Gemmiparité

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La gemmiparité (ou bourgeonnement) est un type de multiplication asexuée ou végétative.

Il existe trois autres types de multiplication asexuée à savoir la scissiparité, la gemmulation et la sporulation. Il n'existe cependant pas énormément d’éléments de démarcation entre ces différents modes. Le mode de multiplication asexuée qui ressemble le plus à la gemmiparité est la scissiparité. Ces deux modes sont les plus fréquents.

Fréquent chez les invertébrés, le bourgeonnement correspond à la formation de nouveau individus à partir d’une ébauche, ce sont des clones qui possèdent la même information héréditaire. Les bourgeons comprennent certains ou tous les tissus de l'individu parental.

D'un seul individu naissent un ou plusieurs germes et chaque germe reconstitue un individu complet. Ces germes peuvent se décrocher de leur générateur ou bien rester sur lui et s'y développer. S'ils restent attachés, ils forment une ou plusieurs colonies. Les germes de la gemmiparité constituent des amas de cellules.L'individu créé par gemmiparité va continuer, après s’être détaché, à différencier le tissu maternel qu'il a reçu de son géniteur et à grandir jusqu'à arriver à la taille de son géniteur.

Le bourgeon est constitué d’un ou plusieurs tissus de l’organisme parental. Il existe deux types de bourgeonnements :

  • bourgeonnement interne
  • bourgeon externe

La gemmiparité se retrouve chez les métazoaires et les protozoaires cependant le phénomène de gemmiparité chez les métazoaires est plus complexe car leur constitution elle-même est plus complexe que les protozoaires (3 feuillets).

Le bourgeonnement par gemmiparité s'effectuant à la surface cellulaire et se détachant est un bourgeonnement externe (exogène) et le bourgeonnement s'effectuant dans le cytoplasme est appelé bourgeonnement interne (endogène).

Individus ayant un mode de multiplication asexuée [modifier | modifier le code]

Bourgeonnement interne[modifier | modifier le code]

Le bourgeonnement interne est présent chez toutes les espèces marines (sauf chez les éponges calcaires). C’est un mode de bourgeonnement qui a lieu lorsque le milieu est en conditions défavorables et aboutit à la formation de gemmules et de sporites. Ce sont des structures internes de l’individu stockées une certaine période dans la mésoglée  pour ensuite être relâchées dans le milieu, en conditions favorables, à la mort de l’organisme.      

Les gemmules comportent les archéocytes qui absorbent les trophocytes pour former des réserves vitellines        

Les conditions de l’apparition des gemmules sont liées à de nombreux facteurs tel que la taille, la température, la nutrition, la luminosité du milieu, etc.  

Bourgeonnement externe[modifier | modifier le code]

Bourgeon de dissémination[modifier | modifier le code]

L'individu fille créée à partir d'un individu mère croît, puis se détache. L'exemple le plus représentatif de ce mode de bourgeonnement est l'hydre. L’hydre effectue un bourgeonnement polypien à partir d'une petite excroissance. Arrivé à maturité, l'hydre fille se détache de la mère pour former non loin de là une autre colonie.

Trois exemples :

  1. L’hydre. Le bourgeon, masse compacte de cellules qui se divisent par mitose, se transforme en petite hydre qui finit par se détacher.
  2. L’orange de mer
  3. La méduse (Aurelia aurita)

Bourgeon d’accroissement[modifier | modifier le code]

Le bourgeonnement d'accroissement est en tout point identique au bourgeonnement de dissémination, jusqu'au moment du détachement : pour le bourgeonnement d'accroissement, le bourgeon fille mature reste accroché à l'individu mère, et prendra sa place après la mort de l'individu mère. Les bourgeons restent fixés, ce qui forme une colonie. Il y a alors une organisation dans cette colonie. Les bourgeons, appelé polypes, se différencient :

  • Polypes nourriciers (Polypes reproducteurs) : le polype nourricier (ou gastrozoïde) est le polype spécialisé dans la nutrition de la colonie, pour cela il utilise son filament urticant présent à sa base.
  • Polypes défenseurs (dactylozoïde, cellule urticante) : il existe aussi les polypes défenseurs (dactylolozoïde), ces polypes de la colonie servent à la défense. Formés de tentacules rudimentaires recouvertes de cellules urticantes et d'une forte musculature, le dactylolozoïde peut donc protéger la colonie.
  • Polypes reproducteurs (Gonozoïdes) : le polype reproducteur assure, lui, la reproduction de la colonie.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]