Mountainboard

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Mountainboard sur piste aménagée à La Loge des Gardes

Le mountainboard (anglicisme) ou la planche tout terrain (PTT)[1] est un engin hybride, mélange d'un snowboard, d'une planche à roulettes et d'un VTT ou d'un BMX. Grâce à cela, la pratique se rapproche de ces sports : descente, freeride (ou planche hors-piste[2]), freestyle (ou planche acrobatique[2]). Un mountainboard s'utilise sur tout type de terrain : herbe, terre, bitume, sable dur ou même dans un skateparks.

Les adeptes de ce sport sont les rideurs (anglicisme).

Description[modifier | modifier le code]

Planche de mountainboard

La plupart du temps, le mountainboard comporte quatre roues, montées sur deux essieux, un plateau central sur lequel sont montés des fixations pour les pieds. Les quatre roues sont constituées de jantes sur lesquels sont montées des chambres à air et des pneus. Les jantes tournent autour de l'axe des essieux grâce à un système de roulements. Les essieux existent en deux grandes « familles ». Les essieux de type skate sont comparables à ceux d'un skateboard même si l'axe des roues a un diamètre plus grand (afin qu'ils résistent mieux). Les essieux de type channels possèdent des suspensions à ressorts plus ou moins durs. Cela permet d'affaiblir le guidonnage rencontré à haute vitesse. Le plateau central est à mi-chemin entre un deck de skateboard et un snowboard. Sa longueur se situe entre les deux. Le deck d'un mountainboard est aussi assez flexible. Les fixations (footstraps en anglais) existent aussi en deux grandes familles. Ceux à velcro coûtent moins cher mais proposent un plus faible maintien de la cheville. Ceux à cliquets coûtent plus cher mais permettent un meilleur confort, mais cela n'est plus forcément vrai, on trouve de bonnes fixations velcro enveloppantes.

Le mountainboard[modifier | modifier le code]

Le mountainboard est apparue au début des années 1990, en Californie, aux États-Unis, lorsqu'un petit groupe de nivoplanchistes a conçu un nouvel engin pour dévaler les pentes en attendant la neige. Il semble qu'il se soit aussi développé en parallèle en Angleterre avec les fondateurs de la marque Nosno.

Où pratiquer le mountainboard[modifier | modifier le code]

Contrairement à ce que son nom indique, le mountainboard ne se pratique pas qu'à la montagne. Il trouve sa place un peu partout:

  • sur des chemins en terre ou gravillons, de faible pente
  • sur des prés, ou des parcs (exemple: des parcs municipaux)
  • sur des champs de bosses (type Dirt, comme en bicross ou en VTT)
  • en skatepark, pour peu qu'on gonfle bien les roues et que le rider sache pomper correctement
  • sur des bosses et des rails qui rappellent ce qu'on peut faire en snowboard

Les dérivés[modifier | modifier le code]

Pratiquant de Kite-mountainboard

Toujours dans un esprit de glisse, le mountainboard est aussi utilisé sur la plage ou dans un pré, où le rider avance grâce à un cerf-volant de traction (aussi appelé "kite") similaire à ceux utilisés en kitesurf. On peut alors parler de kite-mountainboard ou de kitelandboarding (anglicisme). Ce type de pratique apporte de nombreux avantages au rider. En effet il est possible de s'adonner à ce sport sur une surface plane ou inclinée et de réaliser des sauts et figures similaires à ceux pratiqués en kitesurf. Le kitelandboarding est souvent utilisé comme moyen pédagogique d'apprentissage dans les écoles de kitesurf avant de se mettre à l'eau du fait de la similarité des deux sports.

Les marques[modifier | modifier le code]

  1. Boneshaker (République Tchèque)
  2. Flame (Allemagne)
  3. Ground Industries (États-Unis)
  4. Howla (Royaume-Uni)
  5. MBS Moutainboards (États-Unis)
  6. Munroboards (Australie)
  7. noSno (Royaume-Uni)
  8. N:XT (Allemagne)
  9. RKB (Espagne)
  10. Scrub Boards (Royaume-Uni)
  11. Trampa Boards (Royaume-Uni)
  12. X-Shape (FR)
  13. Kheo (NL)
  14. Genetik.360 (CA)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 26 novembre 2008.
  2. a et b Terme recommandé par la Commission Générale de Terminologie et de Néologie, et publié au Journal Officiel le 25 mai 2008.