Constance Mozart

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Constance Mozart

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Constance Mozart, détail d'une gravure par J. Lange (1783)

Nom de naissance Maria Constanza Cäcilia Josepha Johanna Aloysia Weber
Naissance
Zell im Wiesental,
Saint-Empire romain germanique Saint-Empire
Décès (à 80 ans)
Salzbourg,
Saint-Empire romain germanique Saint-Empire
Activité principale Artiste lyrique
Soprano
Style Classique
Ascendants Fridolin Weber
Cäcila Stamm
Conjoint Wolfgang Amadeus Mozart
Descendants Raimund Léopold Mozart
Karl Thomas Mozart
Johann Léopold Mozart
Theresia Mozart
Anna Mozart
Franz Xaver Wolfgang Mozart
Famille Josepha Weber (sa sœur)
Aloysia Weber(sa sœur)
Carl Maria von Weber(son cousin)


Constanze Mozart (née Maria Constanza Cäcilia Josepha Johanna Aloysia Weber[1]) (en français, Constance) ( ; Zell im Wiesental, Allemagne -  ; Salzbourg), cousine germaine du compositeur Carl Maria von Weber, a été la femme de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle vient d'une famille d'excellents musiciens, toutes les filles Weber ayant des voix travaillées. Sa sœur Aloysia Weber, notamment, crée plusieurs personnages des opéras de Mozart.

Constance épouse Mozart le . Ils ont six enfants entre cette date et 1791, année de la mort de Mozart.

Rencontre et mariage avec Mozart[modifier | modifier le code]

Constance Mozart, par son beau-frère Josef Lange (1782)

Mozart et Constance Weber se rencontrent en 1777 à Mannheim. Cependant, Mozart s'intéresse d'abord à sa sœur Aloysia. Quand Mozart, à son retour de Paris en 1781, revoit la famille à Vienne, Aloysia ne lui témoigne plus la moindre attention et épouse Josef Lange, acteur célèbre dont elle divorce plus tard, regrettant, dit-on, sa première décision. Mozart loge chez les Weber pendant quelque temps, puis quitte la famille en raison des rumeurs qui circulent sur leurs relations.

Mozart et Constance se marient le à Vienne. Ils ont six enfants en près de neuf ans [1]:

Seuls deux des enfants, Karl Thomas et Franz Xaver Wolfgang, survivent passée la petite enfance. Ils meurent à l'âge adulte sans descendance et ne se sont jamais mariés. Constance a été décrite comme fragile et affaiblie par ses grossesses, souvent confinée dans son lit. Il semble qu'elle souffrait d'ulcères variqueux dont ses jambes étaient percluses.

Après la mort de Mozart[modifier | modifier le code]

Après la mort de Wolfgang Amadeus Mozart en 1791, Constance, apparemment douée pour les affaires (elle avait commencé à mettre de l'ordre dans les finances du ménage peu avant le décès de son mari), améliore considérablement, au fil des années, sa situation. Des amis du couple organisent des concerts et elle monte elle-même sur scène pour chanter les principales œuvres du répertoire mozartien, accompagnée de sa sœur Aloysia devenue dépressive. L'Empereur note dans ses carnets qu'il « applaudit les larmes aux yeux » le grand talent de cette cantatrice qu'on a oubliée. Elle réussit à rembourser à Johann Michael Puchberg les sommes que celui-ci avait prêtées à Wolfgang. Il ne fait aucun doute que la ville de Prague participe à cette réussite avec des subventions. Par la suite, Constance vend à l'éditeur Johann Anton André les autographes des œuvres de Mozart en sa possession, (dont le Requiem achevé par Franz Xavier Süssmayr). En 1809, Constance épouse Georg Nikolaus von Nissen, diplomate et écrivain danois, avec lequel elle vit depuis quelques années. De 1810 à 1820, ils résident à Copenhague, puis voyagent à travers l'Europe, notamment en Allemagne et en Italie. Ils s'installent à Salzbourg en 1824. Tous les deux travaillent à une biographie de Mozart que Constance publie en 1828, deux ans après la mort de son second mari.

Elle meurt à Salzbourg en 1842, à l'âge de 80 ans, ayant survécu 51 ans après la mort de Mozart.

Photographie contestée[modifier | modifier le code]

La photo contestée, où Constance est peut-être au premier rang à gauche

Une copie sur carton d'un daguerréotype représentant un groupe familial, censément pris à Altötting en Bavière en 1840, a répandu la rumeur qu'y figure Constance Mozart âgée de 78 ans. Les érudits mozartiens connaissent la photographie depuis des décennies et restent divisés. En outre, la romancière Agnes Selby, auteur de Constanze, Mozart's beloved, affirme qu'il n'y a aucune possibilité que Constance puisse avoir voyagé pour rendre visite à Maximillian Keller durant la période où la photographie a été prise, car elle souffrait d'arthrite dite estropiante, qui lui interdisait de se déplacer. Thèse contestée et qualifiée de fantaisiste par le Mozarteum de Salzbourg, s'en référant aux notes de Constance, consignées dans son journal de correspondances administratives. Pourtant, cette arthrite est visible sur une main de la « Constanze » du daguerréotype, détail que le Mozarteum de Salzbourg veut considérer comme un des éléments de preuve de l'identité de Constance et non pas d'une incapacité à se déplacer, confirmée par une correspondance récemment retrouvée, évoquant le déplacement[réf. nécessaire].

Pour le Dr. Michael Lorenz de l'Institut de Musicologie de l'Université de Vienne,

« Cette photographie « nouvellement découverte[2] » de Constance Mozart a déjà été publiée deux fois dans les années 1950… Depuis des dizaines d'années, les spécialistes de Mozart la considèrent comme un canular. Il n'y a pas de portraits de groupes de personnes en extérieur datant de 1840, car on ne disposait pas alors des objectifs, inventés par Joseph Petzval, qui ont permis ce genre de photos[3]. »

La romancière historienne Isabelle Duquesnoy, dans Les Confessions de Constance Mozart, a répertorié, en se fondant sur de nombreuses sources et quatre ans de recherches, les activités de Constance au cours des dernières années de sa vie. Selon elle, il semble que ce soit bien Constanze Mozart qui figure sur cette photographie[réf. nécessaire]. Ses ouvrages ont fait l'objet d'une préface signée par le Mozarteum de Salzbourg. Enfin, la juxtaposition du portrait du second fils Mozart (Franz-Xaver) et de cette photographie laisse apparaître une ressemblance troublante[réf. nécessaire]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://gw1.geneanet.org/forsbach?lang=fr;pz=zachary+dylan;nz=bouis;ocz=0;p=maria+costanza+cacilia+josepha+johanna+a.;n=weber
  2. « Une photo unique au monde de la veuve de Wolfgang Amadeus Mozart, Constance (1762-1842), datant d'octobre 1840, a été retrouvée dans les archives de la ville d'Altötting, en Bavière », a annoncé la municipalité le jeudi 6 juillet 2006. Cité par Le Devoir.com du 7 juillet 2006
  3. Des experts mozartiens soutiennent que la photographie de Constance est un canular, Playbill Arts, 12 juillet 2006. Consulté le 6 avril 2009

Interprétation[modifier | modifier le code]

  • Claire Pérot a interprété ce rôle dans la comédie musicale Mozart, l'opéra rock de septembre 2009 à novembre 2009 puis est remplacée par Diane Dassigny. Elle y chante les chansons: "Ah ! Vous Dirais-Je Maman", "Six Pieds Sous Terre", "Si Je Défaille", "Les Solos Sous Les Draps", " Debout Les Fous", "L'Opérap", "C'est Bientôt La Fin", "Bonheur De Malheur" et "Le Bien Qui Fait Mal".

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Heinz Gärtner, Constanze Mozart : after the Requiem (« Constanze Mozart : après le Requiem »), Portland, Amadeus Press, 1991, (ISBN 0-931340-39-X)
  • Isabelle Duquesnoy "Les confessions de Constance Mozart", Préface du Mozarteum de Salzbourg, Éditions Plon, ouvrage en 2 tomes. (ISBN 978-2-259-19942-1) Tome 1 - (ISBN 978-2-259-20141-4) Tome 2.
  • Isabelle Duquesnoy "Constance, fiancée de Mozart", Gallimard Jeunesse, "Collection Mon Histoire"2009 (ISBN 978-2-07-062559-8) PRIX ADOS 2012
  • Francis Carr, Mozart & Constanze, Londres, Murray, 1983, (ISBN 0-7195-4091-7)
  • Jane Glover, Mozart's women : the man, the music, and the loves of his life, New York : Harper Collins, 2005. (ISBN 978-0-06-056350-9).
  • Agnes Selby, Constanze, Mozart's Beloved (« Constanze, l'Aimée de Mozart »), Wahroonga, Turton & Armstrong Pty. Ltd, novembre 1999, (ISBN 0-908031-71-8)
  • David Cairns, Mozart and His Operas, London, Alen Lane, an Imprint of Penguin Books, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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