James Anderson (1678-1739)

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James Anderson (c. 1679–1739)[1], pasteur écossais presbytérien et franc-maçon[2] joua un rôle capital dans la naissance de la franc-maçonnerie moderne, dite « spéculative », en particulier par sa contribution à l'ouvrage connu aujourd'hui sous le nom de Constitutions d'Anderson.

Sommaire

[modifier] Biographie

James Anderson est né et a grandi à Aberdeen, en Écosse. Il obtient en 1698 un Master of Arts au Marischal College d'Aberdeen ainsi qu'une bourse de quatre an pour étudier la théologie. Il fut ordonné pasteur dans la Church of Scotland en 1707 et partit alors vers Londres, où il épousa une veuve possédant quelques argent et officia dans la congrégation de Glass House Street jusqu'en 1710, puis dans l'église presbytérienne de Swallow Street jusqu'en 1734, et à la Chapelle de Lisle Street Chapel jusqu'à sa mort. Il semble qu'il ait perdu énormément d'argent dans le crash de la South Sea Company en 1720. Malgré un talent certain pour la rédaction de généalogies, il connut des soucis financiers jusqu'à sa mort le 28 mai 1739 à Exeter[1].

Son père, vitrier, était membre de la loge maçonnique d'Aberdeen, qui pratiquait le Rite du Mot de Maçon, d'origine calviniste[2]. James Anderson fut lui aussi franc-maçon, Vénérable Maître d'une loge maçonnique et initia à ce même rite[2] les gentilshommes qui en 1717, au titre de « maçons acceptés », allaient fédérer quatre loges de Londres sous le nom de « Grande loge de Londres et de Westminster » dont il devint Grand Surveillant.

[modifier] Ouvrages

Il fut mandaté par la Grande Loge en septembre 1721 pour écrire une histoire de la franc-maçonnerie qui fut publiée en 1723 sous le nom de The Constitutions of the Free-Masons. Le nom d'Anderson n'apparaît pas dans la page de garde, mais est mentionné en appendice.

Ces Constitutions furent éditées et réimprimées par Benjamin Franklin à Philadelphie in 1734.

Une seconde édition, notablement augmentée, fut publiée en 1738. Elle fut traduite en plusieurs langues dont le néerlandais (1736), l'allemand (1741), et le français (1745).

Parmi ses autres ouvrages publiés, on note: Royal Genealogies (1732), A Defence of Masonry (1738?), News from Elysium (1739), et A Genealogical History of the House of Yvery (1742).

[modifier] Notes et références de l'article

  1. a et b Jean-Michel Mathonière, Anderson, le rédacteur des Constitutions, Historia N° 757 Janvier 2010, Page 24
  2. a, b et c Patrick Négrier, La Tulip, Histoire du rite du Mot de maçon, Ivoire-Clair, 2005 (ISBN 2-913882-30-7), p. 75 

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

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