Famille Giffard

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La famille Giffard est un puissant lignage seigneurial du duché de Normandie. Elle est issue de Osbern[1] Giffard, seigneur de Bolbec.

Histoire de la famille[modifier | modifier le code]

À la mort sans descendance de Gauthier III Giffard, en 1164, ses possessions anglaises sont partagées par le roi Henri II d'Angleterre entre les branches sénior (les comtes d'Hertford) et cadette (les comtes de Pembroke) de la famille de Clare, descendants de Rohaise Giffard, épouse de Richard de Bienfaite[2].

Membres remarquables[modifier | modifier le code]

Osbern Giffard épouse une des sœurs de Gunnora, femme de Richard Sans-Peur, duc de Normandie. Il est possible qu'il se marie une seconde fois avec une femme prénommée Agnès, mais celle-ci pourrait bien être la sœur de Gunnor. Sa fille Rohaise Giffard épouse Richard de Bienfaite, seigneur de Clare.

Gautier Giffard Ier, son fils, est l'une des rares personnes dont la présence à la bataille de Hastings est certaine. Il fournit 30 navires pour l’expédition où il est commandant de l’armée normande. Selon Orderic Vital, il est fait comte de Buckingham avant 1071 mais cette affirmation est mise en doute par les historiens, et la date de 1097 est privilégiée[3]. Il est conseiller du roi Guillaume le Conquérant.

Son fils Gautier Giffard II (avant 1064-15 juillet 1102), comte de Buckingham, seigneur de Longueville, est le fondateur et le protecteur du prieuré de Longueville. En Angleterre, il dirige la commission de recensement qui devait mener au Domesday Book. En France, il est commandant de l’armée royale en Normandie et en Vexin.

Son fils, Gautier Giffard III (av. 1102-1164), 3e comte de Buckingham, seigneur de Longueville, est le fondateur de l’abbaye de Nutley dans le Buckinghamshire. Maréchal d'Angleterre, il commandait l’armée royale normande à la bataille de Brémule en Vexin. Il meurt sans descendance.

Son frère aîné, Guillaume Giffard († 1129), est chancelier d'Angleterre (1094-1101) puis évêque de Winchester (1100)[3]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En anglais : Osborne.
  2. Sidney Painter, « The Family and the Feudal System in Twelfth Century England », Speculum, vol. 35, no 1 (janvier 1960), p. 1-16.
  3. a et b C. Warren Hollister, « The Strange Death of William Rufus », Speculum, vol. 48, no 4 (octobre 1973), p. 637-653.

Sources[modifier | modifier le code]

  • James William Edmund Doyle, The Official Baronage of England, Londres, Longman Green, 1886
  • « Famille Giffard » sur Medieval Lands.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Le Maho, « L'apparition des seigneuries châtelaines dans le Grand-Caux à l'époque ducale », Archéologie médiévale, vol. 6 (1976), p. 38-46.