Pro-ana
Le mouvement pro-ana est un mouvement de personnes dont les membres prétendent que l'anorexie mentale n'est pas une maladie, mais plutôt un mode de vie.
Le mouvement pro-ana est le « miroir » d'un autre mouvement nommé pro-mia pour la boulimie. Même si les deux restent liés, ce dernier a moins d'adhérents.
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Description [modifier]
Ses membres diffusent leurs idées essentiellement sur Internet, via des forums ou des blogs où ils tiennent des sortes de journaux intimes à « Ana ». Ce mouvement s'est développé à partir des années 2000 et comprend majoritairement des femmes, l'anorexie mentale touchant dans neuf cas sur dix une femme[1].
Les pro-ana portent parfois un bracelet rouge, entremêlé de mauve si la personne est aussi boulimique ou avec une libellule si elles suivent les règles d'Ana à la lettre. Le bracelet se porte normalement au poignet droit.
À la suite de la médiatisation du mouvement pro-ana, le grand public et des organismes de santé se sont emparés du dossier, ce qui a conduit à la fermeture de certains sites Web.
Législation française [modifier]
En France, le député François Vannson (UMP) a proposé le 26 février 2007 d'ajouter à l’article 15 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication[2] l'alinéa suivant : « Est prohibée la diffusion des sites Internet promouvant, incitant et encourageant les adolescents à devenir anorexique »[3]. Lors de son exposé, Vannson déclare notamment que « face à la désinformation de ces sites, mais surtout l’incitation à la maladie qu’ils exercent, nous devons réagir ; car la vie d’adolescents est en jeu. Ces sites doivent être strictement interdits. Il ne s’agit là nullement d’une restriction à la liberté d’expression, ainsi que ces sites ont voulu dénoncer leur interdiction aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais de la protection de la santé physique et morale des êtres les plus sensibles et influençables ». Cette proposition de loi n'a pas abouti.
Le 15 avril 2008, un texte proposé par le député UMP Valérie Boyer a été adopté, en première lecture par l'Assemblée nationale française. Il interdisait « le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l'exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé ». Il instituait des peines pouvant atteindre 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende[4]. Cette proposition de loi n'a pas abouti.
Notes et références [modifier]
- « L'anorexie mentale concerne 9 fois sur 10 une jeune femme » medecine-et-sante.com, 19 décembre 2011, consulté le 2 mai 2013.
- Loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 Loi relative à la liberté de communication version consolidée au 7 mars 2007
- Assemblée nationale, constitution du 4 octobre 1958, douzième législature, proposition de loi tendant à interdire les sites Internet faisant l’apologie de l’anorexie. Présentée par Monsieur François Vannson. Exposé des motifs
- Assemblée nationale : Proposition de loi de Mme Valérie Boyer visant à combattre l'incitation à l'anorexie, no 781, déposée le 3 avril 2008
Articles connexes [modifier]