Isabelle Wendling

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Isabelle Wendling
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Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 30 janvier 1971 (43 ans)
Lieu Boulay-Moselle
Taille 1,75 m
Poste pivot
Situation en club
Club actuel fin de carrière
Parcours junior
Saisons Club
 ??-?? Boulay
 ??-1989 Stade Messin EC
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
1989-2010 HB Metz métropole
Sélections en équipe nationale **
Année(s) Équipe M. (B.)
1993-2008 Équipe de France 338 (543)[1]
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Isabelle Wendling, née le 30 janvier 1971 à Boulay-Moselle, est une ancienne joueuse française de handball, évoluant au poste de pivot. Joueuse qui connaît une grande longévité, elle ne subit que peu de blessures ce qui lui permet d'avoir une carrière ininterrompue avec l'équipe de France, participant à l'ensemble des phases finales auxquelles la France est qualifiée entre 1993, ses débuts sous le maillot bleu, et les jeux olympiques 2008 à Pékin. Elle détient d'ailleurs le record de sélection avec 338 capes[1]. Sous le maillot bleu, elle remporte quatre médailles internationales, deux médailles de bronze lors des Championnat d'Europe 2002 et 2006, l'argent du mondial 1999 et un titre mondial lors du championnat du monde 2003. Également fidèle à son club de Metz, elle remporte entre 1989 et 2010 quinze titres de championne de France (record), cinq coupes de France et six coupes de la ligue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Elle débute sous le maillot de l'équipe de France le 7 septembre 1993 contre la Suède. Lors de ses premières années en sélection, la France est absente des grandes compétitions internationales. Sa première compétition majeure est le championnat du monde 1997 disputé en Allemagne. La France termine à la dixième place, après une élimination en huitièmes de finale face à la Pologne sur le score de 30 à 20.

En 1998, Olivier Krumbholz, ancien entraîneur de Metz, succède à Carole Martin à la tête des Bleues. Pour sa première compétition, les Françaises surprennent le monde du handball féminin : elles éliminent dans un premier temps les Danoises, championne olympique en titre, en quart de finale, après une victoire en prolongation sur le score de 19 à 17. Cette victoire permet également aux Bleues de se qualifier pour la première fois de leur histoire pour les jeux olympiques. Deux jours plus tard, elles éliminent la Roumanie sur le score de 18 à 17. En finales, elles sont opposées aux Norvégiennes. Malgré l'avantage de jouer à domicile, ces dernières ont besoin de deux prolongations pour venir à bout des Françaises, sur le score de 25 à 24.

Lors des jeux olympiques de Sydney, les Françaises terminent au troisième rang de leur groupe lors du premier tour ce qui les placent sur la route du Danemark, champion olympique en titre, en quart de finale. Les Danoises l'emportent 28 à 26 puis les Françaises terminent à la sixième place après une victoire face au Brésil puis une défaite face à l'Autriche. En fin d'année, les Françaises terminent à la cinquième place du championnat d'Europe L'année suivante, la France élimine l'Espagne en huitièmes de finale puis s'incline 29 à 23 en quarts de finale face à la Norvège. Les Françaises terminent ensuite à la cinquième place après deux victoires face à la Suède puis la Hongrie.

Lors de l'Euro 2002, disputé au Danemark, la France termine à la seconde place de son groupe du second tour ce qui la qualifie pour les demi-finales. Elle affronte la Norvège qui l'emporte 21 à 16. Lors de la 200e sélection de Isabelle Wendling, la France remporte la médaille de bronze en battant en finale la Russie sur le score de 27 à 22[2].

Lors du mondial 2003, la France termine son premier tour invaincue. Avec une seule défaite lors du second tour, face à la Corée du Sud, elle termine à la première place de son groupe ce qui lui permet de se qualifier pour les demi-finales. La France l'emporte 28 à 26 face à l'Ukraine pour disputer la deuxième finale mondiale de son histoire. La Hongrie semble proche de la victoire lorsqu'elle mène de sept buts, 25 à 18, à sept minutes du terme[3]. La France utilise alors une défense haute ce qui lui permet de revenir au score. Elle égalise à 28 partout sur jet de sept mètres de Leila Lejeune alors que le temps réglementaire est terminé. La France profite alors de sa supériorité numérique[4] pour prendre trois buts d'avance en début de prolongation. Elle emporte finalement la rencontre sur le score de 31 à 29[5].

Pour sa deuxième participation olympique, lors des jeux olympiques d'Athènes, la France se qualifient pour les quart de finale malgré deux défaites, pour deux victoires. Elle élimine la Hongrie sur le score de 25 à 23 mais s'incline, pour la deuxième fois lors de ce tournoi olympique, face à la Corée du Sud en demi-finale sur le score de 32 à 31. Les Françaises, en perte d’efficacité offensive, ne parviennent pas à obtenir une médaille olympique en raison d'une défaite 21 à 18 face à l'Ukraine[6].

La France déçoit lors des deux compétitions suivantes : elle termine à la onzième de l'Euro 2004 puis à la douzième place du mondial 2005[7].

La France se qualifie pour les demi-finales du championnat d'Europe 2006 disputé en Suède. Elle est opposée à la Norvège, future championne d'Europe, sur le score de 28 à 24 puis parvient à remporter la médaille de bronze en battant l'Allemagne sur le score de 29 à 25[8]. C'est la quatrième médaille de l'équipe de France en compétitions internationales, la quatrième également pour Isabelle Wendling.

La France, malgré une défaite sur l'Angola au second tour du mondial 2007 disputé en France, se qualifie pour les quarts de finale. La France affronte la Roumanie et s'incline 34 à 31 après deux prolongations. La France termine une nouvelle cinquième d'une grande compétition internationale en remportant ses deux dernières rencontres, face à la Hongrie puis la Corée du Sud[9].

La France obtient sa qualification pour les jeux olympiques de Pékin en remportant un tournoi de qualification olympique disputé à Nîmes. Six joueuses françaises obtiennent ainsi l'occasion de disputer leur troisième compétition olympique : Myriam Borg-Korfanty, Stéphanie Cano, Valérie Nicolas, Véronique Rolland-Pecqueux, Raphaëlle Tervel et Isabelle Wendling[10]. La France emporte ses deux premières rencontres mais doit s'incliner lors des trois rencontres de poule suivantes : face à la Roumanie, la Norvège et la Chine. Ce début de compétition place les Françaises en position d'oustider en quart de finale où elles sont opposées aux Russes, championnes du monde en titre. La France surprend en atteignant la pause avec un avantage de quatre buts[11]. Les Russes parviennent à égaliser à la 57e minute sur un but de Suslina. Après un score final atteint sur le score de 24 partout, les deux équipes doivent disputer une prolongation. La fin de celles-ci est nouveau atteint sur un score nul, 28 partout, alors que les Françaises se voient refusé un but en fin de celles-ci qui aurait pu leur donner la victoire, but sera ensuite l'objet, sans effet, d'une réclamation officielle de la part de l'équipe de France[11]. Celle-ci s'incline finalement sur le score de 32 à 31 à l'issue de la deuxième série de prolongations.

Cette compétition met un terme à une carrière de 17 ans sous le maillot bleu. Elle dispute au total 338 rencontres et inscrit 543 buts. Depuis son arrivée en sélection, elle participe à toutes les campagnes internationales de l'équipe de France, disputant ainsi trois jeux olympiques, six championnats du monde, et quatre championnats d'Europe.

En club, elle évolue avec le club de Metz qui domine le handball français dans les années 1990 et 2000. Elle remporte ainsi quinze titres de championne de France, dont une série de six titres de 2004 à 2009, et cinq titres de vice-championne. Elle remporte cinq Coupe de France et six Coupes de la Ligue. Un prix spécial (« l'Étoile d’Or ») lui a été décerné pour l’ensemble de sa carrière lors de la Nuit des étoiles 2010[12].

Sur la scène européenne, la meilleure performance des Messines est une demi-finale de la coupe des coupes 2004, battues par Ikast Bording EH. En Coupe EHF, le meilleur résultat est obtenu lors de la saison 2007-2008 où les Messines sont battues par les Espagnoles de Itxako-Navarra en quart de finale[13].

Elle dispute son dernier match le 5 juin 2010 lors de la finale de la coupe de France. Les Messines l'emportent 27 à 23 sur le club du Havre. C'est le deuxième trophée de la saison avec la victoire lors de la coupe de la ligue[14]. Une autre Messine met un terme à sa carrière à cette occasion, Delphine Guehl.

Le 28 février 2012, elle est faite chevalier de l'ordre national du Mérite[15]

Post carrière et vie associative[modifier | modifier le code]

Après sa carrière, elle occupe un poste au sein du Conseil régional, s'occupant plus particulièrement des subventions des clubs de haut niveau[16]. Elle reste toutefois proche de son ancien club : en tant que bénévole, elle s'occupe de tâches administratives pour celui-ci.

Elle est aussi marraine du Mondialito (manifestation pour promouvoir le handball) depuis 2007 qui se déroule chaque année au mois de juin à Pagny-sur-Moselle.

Club[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Équipe de France[modifier | modifier le code]

  • 338 sélections et 543 buts entre 1993 et 2008.
Championnats du monde
Championnats d'Europe
Jeux olympiques
Jeux méditerranéens

Récompenses individuelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Profil d'Isabelle Wendling », sur Site officiel de l'équipe de France féminine (consulté le 2 décembre 2013)
  2. Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 2003, L'Équipe & Co,‎ décembre 2003 (ISBN 2951203195), « La médaille de l'orgueil », p. 4
  3. « Les Françaises championnes du monde », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ 22 décembre 2003 (consulté le 19 février 2011)
  4. la Hongroise Anita Görbicz, pour une faute grossière sur Véronique Rolland-Pecqueux qui donne le jet de sept de mètres de l'égalisation, est exclue pour deux minutes.
  5. Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 2004, L'Équipe & Co,‎ décembre 2004 (ISBN 29511960565[à vérifier : isbn invalide]), « L'or à pleines mains », p. 9-11
  6. « Un beau gâchis », sur eurosport.fr, Eurosport,‎ 28 août 2004 (consulté le 19 février 2011)
  7. Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 2006, L'Équipe & Co,‎ décembre 2006 (ISBN 2915535477), « L'état d'urgence », p. 9
  8. Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 2007, L'Équipe & Co,‎ novembre 2007 (ISBN 2915535655), « Les Bleues toutes bronzées », p. 13
  9. Cédric Callier, « Handball: les Bleues arrachent la 5e place », sur lefigaro.fr,‎ 16 décembre 2007 (consulté le 19 février 2011)
  10. « Les Françaises valident leur ticket pour les JO de Pékin »,‎ 30 mars 2008 (consulté le 18 février 2011)
  11. a et b « Les Françaises en enfer après 2 prolongations », sur francetv.fr,‎ 19 août 2008 (consulté le 19 février 2011)
  12. [PDF] « Nuit des Étoiles 2010 », Fédération française de handball (consulté le 11 février 2014), p. 4
  13. (en) « Isabelle Wendling  », sur eurohandball.com (consulté le =19 février 2011)
  14. « Metz dit merci à Wendling »,‎ 5 juin 2010 (consulté le 19 février 2011)
  15. a et b « Isabelle Wendling distinguée de l'Ordre National du Mérite », sur handzone.net,‎ 1er mars 2012 (consulté le 2 décembre 2013)
  16. « La nouvelle vie d’Isabelle Wendling », sur republicain-lorrain.com,‎ 10 décembre 2010
  17. « Profil d'Isabelle Wendling », sur Site officiel du Metz Handball (consulté le 2 décembre 2013)
  18. [PDF](en) « Women's World Championships XVI. - 2003 - CRO », sur ihf.info, Fédération internationale de handball (consulté le 19 février 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Voir sa biographie détaillée au sein de l'ouvrage de Bertrand Munier : Lorraine Etoiles du Sport (Editions Serpenoise - 2008)