Géométrie moléculaire bipyramidale trigonale

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Géométrie moléculaire bipyramidale trigonale
Image illustrative de l'article Géométrie moléculaire bipyramidale trigonale
Notation VSEPR AX5E0 (AX5)
Exemple(s) PF5
Symétrie moléculaire D3h
Nombre stérique 5
Coordinence 5
Doublet non liant 0
μ (Polarité) 0
Angle de liaison 90°, 120°, 180°

En chimie, une géométrie moléculaire bipyramidale trigonale est la géométrie moléculaire des molécules où un atome au centre est lié à cinq atomes au coins d'une bipyramide triangulaire, ou « diamant triangulaire » (AX5E0). C'est l'un des rares cas ou les angles de liaison ne sont pas identiques (voir aussi bipyramide pentagonale), ce qui s'explique simplement par le fait qu'il n'existe pas d'arrangement géométrique qui peut résulter en cinq angles égaux dans les trois dimensions.

Comportement[modifier | modifier le code]

Les isomères avec une géométrie bipyramidale trigonale sont capable de s'interconvertir par un procédé connu sous le nom de pseudorotation de Berry. La pseudorotation est similaire conceptuellement au mouvement d'un diastéréoisomère conformationnel, même si aucune révolution entière n'est complétée. dans ce procédé de pseudorotation, deux ligands équatoriaux (les deux qui ont une longueur de liaison plus petite que les trois autres) se « décalent » vers l'axe de la molécule, alors que simultanément les ligands axiaux se décalent vers l'équateur, créant un mouvement cyclique constant. La pseudorotation est particulièrement notable dans les molécules simples, telles que PF5.

Exemples[modifier | modifier le code]

Structure du pentafluorure de phosphore, un exemple de molécule avec une géomtrie de coordination bipyramidale trigonale.

Le pentafluorure de phosphore (PF5) est une molécule à géométrie bipyramidale trigonale. L'atome de phosphore partage un plan avec trois des atomes de fluor qui ont un angle de 120° entre-eux (positions équatoriales), les deux atomes de fluor restants étant au-dessus et en dessous du plan (positons apiques ou axiales). L'ion triiodure est aussi basé sur une bipyramide trigonale, mais avec les positions équatoriales occupées par des doublets non liants. Dans les composés du phosphore avec des substituants différents, on observe un phénomène connu sous le nom d'apicophilicité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]