Méliphage à bec fort

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Méliphage à bec fort

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Melithreptus validirostris

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Meliphagidae
Genre Melithreptus

Nom binominal

Melithreptus validirostris
(Gould, 1839)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC UICN 3.1 : Préoccupation mineure

Le Méliphage à bec fort (Melithreptus validirostris) est une espèce de passereau de la famille des Meliphagidae

Répartition[modifier | modifier le code]

Il est endémique en Australie.

Habitat[modifier | modifier le code]

Il habite les forêts tempérées.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

La Méliphage à bec fort a été décrit par l'ornithologue John Gould en 1837[1]. Son nom spécifique dérive des mots latins validus « fort », et rostrum « bec ». Il s'agit, avec plusieurs autres espèces, d'un membre du genre Melithreptus, espèces de taille similaire et à tête noire (à l'exception du Méliphage à tête brune) de la famille des Meliphagidae. L'espèce le plus proche en dehors de son genre est le beaucoup plus grand mais portant les mêmes marques Méliphage à oreillons bleus[2]. Plus récemment, les analyses d'ADN ont montré qu'ils étaient apparentés aux Pardalotidae, Acanthizidae et Maluridae et ont été regroupés dans une grande superfamille, les Meliphagoidea[3].

Description[modifier | modifier le code]

Il mesure en moyenne 16,5 à 17,5 cm de longueur, il est gris brun olive dessus et brun pâle dessous, avec une tête, nuque et gorge noire avec une tache blanche sur l'œil et une autre tache blanche en forme de croissant sur la nuque[4]. Les jeunes ont une couronne brune, une nuque teintée de jaune citron et la base du bec orange[5]. Son cri est un piou piou fort ou un mélange de sons[4].

Écologie[modifier | modifier le code]

Il vit dans les forêts de grands arbres comme Eucalyptus regnans et E. delegatensis. Son régime alimentaire est composé principalement d'insectes et de divers autres invertébrés, qu'il chasse sur les troncs d'arbres, et qu'il complète par du nectar et des fruits[5]. Bien que les deux espèces soient très répandues en Tasmanie, les zones d'alimentation du Méliphage à bec fort chevauchent rarement les sites d'alimentation du Méliphage à tête brune[6].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Il niche de septembre à janvier, couvant une ou deux fois durant cette période. Le nid est une coupe à paroi épaisse faite d'herbes et de morceaux d'écorce et placée dans la fourche d'un grand arbre, généralement un eucalyptus. La femelle y pond deux ou trois œufs, de 22 x 17 mm et de couleur chamois rosé faiblement tacheté de brun-rouge[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John Gould, A Synopsis of the Birds of Australia, and Adjacent Islands, London,‎ 1837
  2. Driskell, A.C., Christidis, L (2004) Phylogeny and evolution of the Australo-Papuan honeyeaters (Passeriformes, Meliphagidae) Molecular Phylogenetics and Evolution 31 943–960
  3. Barker, F.K., Cibois, A., Schikler, P., Feinstein, J., and Cracraft, J (2004) Phylogeny and diversification of the largest avian radiation. Proceedings Natl. Acad. Sci., USA 101 11040-11045
  4. a et b (en) Dave Watts, Field Guide to Tasmanian Birds, Frenchs Forest, NSW, New Holland Press,‎ 2006, 2nd éd. (1re éd. 1999) (ISBN 978-1-876334-60-4), p. 145
  5. a et b (en) « Strong-billed Honeyeater », Birds in Backyards, Birds Australia,‎ 17 mai 2006 (consulté le 28 juin 2010)
  6. (en) Slater, Peter J., « Niche Overlap Between Three Sympatric Short-billed Honeyeaters in Tasmania », Emu, vol. 94, no 3,‎ 1994, p. 186–192
  7. (en) Gordon Beruldsen, Australian Birds: Their Nests and Eggs, Kenmore Hills, Qld, self,‎ 2003, poche (ISBN 978-0-646-42798-0), p. 314–315

Liens externes[modifier | modifier le code]

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