fut un seigneur écossais.

Origine[modifier | modifier le code]

Il était le fils et héritier de Robert V Bruce le Compétiteur († 1295), qui à partir de 1290 réclama la succession au trône d'Écosse, étant l'un des deux principaux prétendants au trône.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès 1278 Robert VI de Bruce rend hommage lige pour ses fiefs anglais à Edouard Ier d'Angleterre qu'il avait accompagné lors de sa Croisade de 1269/1270[1].

En 1284 il est présent à Scone, lorsque les droits à la succession de son grand-père sont reconnus par la noblesse à la jeune Marguerite[1]. Toutefois le 20 septembre 1286 avec son père et d'autres nobles il participe à la « Ligue de Turnberry » qui tente d'annuler cet accord[1]. Cependant il est un des signataire du traité de Brigham du 14 mars 1290 conclu avec le roi d'Angleterre prévoyant l'union de Marguerite avec le futur Édouard II qui sera rendu caduque par le décès prématuré de la jeune reine[1].

Il soutient alors son père qui dispute le trône à John Balliol et qui a conclu un accord le 14 juin 1290 avec l'un des autres prétendants Florent V de Hollande[1]. Après la mort de son épouse en 1292 il renonce au comté de Carrick en faveur de son fils Robert[1]. À cette époque il se rend en Norvège lors du mariage de sa fille Isabelle avec le roi Éric II de Norvège, père de la défunte reine Marguerite Ire et lui aussi prétendant potentiel au trône d'Écosse [1].

Lorsque le roi Jean Ier d'Écosse tente de préserver son indépendance vis-à-vis de son puissant suzerain anglais Robert VI de Bruce s'allie au roi d'Angleterre Édouard Ier, pour triompher de son rival. Jean Ier par vengeance le prive de son fief d'Annandale qu'il remet avec le château de Lochmaben à John II Comyn[1]. Après la capture de Jean de Baliol à la suite de la Bataille de Dunbar il est trompé par le monarque anglais qui, après la victoire refuse de lui donner le trône selon Andrew Wyntoun[2]. Néanmoins à la mort de son père il rend une nouvelle fois hommage au roi Edouard Ier d'Angleterre pour ses fiefs anglais le 4 juin 1295[1].

Robert VI Bruce quitte alors l'Écosse et se retire dans ses fiefs anglais où il meurt en 1304. Il est inhumé à l'abbaye de Holmcultram dans le Cumberland[1].

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Il avait épousé Margaret de Carrick, comtesse de Carrick († 1292). Ils eurent pour descendance[3]:

  1. Robert the Bruce, devint Robert Ier d'Écosse
  2. Édouard Bruce ;
  3. Thomas Bruce, exécuté à Carlisle en 1307 sur ordre d'Édouard Ier d'Angleterre ;
  4. Alexander Bruce, exécuté à Carlisle en 1307 sur ordre d'Édouard Ier d'Angleterre ;
  5. Nigel Bruce, exécuté à Berwick en 1306 sur ordre d'Édouard Ier d'Angleterre ;
  6. Christina Bruce épouse en 1292 Gartnait comte de Mar († 1305) puis Christopher Seton (exécuté à Dumfries en 1307) puis enfin Andrew Murray de Bothwell ;
  7. Mary Bruce épouse Neil Campbell († 1315) dont John comte d'Atholl († 1333) puis en seconde noce vers 1316 Simon Fraser ;
  8. Isabelle Bruce († 1358) épouse en 1293 du roi Éric II de Norvège ;
  9. Matilda Bruce épouse Hughes comte de Ross († 1333);

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j , « Bruce, Robert de VII, Earl of Carrick (1253-1304) », Dictionary of National Biography, (Londres 1886) p. 116-117, édition en ligne
  2. Selon ce dernier le roi Édouard Ier lui aurait répondu « Ne avons ren autres chos a fere, que a vous reaulmes ganere »
  3. Michael Brown Op.cit p. 215 « The Bruce Dynasty (1306-1371) »
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Brown The Wars of Scotland 1214-1371 Edinburgh University Press (Edinburgh 2004) (ISBN 0-7486-1238-6). p. 63-64,109,139,159-160,169,176-177, 182, 193,256,258.