Publicité murale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'enseigne d'un ancien magasin de vêtements à Salem (Massachusetts).
Publicité murale pour LU, à Nantes.
Enseigne d'épicerie, dans l'Ain.

Une enseigne murale ou publicité murale est un pan de mur, en général peint à la main, dont l'objet est d'indiquer la présence d'un magasin ou de faire la réclame d'un produit. L'enseigne est conservée pendant un temps plus ou moins long, jusqu'à réfection du bâtiment.

La publicité murale étaient très en vogue au début du XXe siècle. La réalisation d'enseigne murale a aujourd'hui disparu ou est devenue marginale dans de nombreux pays. Les publicités murales ont laissé place aux panneaux publicitaires.

Les enseignes murales sont parfois conservé malgré le changement de fonction du bâtiment. La raison de cette conservation peut être diverse : nostalgie ou simplement indifférence du propriétaire.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Si le français n'offre a priori pas de terminologie précise, la langue anglaise fournit plusieurs terminologies pour qualifier les enseignes ou publicités murales, en particulier ghost sign ; plus rarement, pour les publicités, ils peuvent être appelés fading ads ou brickads.

Les peintres de ces enseignes sont appelés pignonistes[1] correspondant à wall dogs[2] dans le monde anglo-saxon. Leur nom vient du fait qu'ils peignaient souvent sur le pignon d'une maison.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce type de signalisation peut être trouvé un peu partout dans le monde ; en particulier aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et au Canada[3]. Les enseignes murales peuvent être considérées parfois comme une forme d'art, et de ce fait, l'on assiste dans de nombreux cas à une volonté de patrimonialiser celles-ci. Cependant celles-ci peuvent être ménager par un ravalement de façades[Quoi ?], voire la destruction des bâtiments portant les publicités murales. Par ailleurs, les couleurs utilisées pour les publicités murales résistent plus ou moins bien au temps. On constate que le noir et le bleu résistent bien, alors que les couleurs rouges ont tendance à disparaître avec le temps à cause des ultra-violets du soleil.

Le 19e siècle est celui d'un élargissement des supports de la publicité et c'est dans ce mouvement qu'apparaissent les réclames peintes directement sur les murs[4]. En France, dès 1842, des entreprises d'affichage proposent des peintures de ce type, moins fragiles et moins coûteuses que les enseignes traditionnelles.

Références[modifier | modifier le code]

  • Parmentier Isabelle, La publicité dans le paysage urbain : une mise en perspective historique, in Collet E., Joosten Chr., Paquet D., Parmentier I. et Vincke V., De la pub plein les murs. Peintures murales et enseignes commerciales, éd. Racine, Bruxelles, 2010, p. 11-41.
  1. Magazine télévisé Des racines et des ailes, De la route « Jacques Cœur » à la Nationale 7, 23 mai 2012.
  2. (en) « Ghost signs: Jersey's commercial history is written large in faded paint on city buildings », The Star-Ledger,‎ 30 mars 2012 (lire en ligne).
  3. (en) Ghost Signs - A Waymarking.com Category.
  4. (fr) Parmentier I., La publicité dans le paysage urbain : une mise en perspective historique,, in Collet E., Joosten Chr., Paquet D., Parmentier I. et Vincke V., De la pub plein les murs. Peintures murales et enseignes commerciales, Bruxelles, Racine,‎ 2010, p. 11-41 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]