Armée nationale colombienne

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Armée nationale colombienne
Écusson officiel de l'armée Colombienne
Écusson officiel de l'armée Colombienne

Période 18 août 1819-Présent
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Type Armée de Terre
Fait partie de Forces armées colombiennes
Marche "Himno del Ejercito"[1]
Anniversaire 7 août (bataille de Boyacá)
Guerres Guerre d'indépendance
Guerre Grande Colombie-Pérou
Guerre des Mille Jours
Guerre de Corée
Conflit armé colombien
Commandant Général Sergio Mantilla
Commandant historique Simón Bolívar
Francisco de Paula Santander
Gustavo Rojas Pinilla
Harold Bedoya Pizarro
Manuel José Bonett
Rafael Reyes Prieto

L'Armée nationale colombienne (en Espagnol: Ejército Nacional de Colombia) est l'Armée de terre de la Colombie, la plus importante branche des Forces armées colombiennes, forte de 235 538 hommes[2] . Elle a la responsabilité des opérations terrestres avec l'Infanteria de Marina (infanterie de marine) afin de protéger la Colombie des menaces internes et extérieures.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conflit armé colombien.

Organisation[modifier | modifier le code]

Structure de l'Armée nationale colombienne en 2007.

Divisions[modifier | modifier le code]

  • 1re Division de l'Armée nationale colombienne
  • 2e Division de l'Armée nationale colombienne
  • 3e Division de l'Armée nationale colombienne
  • 4e Division de l'Armée nationale colombienne
  • 5e Division de l'Armée nationale colombienne
  • 6e Division de l'Armée nationale colombienne
  • 7e Division de l'Armée nationale colombienne

Regiments[modifier | modifier le code]

Forces spéciales[modifier | modifier le code]

Des soldats américains et colombiens se préparent à sauter d'une tour de 10 mètres à l'Académie militaire de Tolemaida (15 septembre 2005)
Un soldat colombien harnache un major américain avant une descente en rappel à l'Académie militaire de Tolemaida (15 septembre 2005)

L'Armée colombienne a créée de nouvelles forces spéciales afin de combattre le terrorisme et les guérillas marxistes.

Force de déploiement rapide[modifier | modifier le code]

La Force de déploiement rapide ou Fuerza de Despliegue Rapida (FUDRA) est créée le 7 septembre 1999 comme une force de réaction moderne capable de se déployer dans différents secteurs par tous temps. Elle dispose à cet effet de trois brigades mobiles et d'une brigade des Forces spéciales dotée d’hélicoptères UH-60 Black Hawk et Mi-17. Actuellement, sa fonction est essentiellement les actions contre les FARC. Sa devise est « Quelle que soit la mission, quel que soit l’endroit, quelle que soit l’heure, de la meilleure manière, prêts à vaincre »[3].

Brigade contre le narcotrafic[modifier | modifier le code]

Cette unité est spécialement activée à partir du bataillon d’infanterie « BG. Rodolfo Herrera Luna » pour des opérations contre le trafic de drogue. Elle est créée le 8 décembre 2000[4], et a son quartier général dans le Guaviare[5].

Brigade de l'aviation de l'Armée[modifier | modifier le code]

La Brigade de l'aviation de l'Armée (Unidad de Aviacion del Ejercito) est l'aviation légère de l'Armée nationale colombienne, indépendante de l'Armée de l'air (Fuerza Aérea Colombiana). Créée le 7 septembre 1916, elle est gérée par la Cavalerie. Cette unité s'est récemment intéressée aux problème d'intégrité territoriale ou de souveraineté nationale.

Groupement des Forces spéciales antiterroristes urbaines (AFEUR)[modifier | modifier le code]

Le Groupement des Forces spéciales antiterroristes urbaines (Agrupación de Fuerzas Especiales Antiterroristas Urbanas), est créé avec la mission de réaliser des opérations de combat urbain et de proximité contre les groupes armés hors-la-loi. Sa mission fondamentale consiste à arrêter et neutraliser en contexte urbain les prétentions des terroristes dans les principales villes du pays. Ce regroupement spécial de l’Armée a la capacité de devancer les opérations basées sur le facteur surprise et la coordination de ses membres. La protection des VIPs est une autre mission de l'AFEUR. Par exemple, il protège le président de la République colombienne lors de ses déplacements ou d'autres chefs d'État, tel Bill Clinton et George W. Bush en visite à Carthagène des Indes, respectivement en 2000 et 2004. Il a également contribué à la sécurité de George W. Bush lors de sa visite à Bogota en 2007. L'AFEUR répond directement de l'État-major combiné des Forces armées colombiennes (Commando General de las Fuerzas Armadas) et est autorisé à utiliser tout moyen de transport aérien militaire afin de garantir sa mobilité, ou tout arme ou équipement pour accomplir sa mission. L'AFEUR a, en 2005, 2006 et 2007, remporté la compétition « Fuerzas Comando » contre des forces d'élite d'Argentine, de Bolivie, du Chili, du Costa Rica, de l'Équateur, des États-Unis, du Guatemala, du Honduras, de Jamaïque, du Nicaragua, du Panamá, du Paraguay, du Pérou, de la République dominicaine, du Salvador et de l'Uruguay.

Brigade des Forces spéciales[modifier | modifier le code]

La Brigade des Forces spéciales, créée en 1970[6] est la plus ancienne unité de l'actuelle Armée nationale colombienne puisqu'elle descend du Bataillon Fusils, la garde d’honneur de Simón Bolívar. Les Forces Spéciales sont un élément stratégique qui s’utilise sous la direction de l'État-major combiné, auquel elles offrent la capacité nécessaire pour réaliser des opérations de guerre asymétrique sur le territoire ennemi comme sur ses territoires occupés.

Groupes d'action unifiés pour la liberté personnelle (GAULA)[modifier | modifier le code]

Des hommes du GAULA en 2007. Une partie de leur entrainement est financé par le Diplomatic Security Service.

GAULA est un acronyme pour Grupos de Acción Unificada por la Libertad Personal, c'est-à-dire Groupes d'action unifiés pour la liberté personnelle, spécialisés dans la résolution des prises d'otages. Ce sont des unités d’élite créées en 1996[7], exclusivement dédiées à éviter et lutter contre l’enlèvement et l’extorsion. Elles sont composées de personnel hautement qualifié pour mener des opérations de sauvetage d’otages et de démantèlement de bandes criminelles à l’origine des délits méprisants la liberté personnelle des Colombiens. De même, il existe une inter-institutionnalité dans les GAULA qui garantit un autocontrôle des procédures, puisqu’ils sont formés par les personnels du Département administratif de sécurité, du Corps technique d’enquêtes (CTI), du Bureau d’enquêtes pénales (Fiscalía) et des Forces militaires. Actuellement, le pays dispose de 16 GAULA de l’Armée nationale colombienne et 2 de la Marine nationale.

Matériels[modifier | modifier le code]

(R) signifie que les Matériels en question sont actuellement en réserve

Armes légères[modifier | modifier le code]

Une partie de ses armes sont construites par la société colombienne Indumil.

Véhicules de combat d'infanterie/ véhicules de transport de troupes[modifier | modifier le code]

  • Tubes d'artillerie : 158
    • de 75 mm : 70
    • de 105 mm : 86
  • mortiers : 483
    • de 107 mm : 148
    • de 120 mm : 210

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

  • OH-6 Cayuse : 6
  • UH-60 : 46 UH-60L pour l'armée de terre, 32 UH-60A/L pour l'armée de l'air et 7 S-70A pour la police en août 2010 livré depuis 1988. 4 autres sont en commande pour la police et l'armée en demande 8 autres à cette date[8]
  • UH-1 : 33
  • MI-17 : 12

Grades[modifier | modifier le code]

Soldats[modifier | modifier le code]

  • Appelés: Conscrits servant pour une période obligatoire de 22 mois ;
  • Engagés: Conscrits, qui après leur service de 22 mois, décident de rester dans l'Armée. L'augmentation de la solde dépend du temps de service et du rang. Ces soldats reçoivent alors les bénéfices de la sécurité sociale et un pécule après 20 ans de service ;
  • Dragoneantes: Soldats de 1re classe. Soldats qui ont reçu une distinction durant leur service et ont suivi un entraînement spécial. Ils ont autorité sur les autres soldats de même rang ou, bien sûr, inférieur.

Gradés et sous-officiers (Suboficiales)[modifier | modifier le code]

  • Sargento Segundo: sergent de 2e classe ;
  • Sargento Vice Primero: vice-sergent de 1re classe ;
  • Sargento Primero: sergent de 1re classe (engagé).

Officiers (Oficiales)[modifier | modifier le code]

Opérations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Jaque.

L'Armée nationale colombienne est impliquée dans le conflit armé colombien contre les diverses guérillas et milices dont les plus puissants sont les Forces armées révolutionnaires de Colombie et aide la police lors d'opérations contre le trafic de drogue et contre les organisations criminelles tels les Águilas Negras.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Himno del Ejercito, www.ejercito.mil.co
  2. LOGROS DE LA POLÍTICA DE CONSOLIDACIÓN DE LA SEGURIDAD DEMOCRÁTICA –PCSD Febrero 2009 page 81
  3. Communiqué de presse de l'Armée nationale colombienne [lire en ligne]
  4. Arrêté ministériel no 005 du 8 décembre 2000
  5. Communiqué de presse de l'Armée nationale colombienne [lire en ligne]
  6. Arrêté 011 de 1970
  7. Loi no 282 de 1996
  8. (en) Craig Hoyle, Colombia requests nine more Black Hawks for counter-narcotics fight, Flight International, 9 août 2010

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

  • Magazines :
    • ASSAULT
    • RAIDS
  • Ouvrages :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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