Georges Figon

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Georges Figon (mort le 17 janvier 1966) est un repris de justice devenu éditeur qui prit part aux préparatifs de l'enlèvement du leader marocain en exil Mehdi Ben Barka, le 29 octobre 1965 non loin de la brasserie Lipp à Paris.

Fils de bonne famille dévoyé, Figon a passé trois ans en hôpital psychiatrique et onze ans derrière les barreaux : en 1950, à l'occasion d'une tentative d'escroquerie il a tiré sur un policier. Légèrement mythomane, il est sorti de prison en 1961 et entretient des amitiés avec l'intelligentsia parisienne. Il est proche des actrices Françoise Arnoul et Anne-Marie Coffinet. Il a participé en toute connaissance de cause à la préparation du projet de film qui a servi de prétexte pour attirer Ben Barka à Paris[1].

Il déclara plus tard à L'Express qu'il savait qui avait tué Ben Barka, et accusa le général Oufkir d'avoir torturé ce dernier[2]. Peu après il démentit avoir donné cet entretien.

Le 17 janvier 1966, il fut retrouvé tué par balles dans son appartement ; l'enquête conclut au suicide.

Le journaliste Henrik Krüger considère que Figon fut assassiné par Christian David[3].

Son implication dans l'affaire Ben Barka sert de trame à l'intrigue du film J'ai vu tuer Ben Barka[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Derogy et Frédéric Ploquin, Ils ont tué Ben Barka, Paris, Fayard,‎ 1999
  2. Catherine Gouëset, « Chronologie de l'affaire Ben Barka », L'Express,‎ 12 octobre 2009 (lire en ligne).
  3. Henrik Krüger (trad. Carleen Binet, Roger Faligot et Jean Saunier, préf. Jean Saunier), L'Arme de la drogue [« Smukke Serge og Heroinen »], Paris, Temps actuels, coll. « La Vérité Vraie »,‎ 1984, 284 p. (ISBN 2-209-05627-6 et 978-2-209-05627-9, OCLC 53715032, notice BnF no FRBNF36953108).
  4. (en) J'ai vu tuer Ben Barka sur l’Internet Movie Database.