Jules Van Dievoet

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Jules Van Dievoet, chevalier de l'Ordre de Léopold (1895), est un juriste et avocat à la Cour de Cassation de Belgique.

Il naquit à Bruxelles le 7 mars 1844 et y décéda le 25 mars 1917. Il est enterré au Cimetière de Bruxelles. Il était le fils d'Auguste Van Dievoet, également avocat à la Cour de Cassation et historien du droit réputé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il avait épousé Marguerite Anspach, née à Bruxelles le 18 septembre 1852 et y décédée le 24 décembre 1934, fille de Jules Anspach, bourgmestre de Bruxelles.

Après des humanités à l'Athénée de Bruxelles et des études à la Faculté de Droit de l'Université libre de Bruxelles, où il décrocha son doctorat en droit avec distinction en 1865, il se destina à la carrière d'avocat.

Après un stage chez Louis Leclercq, il prêta serment d'avocat le 18 août 1865. Il fut nommé avocat à la Cour de cassation par arrêté royal du 31 décembre 1880, en remplacement d'Auguste Orts décédé.

Il fut bâtonnier du barreau de Cassation de 1900 à 1902.

Sa postérité juridique[modifier | modifier le code]

Parmi ses stagiaires, figure Émile Ladeuze qui le remplaça au barreau de cassation en 1919.

Jules Van Dievoet eut également comme jeune stagiaire dans son cabinet d'avocat le grand homme d'État belge Paul Hymans qui dans ses "Mémoires" donne de lui un intéressant portrait: "Maître Van Dievoet était un avocat d'affaires. Il avait pour clients de grands établissements industriels et financiers. Il n'était ni grand orateur, ni grand jurisconsulte. Mais il avait l'esprit juste et clair, le sens de l'équité et de la mesure. Ses plaidoiries étaient sobres, correctes, bien construites, un peu froides. Sa haute honorabilité commandait l'estime. Il avait la confiance des familles, et souvent on l'appelait à intervenir dans d'intimes différends, qu'il parvenait à résoudre discrètement. Son souvenir très cher m'est resté à l'esprit."

Son fils Jules Édouard Van Dievoet[modifier | modifier le code]

Jules Édouard Van Dievoet (1878-1941), avocat à la Cour d’Appel de Bruxelles, chevalier de l’ordre de Léopold, décoré de la Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 et de la Médaille de la Victoire.

Jules Van Dievoet est le père de Jules Édouard Van Dievoet qui devint également un avocat renommé du barreau de Bruxelles, il est né le 4 avril 1878 à Ixelles et décédé le 22 juin 1941 à Bruxelles, chevalier de l'Ordre de Léopold, Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 et Médaille de la Victoire. Il avait épousé le 12 mai 1903 Marguerite Leclercq (1883-1960), fille du baron Georges Leclercq, avocat à la Cour de cassation, et de Pauline Van Volxem, fille de Jules Van Volxem (1822-1893), avocat et bourgmestre de Laeken et petite fille de Guillaume Van Volxem (1791-1868), avocat et bourgmestre de Bruxelles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Chalon, "Les arbres remarquables de la Belgique", dans Bulletin de la Société royale de Botanique, tome 49, 1912, p. 166, nous apprend que « dans le parc de Monsieur (Jules) Van Dievoet (château du Moisnil, v. N°s 727 à 731), un très bel exemplaire de Tsuga Mertensiana. 1211. Maizeret, Tsuga. »
  • Bart Coppein et Jérôme De Brouwer, Histoire du barreau de Bruxelles / 1811–2011 / Geschiedenis van de balie van Brussel, Bruxelles, Éditions Bruylant, 2012, pp. 88.
  • Discours prononcés à l'audience du 29 mars 1917 par le Premier Président du Pont, le Procureur général Terlinden et le bâtonnier Picard.
  • Michel Dumoulin, Les relations économiques italo-belges (1861-1914), Bruxelles, Palais des Académies, 2004, pp. 196 et 370.
  • Paul Hymans, Mémoires, publiés par Frans van Kalken avec la collaboration de John Bartier, Bruxelles, Éditions de l'Institut de Sociologie Solvay, 1958, volume II, pp. 838-839 et p.1062.
  • Catherine Leclercq, Jacques de Lalaing. Artiste et homme du monde (1858-1917). Avec de larges extraits de son journal, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2006, p. 117.
  • Léon Vanderkindere, L'Université de Bruxelles, notice historique, Bruxelles, 1884, annexe p. CXXXVI.
  • A. Van Dievoet, « Généalogie de la famille van Dievoet originaire de Bruxelles, dite van Dive à Paris », dans Le Parchemin, éd. Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 1986, n° 245, p. 273 à 293.
  • Georges van Hecke, Notes pour servir à l'histoire du barreau de cassation, Bruxelles, 1979, pp.20, 38, 58.

Articles connexes[modifier | modifier le code]