Opération Phénix

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Opération Phénix
Informations générales
Date 1er mars 2008
Lieu Santa Rosa de Yanamaru (Équateur)
0° 22′ 37″ N 77° 07′ 48″ O / 0.37694, -77.13 ()
Issue Succès de l'opération
Belligérants
Pertes
1 mort 22 morts, dont Raúl Reyes
Conflit armé colombien
Batailles
Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Coordonnées 0° 22′ 37″ N 77° 07′ 48″ O / 0.37694444, -77.13 ()0° 22′ 37″ Nord 77° 07′ 48″ Ouest / 0.37694444, -77.13 ()  

Géolocalisation sur la carte : Équateur

(Voir situation sur carte : Équateur)
 Différences entre dessin et blasonnement : Opération Phénix.

L'opération Phénix (en espagnol : Operación Fénix) fut une attaque de la force aérienne colombienne (Fuerza Aérea Colombiana) en Équateur, dans la ville de Santa Rosa de Yanamaru, le 1er mars 2008. Elle entraîna la mort de 22 guérilleros des FARC.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conflit armé colombien.

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'attaque débuta à 00h25 le 1er mars, avec des éléments de la Police nationale colombienne, de l'armée, de la force aérienne et de la marine. La localisation du campement des FARC est rendue possible grâce à un informateur.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Elle mena à la mort du leader des FARC, Raúl Reyes. Repéré rapidement suite à la localisation géographique d'une communication par téléphone satellitaire, il est tué avec seize autres guérilleros[1], dont Guillermo Enrique Torres alias « Julián Conrado », un autre membre de l'appareil politique des FARC, un militaire colombien et un ressortissant équatorien sont également tués au combat[2],[3]. Les corps de Conrado et de Reyes sont emportés et ramenés en territoire colombien[4] et sont exposés à la presse.

Cette opération crée une vive crise diplomatique dans la région (avec l'Équateur et le Venezuela).

Après le raid, les analyses d'ordinateurs pris aux FARC montrent la persistance d'une collaboration entre officiels vénézuéliens (armée et renseignement) et rebelles colombiens : les premiers facilitent la conclusion de contrats d'armement et facilitent les déplacements des seconds sur le territoire vénézuélien, ce en dépit des dénis répétés de Hugo Chavez depuis l'opération contre Raul Reyes[5]. En 2011, le rapport de l'IISS détaille les relations entre les FARC et le Venezuela, d'après notamment les données prises lors du raid fait contre Raul Reyes[6].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Communiqué de l'armée Colombienne
  2. « Un soldat héroïque a perdu la vie pour la paix de la Colombie », Armée nationale Colombienne
  3. « Controverse sur la mort d'un Equatorien dans un camp des FARC », Le Monde, 25 mars 2008
  4. (es) « Julián Conrado, el otro del Estado Mayor de las Farc que cayó junto con alias 'Raúl Reyes », El Tiempo, 1er mars 2008
  5. New York Times, Venezuelian aid still flows to Colombian rebels, seized records indicate, 4 août 2009, p5
  6. Colombian Farc rebels' links to Venezuela detailed, bbc, 10 mai 2011