Jean Bochart de Champigny

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Jean Bochart de Champigny
Fonctions
Intendant de la Nouvelle-France
16871702
Monarque Louis XIV
Prédécesseur Jacques de Meulles
Successeur François de Beauharnois de la Chaussaye
Biographie
Date de naissance après 1645
Date de décès décembre 1720
Lieu de décès Havre-de-Grâce, France
Conjoint Marie-Madeleine de Chaspoux
Religion catholicisme
Intendant de la Nouvelle-France

Jean Bochart de Champigny, sieur de Noroy et Verneuil (après 1645 - 1720) fut intendant de la Nouvelle-France de 1687 à 1702. Son mandat fut l'un des plus long avec celui de Gilles Hocquart et Michel Bégon de La Picardière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après 1645, nait Jean Bochart de Champigny, fils de Jean Bochart de Champigny (intendant de Rouen) et de Marie Boivin.

Il s'embarque pour la Nouvelle-France à La Rochelle avec sa femme et deux de ses fils le 22 juillet 1686. Il emporte avec lui une copie d'un buste de Louis XIV qu'il installe sur la place du marché de la basse-ville de Québec, pour que les canadiens puissent connaître l'aspect de leur souverain. Le marquis de Denonville, gouverneur-général de la Nouvelle-France semble très satisfait de ce choix; les prédécesseurs de Champigny, Jacques de Meulles et Jacques Duchesneau, ont connu de nombreux conflits avec les gouverneurs en exercice à leurs époques. Cette entente allait être nécessaire pour faire face aux conflits avec les Iroquois qui allaient sévir durèrent pendant les treize années suivantes, ils préparèrent ensemble la stratégie pour lutter à l'ouest contre les iroquois. Ils doivent aussi faire face aux armées venues de Nouvelle-Angleterre qui viennent assiéger Québec en 1690. Les rapports sont beaucoup plus tendus à l'arrivée de Frontenac comme nouveau gouverneur de la Nouvelle-France (pour la deuxième fois) en 1689, après le retour de Denonville en France.

Sur le plan économique, il développe l'économie locale, mais il dépense plus qu'il ne doit, ce qui lui doit plusieurs remontrances du ministre de la marine. Il obtient du Conseil souverain en 1688, la création de bureaux des pauvres (à Québec, Montréal et Trois-Rivières) pour s'occuper des pauvres en leur donnant un travail; la mendicité sauf pour les plus nécessiteux fut interdite.
Champigny cherche à limiter l'impact de la traite des fourrures sur l'agriculture canadienne, en limitant au maximum le nombre de canadiens pouvant prospecter en terres éloignés durant une période limité (donc ne pouvant pas se consacrer à l'agriculture).

Il fait preuve d'une grande force de caractère, et il tient tête plusieurs fois au gouverneur et même au ministre pour faire triompher ses points de vue[1]. Ce qui fut surtout le cas avec Frontenac, surtout à cause de leurs caractères fortement opposés et d'oppositions d'ordre politique, chacun comptant d'importants soutiens dans l'administration de la Marine et de la Nouvelle-France.
Champigny s'oppose également aux autorités religieuses, notamment l'évêque de Québec et les Jésuites. Au premier, il refuse d'accorder le contrôle des subsides royaux au clergé et il conteste également la répartition des curés sur le territoire. Aux seconds, il refuse l'interdiction de l'eau-de-vie et l'accès aux seuls missionnaires des villages indiens éloignés.

Il meurt en décembre 1720 au Havre-de-Grâce, en France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. William John Eccles, BOCHART DE CHAMPIGNY, JEAN, sieur de NOROY et de VERNEUIL, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne, 2000

Bibliographie[modifier | modifier le code]