Michel Gaudrau

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Michel Gaudrau maître à danser et danseur de l'Académie royale de Musique de Paris, né en 1692, et mort à Bayonne le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un maître marchand parisien fabricant d'une étoffe de soie appelée « ferrandine ».

Il a été l'élève de Raoul-Auger Feuillet qui a inventé un nouveau système de notation de la danse. Son atelier située rue Mazarine était proche de la maison des Gaudau. L'apprenti est admis en 1708 dans l'Académie Royale de Musique de Paris dirigée par Louis Pécour, successeur de Pierre Beauchamp. Le 14 octobre 1708 il fait ses débuts dans la pastorale héroïque Issée. Ayant des dons de dessinateur, il va devenir chorégraphe. Son maître Pécour l'a autorisé à publier son livre de recueil de danses en 1711[2].

Après le décès de Raoul-Auger Feuillet, il reprit de 1712 à 1721, la publication des ouvrages de chorégraphie, ballets et danses de bal de Louis Pécour. Il transmettra le privilège de ces publications à Jacques Dezais, un autre maître à danser.

À la suite de la mort de Nicolas Fonton, maître de danse de Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, le 22 août 1715, Gaudrau est appelé à Madrid, il quitte Paris pour se rendre en Espagne où il est engagé par Philippe V comme maître de danse de Louis Ier, prince des Asturies. Il change son nom en Don Miguel Godro. Il a été assisté en permanence par le violoniste Jacques (Santiago) Leclerc. Il a exercé pendant 22 ans jusqu'à ce qu'une maladie mette un terme à sa carrière. En 1737 il obtient l'autorisation de se rendre à Bagnères-de-Bigorre. Il est alors remplacé par le maître à danser du duc d'Osuna, Sebastián Cristiani de Scío..bnf Il se marie à Madeleine Carlier (décédée à Madrid le 7 décembre 1738), fille de l'architecte René Carlier[3] et achète une propriété à Madrid.

Il meurt à Bayonne le 14 février 1751.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Michel Gaudrau, Louis Pécour, Nouveau recüeil de dances de bal et celles de ballets, contenant un très grand nombres des meilleures entrées de ballet, de la composition de M. Pécour[4], tant pour hommes que pour femmes qui ont été dansées à l'Opéra ... recueilles et mises au jour par M. Gaudrau, À Paris, chez M. Gaudrau, 1711 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolás Morales, p. 229.
  2. Nicolás Morales, L'artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle : étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V (1700-1746), p. 196-202, 229, 554, Casa de Velázquez (collection Bibliothèque de la Casa de Velázquez no 36), Madrid, 2007 (ISBN 978-84-96820005) (lire en ligne)
  3. Jean Duron,Yves Ferraton, Henry Desmarest (1661-1741). Exils d'un musicien dans l'Europe du Grand Siècle, p. 61, 63, Pierre Mardaga éditeur, Sprimont, 2005 (ISBN 2-87009-886-3) (lire en ligne)
  4. Note : Guillaume-Louis Pécour (1653-1729), danseur, chorégraphe et pédagogue. Il a été un disciple de Pierre Beauchamp. Il est membre de l'Académie royale de Danse. Il débute à la Cour en 1673 dans "Psyché", participe à la plupart de opéras de Lully (Voir data.bnf : Guillaume-Louis Pécour (1653-1729))

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Régine Astier, « Michel Gaudrau : un danseur presque ordinaire », in Les Goûts réunis, n° spécial La Danse, Besançon, septembre 1982, p. 59-66.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Recueil de danses