Indicatoridae

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Les Indicatoridae (ou indicatoridés en français) sont une famille d'oiseaux constituée de 4 genres et de 17 espèces existantes d'indicateurs.

Description[modifier | modifier le code]

Les indicateurs sont des oiseaux arboricoles assez indéfinissables, de taille modérée (10 à 20 cm) et à petite tête. Ils ont le bec court et les narines haut placées. Leur plumage est généralement assez terne, avec des taches blanches sur les rectrices (plumes de la queue) externes.

Les indicateurs ne construisent pas de nid : tous pratiquent le parasitisme de couvée, qui consiste pour la femelle à pondre dans le nid d'une autre espèce afin que celle-ci assure la couvaison de l’œuf puis l'alimentation du jeune individu (comme le coucou gris en Europe).

Habitats et répartition[modifier | modifier le code]

Distribution du ratel, associé des indicatoridés

L'aire de répartition de la famille des indicatoridés s'étend sur la zone éthiopienne (Afrique subsaharienne) et la zone orientale (Asie du Sud-Est). Les indicatoridés vivent dans les forêts et les zones arborées, les galeries forestières et les zones semi-désertiques, depuis les plaines jusqu'à la limite supérieure des arbres. Leur distribution géographique et leurs habitats se superposent parfaitement à ceux de leur associé, le ratel.

Comportement[modifier | modifier le code]

Leur curieux nom d'"indicateur" ("Honeyguide" en anglais) est en relation avec le fait qu'ils "indiquent", par un chant particulier, au ratel (animal africain de la famille des mustélidés) l'emplacement des ruches sauvages. Une fois arrivés tous deux à la ruche, le ratel ouvrira celle-ci de ses griffes pour y manger essentiellement le miel tandis que l'indicateur se nourrira de la cire et des larves ainsi mises à jour : un cas remarquable de mutualisme qui s'étend même à l'homme, que l'indicateur a coutume également de guider vers les nids d'abeilles.

L'indicateur procède comme suit : une fois qu'il a repéré une ruche sur son territoire (peut-être en suivant les mouvements des abeilles), il part à la recherche visuelle d'un associé potentiel (ratel ou Homme...) tout en lançant son chant spécifique et répétitif, assez lancinant à la longue. On ne lui connaît pas d'autres associés : peut-être également certains viverridés arboricoles, telle la nandinie, une genette à la fourrure suffisamment dense pour résister aux piqûres d'abeilles. Souvent c'est l'associé mammifère qui, ayant repéré le chant de l'oiseau à 100 ou 200 m, ira à lui. Une fois la rencontre établie, l'oiseau se met à voleter devant son partenaire temporaire, près du sol, de branche en branche tout en continuant de chanter mais en plus, cette fois, il lui offre un signal visuel lui permettant de le suivre aisément : les taches blanches spécifiques de ses rectrices externes qui se déploient à chaque envol.

En savane ou dans les steppes, les nids d'abeilles sont situés près du sol. Le ratel, de ses longues et puissantes griffes (4 cm de long), ouvrira la ruche mettant à jour les gâteaux de miel mais aussi les couvains contenant les larves recouvertes de cire. Son poil dense et sa peau épaisse le protègent des piqûres d'abeilles comme des morsures de serpents dont il est également friand. Après avoir mangé la majeure partie du miel, le ratel quittera les lieux, laissant la place à l'indicateur qui picorera alors la cire et les larves, seule activité que lui permettent sa taille modeste et son bec court.

Si la ruche sauvage est située en hauteur sur un arbre (généralement dans une cavité du tronc), le ratel, toujours guidé par l'oiseau, n'hésitera pas à y grimper pour y déloger, de quelques coups de pattes, le contenu de la ruche qui choira au sol.

L'homme, quant à lui, délogera préalablement les abeilles par de la fumée et, si nécessaire, ira jusqu'à abattre l'arbre contenant la ruche. Parfois, en zone forestière, l'abattage d'un tel arbre n'est pas perdu pour tout le monde car la cavité ayant abrité la ruche, ouverte vers le ciel, se remplira d'eau de pluie dans laquelle viendront pondre de petites grenouilles (e.a. le genre Acanthixalus) dont les têtards y accompliront leur développement jusqu'à leur métamorphose complète (notamment au Cameroun et en République démocratique du Congo).

Systématique[modifier | modifier le code]

Liste alphabétique des genres[modifier | modifier le code]

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

D'après la classification de référence (version 2.2, 2009) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) :


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