Micrométéorite

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Micrométéorite provenant de la banquise antarctique

Une micrométéorite est une petite météorite faisant généralement une taille inférieure au centimètre et pesant moins d'un gramme. Elle peut constituer une menace à l'exploration spatiale.
Le risque est particulièrement grand pour les satellites qui restent dans l'espace pour de longues périodes.
Cela pose des problèmes de conception pour les futurs — encore théoriques — moyens de transport spatiaux à bas coût tels que les ascenseurs spatiaux et dirigeables orbitaux.

Les premières micrométéorites furent collectées par l'expédition du Challenger entre décembre 1872 et mai 1876, cette expédition récupérant au fond des océans par dragage magnétique des sphérules cosmiques (micrométéorites fondues)[1].

Définition non consensuelle[modifier | modifier le code]

L'Union astronomique internationale donne une définition vague de la micrométéorite : petit corps solide céleste (type sphérule cosmique, micrométéorite cristalline ou à grain fin) se déplaçant dans l'espace interplanétaire, d'une taille supérieure aux atomes et molécules mais inférieure aux astéroïdes, produisant un météore par combustion lors de sa traversée de l'atmosphère. Les astronomes précisent que la micrométéorite est une météorite comprise entre 10 μm (en deçà il s'agit d'une poussière interstellaire qui est incapable de produire un météore lors de son passage dans l'atmosphère) et 0.1–1 mm (correspondant à la taille minimum des minéraux constitutifs de la météorite) alors que la météorite a une taille comprise entre 10 μm à 10 mètres (au-delà il s'agit d'astéroïdes dont la taille est suffisante pour être détectés dans l'espace) [2].

Le chasseur de météorites définit la micrométéorite d'après sa méthode de collecte comme une météorite de taille inférieure au centimètre, la météorite étant comprise entre 1 cm et 100 mètres[3].

Intérêt scientifique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poussière cosmique.

Description[modifier | modifier le code]

Les micrométéorites sont extrêmement communes dans l'espace et particulièrement près de la Terre. Leur vitesse relative à celle des véhicule spatiaux en orbite peut être de l'ordre de plusieurs kilomètres par seconde, rendant délicate la conception des véhicules pour résister aux impacts.

Les micrométéorites sont de très petits grains de poussière, souvent métalliques, provenant de fragments libérés par impact entre des corps plus gros. Elles datent souvent de la formation du système solaire.
Les trajectoires des micrométéorites sont totalement aléatoires, elles croisent l'orbite terrestre sous tous les angles.
Les micrométéorites croisent constamment les orbites des véhicules spatiaux, et les impactent à grande vitesse. Malgré leur petite taille, elles dégradent l'enveloppe extérieure des satellites et avec le temps, menacent le fonctionnement de leurs systèmes.

Les micrométéorites peuvent être facilement trouvées sur Terre là où l'eau de pluie les concentre (par exemple dans les gouttières de toit). La poussière métallique provenant d'autres sources est relativement rare à la surface de la Terre, de ce fait il est facile de les séparer de la poussière ordinaire par l'utilisation d'un aimant. Les micrométéorites représentent plus de 30 000 tonnes de débris se déposant chaque année à la surface de la Terre[3].

Dans le but de mieux comprendre leur nombre et répartition, plusieurs véhicule spatiaux (Lunar Orbiter 1, Luna 3 et Mars 1) possèdent des détecteurs de micrométéorites.

Les impacts causés par de petits objets voyageant à de très grandes vitesses est le sujet d'étude de la balistique terminale. Les techniques actuelles utilisées pour accélérer des objets à de telles vitesses comprennent des moteurs linéaires et des charge creuses.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) M. Maurette, Micrometeorites and the Mysteries of Our Origins, Springer,‎ 2007, p. 290
  2. (en) Alan E. Rubin et Jeffrey N. Grossman, « Meteorite and meteoroid : new comprehensive definitions », Meteoritics and Planetary Science,‎ février 2010 (lien DOI?)
  3. a et b Matthieu Gounelle, professeur au Laboratoire de Minéralogie et Cosmochimie du Museum National d’Histoire Naturelle, conférence « Les micro-météorites : histoires d’ici et d’ailleurs » au Bureau des Longitudes, 6 juin 2012