Qui donc a vu ma belle ?

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Qui donc a vu ma belle ? (titre original : Has Anybody Seen My Gal ?) est un film américain réalisé par Douglas Sirk et sorti en 1952.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Fin des années 1920. Sam Fulton, milliardaire sans héritier, loue une chambre chez les Blaisdell, la famille de l'unique femme qu'il ait aimée et qui, cependant, a refusé de l'épouser. Il projette de leur léguer sa fortune mais, il veut préalablement les mettre à l'épreuve, en leur transmettant par le biais d'un notaire et de façon anonyme 100 000 dollars. Le résultat s'avère alors déplorable : Mme Blaisdell déménage dans une luxueuse demeure et rompt les fiançailles de sa fille Millicent qu'elle veut marier à un homme plus fortuné. Quant au père, il multiplie les placements d'argent malencontreux. La famille Blaisdell est bientôt ruinée et le mariage de leur fille compromis. Les Blaisdell reprennent ainsi leur vie d'antan et Millicent retrouve celui qu'elle aime. Et Sam Fulton s'éloigne d'eux, la conscience tranquille...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Has Anybody Seen My Gal est un des premiers films réalisés par Douglas Sirk pour la Universal. C'est également son premier film en couleurs et les débuts d'une fructueuse collaboration avec l'acteur Rock Hudson, qui tournera encore sept films avec lui. On signalera aussi la présence de James Dean dans la distribution.

Has Anybody Seen My Gal est, selon Sirk lui-même, le premier volet d'une trilogie consacrée à des histoires sur la vie dans une petite ville américaine[1]. Les deux films complémentaires étant Meet Me at the Fair (1952) et Take Me to Town (1953).

Le film est « une description amusée de la petite-bourgeoisie américaine »[2] et une fable sur le thème de « "l'argent ne fait pas le bonheur" et sa variante "abondance de biens nuit". »[2] On remarquera encore que cette plaisante comédie a été distribuée en Italie sous le titre d' Il capitalista (Le Capitaliste).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jon Halliday : Conversations avec Douglas Sirk, Coll. Atelier-Cahiers du cinéma, Paris, 1997, trad. française : S. Grünberg, d'après l'ouvrage Sirk on Sirk, Londres, 1971.
  2. a et b J. Lourcelles in : Dictionnaire du cinéma, Bouquins, Robert Laffont, Paris, 1992.

Lien externe[modifier | modifier le code]