Puce sous-cutanée

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Les puces électroniques sous-cutanées sont des implants électroniques insérés sous la peau d'animaux (humains compris).

Description[modifier | modifier le code]

La micro-puce sous-cutanée possède un émetteur-récepteur qui transmet sous forme d'un train d'impulsions, un signal numérique composé de 85 éléments de données. Mais cette puce radiofréquence n'est pas un émetteur de données. Elle ne s'active que si elle est sollicitée par un scanner spécifique. Cela s'apparente davantage aux code-barres d'un produit de supermarché. Source : adapté de "Nanoinformatique et intelligence ambiante - Inventer l'ordinateur du XXIème Siècle" Jean-Baptiste Waldner, Hermes Science, London, 2007 (avec la permission de l'auteur)

De la taille d’un grain de riz, la puce sous-cutanée est implantée à l’aide d'une seringue intradermique. Certaines puces RFID sont de la taille d'un grain de sable, par exemple une micro-puce développée par Hitachi[1].

La santé est un large champ d’application pour cette puce qui constitue une clé d'identification, par radio-identification (RFID), permettant d'établir le lien entre le porteur et les informations de son dossier médical, informations disponibles dans une base de données sécurisée sur Internet.

Les puces sous-cutanées peuvent également servir à suivre les déplacements d'humains et d'animaux, comme ce fut le cas de Kevin Warwick lors du projet cyborg 1.0, qui consistait à effectuer automatiquement des actions domotiques en fonction de ses déplacements dans un bâtiment.

Chez l'animal[modifier | modifier le code]

La puce est généralement implantée du côté gauche, au niveau de la gouttière jugulaire. Cette opération est effectuée par un vétérinaire. Bénigne et rapide, elle ne nécessite généralement pas d'anesthésie si la peau de l'animal s'y prête. La puce est inerte. Elle est activée par le champ électromagnétique émis par l'appareil lecteur et elle émet alors son code composé de 15 chiffres (3 pour le pays, 2 pour le type d'animal, 2 pour le fabricant, 8 pour le n° de l'animal)[2].

Les données correspondant au code sont collectées par des sociétés gestionnaires vétérinaires, chargées de centraliser et d'actualiser les renseignements sur les animaux, communiquées par les propriétaires et les vétérinaires.

La puce permet d'identifier l'animal (nom, date de naissance, propriétaire, adresse...), de retrouver des données médicales (âge, sexe, vaccinations...), de le localiser lorsqu'il s'est perdu ou échappé.

En France l'identification des carnivores domestiques (chien, chat et furet) par puce électronique sous-cutanée est obligatoire pour passer les frontières[3], faire l'objet d'une importation[4] ou aller sur certaines îles (dont la Corse) et dans les départements touchés par la rage[5].

Chez l'humain[modifier | modifier le code]

La FDA américaine (Food and Drugs Administration) a approuvé en 2004 l’implantation sous cutanée de radio-marqueurs à des fins médicales, une impulsion significative à des industriels comme Applied Digital Solutions, fabricant de ce type de radio-marqueurs et en quête d’un véritable marché de masse.

La puce est implantée au niveau du triceps entre le coude et l'épaule.


Mais il n’est aujourd’hui déjà plus besoin d’un risque vital pour accepter l’implantation d’un tel dispositif. Les membres du Baja Beach Club à Barcelone se font implanter une puce Verichip d’Applied Digital Solutions. Celle-ci assure une fonction de porte-monnaie virtuel dans le cadre de cet établissement[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.hitachi.com/New/cnews/030902.html
  2. Exemple d'implantation chez le furet : L'identification électronique sur le site du Club Français des Amateurs du Furet (CFAF)
  3. JO L 146 du 13.6.2003, consulté en Janvier 2011
  4. Conditions d'importation en France d'animaux de compagnie, en provenance de pays non membres de l'Union européenne
  5. Loi no 99-5 du 6 janvier 1999 relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux. Article 12. Lire le texte
  6. Jean-Baptiste Waldner, « Nano-informatique et Intelligence Ambiante - Inventer l'Ordinateur du XXIème Siècle », Hermes Science, Londres,‎ 2007, p. 251 (ISBN 2746215160, lire en ligne)