Police (film)

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Police est un film français, réalisé par Maurice Pialat, sorti sur les écrans en 1985.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Mangin (Gérard Depardieu), un flic à la fois brutal et sensible, voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec Noria (Sophie Marceau). Leur histoire d'amour insolite est axée autour du trafic de drogue.

Police est un polar qui illustre les rapports troubles entre policiers, truands et avocats du «  milieu » parisien.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Malgré des moyens importants dont Pialat n'est pas coutumier, le tournage de Police fut pour le moins mouvementé : disputes entre Pialat et Anconina, relation tendue aussi avec Sophie Marceau car le réalisateur veut la surprendre et la déstabiliser (elle refusera d'ailleurs d'assurer la promotion du film et se plaindra que Depardieu lui ait assené de vraies claques…) pour obtenir un jeu différent d'elle, jusqu'à Sandrine Bonnaire à qui Pialat, irrité par son manque de disponibilité lors du tournage, décide d'accorder seulement un tout petit rôle. Le film rencontra pourtant un vrai succès populaire.[réf. nécessaire]

Lors du premier interrogatoire de Noria par Mangin, ce dernier est à la fois brutal et moqueur ce qui provoque les pleurs de Noria. Pourtant lors du tournage de la scène, Pialat a tellement mis la pression sur Sophie Marceau qu'elle pleurait réellement. L'effet est néanmoins réussi car dans la séquence l'actrice est bouleversante d'intensité.[réf. nécessaire]

Scénario[modifier | modifier le code]

Le scénario a été rédigé par Catherine Breillat à partir d'un travail d'observation effectué dans les milieux de la drogue à Belleville. Elle a repris tels quels des témoignages recueillis par des policiers, qu'elle avait entendus au commissariat. Elle a en même temps écrit un livre à partir de ce travail, ce qui a vexé Pialat qui l'a renvoyée, avant de se raviser. La dernière scène du film a été écrite par Jacques Fieschi[1].

Hommage[modifier | modifier le code]

Hommage à François Truffaut, disparu au moment du tournage, lorsque Depardieu se fige devant la une d'un magazine sur laquelle figure la photo de Truffaut.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Breillat, « Ne pas savoir « faire du cinéma » c'est être artiste », Cahiers du cinéma, no 576,‎ , p. 42-44

Voir aussi[modifier | modifier le code]