François Cointeraux

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François Cointeraux
Présentation
Naissance 1740
Lyon
Décès 1830
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Cointeraux, École d'Architecture Rurale, Paris 1791.

François Cointeraux (1740 à Lyon-1830 à Paris) est un inventeur et architecte français.

Natif de Lyon, il est le neveu d'un maître maçon et s'initie au dessin, à l'architecture et à la perspective. C'est dans cette ville qu'il travaille d'abord, principalement comme entrepreneur de construction, ainsi qu'à Grenoble, jusqu'en 1786. Il exerce aussi des fonctions d'arpenteur-juré et expert auprès de la ville de Lyon. En 1786, il participe au concours de l'Académie d'Amiens (qu'il remporte en 1787). Il s'installe à Paris en 1788. Il y crée plusieurs "écoles d'architecture rurale" successives. Ses travaux s'orientent alors vers la construction en pisé de bâtiments incombustibles pour l'agriculture. En 1789, il est distingué par la Société royale d'agriculture de Paris. En l'an III, il est membre de la Société des inventions et découvertes.

Il est l'inventeur de la crécise, mécanique pour produire des briques en pisé (brevet d'invention en ***), dont il tire une version destinée à la cuisine, l'épurateur de légumes. Il invente aussi la pierre carton et s'intéresse au béton.

Il est un auteur fécond, notamment de 72 fascicules sur la construction en pisé. Ses écrits seront traduits et diffusés dans le monde entier, contribuant à développer ce type de construction. Il s'intéresse aussi beaucoup à l'agriculture. Il est le premier auteur, avec Léon de Perthuis de Laillevault, en 1805 et 1810, à aborder la question des constructions rurales dans l’espace agronomique français, ici dans l’apologie et la pratique du pisé[1]. Son intérêt porte aussi sur les manufactures porteuses d'une architecture industrielle.

Il construira plusieurs dizaines de bâtiments en pisé autour de Lyon et à Lyon même, à Grenoble, à Amiens et à Napoléon-Vendée. En effet, en 1807, Emmanuel Crétet, ministre de l'Intérieur et directeur des Ponts et Chaussées de Napoléon Bonaparte, lui confie la reconstruction de la ville de la Roche-sur-Yon, détruite après la Révolution. Il utilise le pisé, mais ses résultats sont critiqués par l'Empereur (« une ville de boue »), qui reproche à l'architecte d'avoir gâché les moyens à lui confiés pour les travaux.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L’école d’architecture rurale, ou Leçons par lesquelles on apprendra soi-même à bâtir solidement les maisons de plusieurs étages, avec la terre seule ou autres matériaux les plus communs et du plus vil prix, Paris : l’Auteur, 1790, 52 p. Texte en ligne ; Paris : l’Auteur, 1791, in-8°, 76 p. ; Lyon : l’École d’architecture rurale, 1796, in-8°, 110 p.
  • La Ferme, prix remporté à la Société d’agriculture de Paris, le 28 décembre 1789, Paris : Impr. de Vezard et Le Normant, 1791, in-4°, 14 p. et pl. ; 3e éd. en 1808, Paris, Cointeraux, in-8°, 56 p. et pl. gravées et colorées
  • Les Erreurs de mon siècle sur l’agriculture et sur les arts, avec le recueil de mes procédés économiques, de mes inventions et découvertes, Paris : chez l’Auteur, 1793, 2 parties en 1 vol. in-4°, 24-8 p.
  • Nouveau traité d’économie rurale ou Recueil de procédés, méthodes et inventions que chacun doit employer dans ses cultures et bâtisses, Saint-Mandé, École d’architecture rurale, 1803, in-8°, 16 p.
  • Des Récoltes, méthode préservatrice pour garantir les récoltes des foins et des céréales contre l’intempérie des saisons, Paris : Brunot-Labbé, 1816, in-12, 48 p.
  • Traité sur la construction des manufactures et maisons de campagne, 1791. [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Florian Reynaud, Les bêtes à cornes (ou l'élevage bovin) dans la littérature agronomique de 1700 à 1850, Caen, thèse de doctorat en histoire, 2009, annexe 2 (publications)