Ksour Essef

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Ksour Essef
Administration
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Mahdia
Délégation(s) Ksour Essef
Maire Makrem Belhaj[1]
Code postal 5180
Démographie
Population 26 219 hab. (2004[2])
Géographie
Coordonnées 35° 26′ N 10° 59′ E / 35.43, 10.98 ()35° 26′ Nord 10° 59′ Est / 35.43, 10.98 ()  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (administrative)

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Ksour Essef

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (relief)

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Ksour Essef

Ksour Essef ou Ksour Essaf (قصور الساف) est une ville tunisienne située sur la côte du Sahel, à environ 200 kilomètres de Tunis.

Rattachée administrativement au gouvernorat de Mahdia, elle constitue une municipalité comptant 26 219 habitants en 2004 dont 22 742 pour la ville elle-même[2].

Ksour Essef est notamment la ville natale du poète Youssef Rzouga.

Étymologie[modifier | modifier le code]

D'après la tradition orale, le site était occupé par un ensemble de bâtiments romains, en ruine, qui servaient de refuge aux éperviers (sâf), d'où le nom de « châteaux des éperviers » donné à la ville. Cette légende renferme un noyau de vérité puisqu'un texte atteste que l'aristocratie de Mahdia — située à douze kilomètres de Ksour Essef — s'adonnait à la chasse à l'épervier dans la région de Salakta et ses environs[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ksour Essef se divise en plusieurs quartiers comme El Baabouss, El Tafalla, Bab El Ksar ou la cité Mallaji. Elle possède plusieurs plages dont celle proche du village de Salakta.

Histoire[modifier | modifier le code]

La date de la création de la ville coïnciderait avec l'arrivée des Hilaliens en 1050. Après la chute de la ville de Salakta et avec l'arrivée des Arabes, beaucoup d'habitants phéniciens, grecs, byzantins et romains sont convertis à l'islam.

Cuirasse de Ksour Essef exposée au Musée national du Bardo

L'une des plus belles pièces du musée national du Bardo est une cuirasse de bronze qui provient d'une sépulture locale.

En effet, un caveau isolé à puits y a été découvert en 1910 : il contenait une cuirasse ouvrée en bronze d'importation italienne datable de 300 av. J.-C.. Le mort avait été inhumé dans un coffre-sarcophage en bois de cyprès qui avait, comme les ossements, des traces rouges funéraires. Ce coffre est similaire à celui de Gigthis aux dimensions suivantes : 84 cm de hauteur sur 1,80 m de longueur et 68 cm de largeur.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville est basée surtout sur l'agriculture, la pêche, le commerce et l'émigration. En effet, les migrants participent directement à son essor économique en y investissant, notamment dans la construction de maisons, l'installation de commerces et d'industries. Par ailleurs, un marché s'y tient tous les vendredis au centre-ville.

D'autre part, dans cette région du Sahel, une partie de la population vit encore au milieu des oliviers et bénéficient depuis plusieurs années d'électricité et d'eau comme dans le zensfine, groupement de maisons familiales qui cultivent des oliviers depuis plusieurs générations.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 27 août 2011 portant nomination de délégations spéciales dans certaines communes du territoire tunisien, Journal officiel de la République tunisienne, n°67, 6 septembre 2011, pp. 1711-1712
  2. a et b (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)