Lagouira

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Lagouira
الكويرة
Résidence du gouverneur espagnol, vers 1935
Résidence du gouverneur espagnol, vers 1935
Administration
Pays Sahara occidental - sous contrôle mauritanien[1]
Région Oued Ed-Dahab-Lagouira
Démographie
Population 3 726 hab. (2004)
Géographie
Coordonnées 20° 50′ 00″ N 17° 05′ 22″ O / 20.83333, -17.0894420° 50′ 00″ Nord 17° 05′ 22″ Ouest / 20.83333, -17.08944  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sahara occidental

Voir sur la carte République arabe sahraouie démocratique administrative
City locator 14.svg
Lagouira

Lagouira, La Güera, ou encore La Agüera, est un village sur la côte atlantique à l'extrême sud du territoire non autonome du Sahara occidental, frontalier avec la Mauritanie, situé au côté occidental d'une pointe de 65 kilomètres de large connue sous le nom de cap Blanc ou Ras Nouadhibou près des villes mauritaniennes de Nouadhibou et Cansado.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation espagnole, le village était dénommé La Agüera. Lagouira a été fondée en 1920 par le colonel Bens quand l'Espagne établit une base aérienne dans la partie occidentale de la péninsule, située à peu de kilomètres de l'ancien port français de Port-Étienne (actuel Nouadhibou).

En 1912 par la Convention de Madrid, l'Espagne et la France ont établi des frontières entre les possessions françaises en Mauritanie et les possessions espagnoles au Maroc (Sahara occidental).

En 1924, Lagouira a été incorporée à la colonie espagnole de Rio de Oro (Oued ed-Dahab).

En 1979, la Mauritanie se retire du conflit militaire saharien en cédant la région au Maroc. Lagouira est contrôlée et administrée par le Maroc, Hassan II a vite fait de militariser la zone. Ville mal défendue et devant les incursions répétées du Polisario, la Mauritanie implore le Maroc de quitter les lieux à cause de l'étranglement économique que subissait Nouadhibou (capitale économique de la Mauritanie). Ne possédant ni activités ni habitants (ayant tous émigrés vers d'autres villes à proximité), Hassan II fait évacuer la ville en 1989. Même si l'armée mauritanienne campe à Lagouira, ce sont toujours les forces marocaines qui en contrôlent les eaux territoriales

Durant les années 1990, le gouvernement marocain décide de faire renaître la ville : il mobilise un budget colossal et commence à construire les routes et les infrastructures nécessaires avant de se rendre compte que le terrain n'était pas constructible, parce que le sable engloutissait tout au fur et à mesure. Aujourd'hui la ville n'est que ruine et sable, peuplée de quelques pêcheurs Imraguens[2] ainsi que d'un campement militaire mauritanien[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Redouane Ramdani, Enquête: Aux frontières du réel, dans Telquel, numéro 248, 18–24 November 2004
  2. Abdallah Ben Ali, Guéguerre à Lagouira, Maroc Hebdo International, n° 534, 22-28 novembre 2002