Paul Wranitzky

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Paul Wranitzky

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Paul Wranitzky.

Naissance 30 décembre 1756
Neureisch (maintenant Nová Říše), Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Décès 29 septembre 1808 (à 51 ans)
Vienne, Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Activité principale Compositeur, , violoniste et chef d'orchestre
Maîtres Joseph Martin Kraus
Famille Anton Wranitzky frère
Distinctions honorifiques Violon Jacob Stainer de 1656 donné à son frère

Paul Wranitzky (Pavel Vranický) est un compositeur, violoniste et chef d'orchestre tchèque, né le 30 décembre 1756 à Neureisch[1] (maintenant Nová Říše en Moravie) et décédé le 29 septembre 1808 à Vienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie le chant, l'orgue et le violon lors de ses études de formation en Moravie. A l'âge de 20 ans, il rejoint Vienne, la capitale de l'empire austro-hongrois, et change son nom en Wranitzky. Il y poursuit des études de théologie et se consacre également à la musique.

En 1783, le compositeur Joseph Martin Kraus lui donne des cours lors de son passage à Vienne. Il se lie d'amitié avec son professeur Joseph Haydn.

Sa réputation de compositeur grandit et il fait la rencontre de Wolfgang Amadeus Mozart dont il partage la même loge maçonnique Zur gekrönten Hoffnung. Il devient en 1790 directeur des orchestres des théâtres de la cour de Vienne. Il est surtout apprécié de ses pairs en tant que chef d'orchestre, ainsi Ludwig van Beethoven lui demande de diriger la première de sa symphonie n° 1 en 1800 et Haydn fait de même avec son oratorio La Création.

À partir de 1790, il occupe le poste de directeur des orchestres de la cour de Vienne[2].

Son frère, Anton Wranitzky (1761-1820), a été lui aussi compositeur et violoniste virtuose.

Œuvres[modifier | modifier le code]

On lui doit de nombreux opéras et Singspiele dont

  • Oberon, König der Elfen (composé en 1789, cet opéra a inspiré le livret de la Flûte enchantée de Mozart), joué à Vienne le 7 novembre 1789 avec succès,
  • Merkur,
  • der Heurat-Stifter,
  • Die gute Mutter,
  • Die Erkennlichkeit...

En musique instrumentale, il faut citer :

  • 51 symphonies dont une Grande Symphonie caractéristique pour la paix avec la République française (enregistrée au disque par les London Mozart Players)
  • 5 concertos
  • 80 quatuors à cordes ...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Bordas,‎ 1979, 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 1165
  2. Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky), Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker's Biographical Dictionnary of Musicians »], t. 3, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1995 (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1978), 8e éd. (1re éd. 1900), 4728 p. (ISBN 2-221-07778-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]