Pro-ana

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Le mouvement pro-ana (raccourci de pro-anorexia[1]) rassemble des personnes souffrant d'anorexie mentale cherchant à établir des liens entre malades. Certaines Pro-Ana cherchent surtout du réconfort auprès de personnes aptes à comprendre leur douleur et de l'entraide pour s'en sortir, mais d'autres prônent l'anorexie comme mode de vie en cherchant à enrôler d'autres jeunes filles parfois influençables et ne souhaitent pas s'en sortir, n'acceptant pas qu'elles soient malades.

Le mouvement pro-ana est le « miroir » d'un autre mouvement nommé pro-mia rassemblant des personnes souffrant de boulimie. Même si les deux restent liés, ce dernier a moins d'adhérents[réf. souhaitée].

Description[modifier | modifier le code]

Ses membres diffusent leurs idées essentiellement sur Internet, via des forums ou des blogs où ils tiennent des sortes de journaux intimes à « Ana », véritable personnification de l'anorexie. Ce mouvement est lié au Thinspiration, s'inspirer et de se motiver en regardant des photos de mannequins et de célébrités maigres ou de personnes ayant perdu beaucoup de poids. Le Thinspiration fait partie des règles d'Ana qui poussent à maigrir par tous les moyens, même dangereux.

Ce mouvement s'est développé à partir des années 2000[réf. souhaitée] et comprend majoritairement des femmes, l'anorexie mentale touchant dans neuf cas sur dix une femme[2].

Les pro-ana portent parfois un bracelet rouge, entremêlé de mauve si la personne est aussi boulimique ou avec une libellule si elles suivent les règles d'Ana à la lettre. Le bracelet se porte normalement au poignet droit. Il permet aux personnes souffrant de ces maladies de s'identifier entre elles.

À la suite de la médiatisation du mouvement[Quand ?][réf. souhaitée] pro-ana, le grand public et des organismes de santé se sont emparés du dossier, ce qui a conduit à la fermeture de certains sites Web[réf. souhaitée].

Activité législative en France[modifier | modifier le code]

Le député François Vannson (UMP) a proposé le 26 février 2007 d'ajouter à l’article 15 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication[3] l'alinéa suivant : « Est prohibée la diffusion des sites Internet promouvant, incitant et encourageant les adolescents à devenir anorexiques »[4]. Lors de son exposé, Vannson déclare notamment que « face à la désinformation de ces sites, mais surtout l’incitation à la maladie qu’ils exercent, nous devons réagir ; car la vie d’adolescents est en jeu. Ces sites doivent être strictement interdits. Il ne s’agit là nullement d’une restriction à la liberté d’expression, ainsi que ces sites ont voulu dénoncer leur interdiction aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais de la protection de la santé physique et morale des êtres les plus sensibles et influençables ». Cette proposition de loi n'a pas abouti.

Le 15 avril 2008, un texte proposé par le député UMP Valérie Boyer a été adopté en première lecture par l'Assemblée nationale française. Il interdisait « le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l'exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé ». Il instituait des peines pouvant atteindre 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende[5]. Cette proposition de loi n'a pas abouti.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]