Elisabeth Jolley

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Monica Élisabeth Jolley (4 juin 1923, Birmingham, Angleterre - 13 février 2007, Perth, Australie-Occidentale) est une romancière anglaise qui a vécu en Australie-Occidentale à partir des années 1950.

Elle avait 53 ans lorsqu'elle publia son premier livre, et continua de publier quinze romans, six recueils de nouvelles et trois ouvrages non romanesques. Elle fut également professeur d'écriture créative en Australie et plusieurs de ses étudiants, comme Tim Winton sont devenus des écrivains connus[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie[modifier | modifier le code]

Élisabeth Jolley est née à Birmingham (Angleterre). Son père était anglais, sa mère autrichienne. Elle a grandi dans les Midlands. Elle fut instruite par des précepteurs jusqu'à l'âge de onze ans, quand elle fut envoyée à Sibford School, une école quaker. Pendant les années 1930, sa famille reçut des réfugiés d'Europe, créant selon les Jolley, un monde mystérieux pour nous autres les enfants"[2].

À 17 ans, elle commença ses études d'infirmière à Londres. En 1959, elle émigra en Australie avec son mari, Leonard (1914-1994) et ses trois fils. Là, Leonard fut nommé bibliothécaire en chef de la Bibliothèque de Reid à l'université d'Australie-Occidentale, un poste qu'il occupa de 1960 à 1979.

À la fin des années 1970, Jolley enseigna la littérature à l'Institut de technologie d'Australie-Occidentale (plus tard rebaptisée université de technologie Curtin). Parmi ses élèves figura le célèbre romancier australien Tim Winton[3]. Plusieurs de ses élèves ont remporté des prix tels que le Prix du livre du premier ministre d'Australie-Occidentale, le prix de poésie du Commonwealth et le prix littéraire Miles Franklin"[1].

Jolley commença à souffrir de démence en 2000 et est morte dans une maison de retraite à Perth en 2007.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Jolley commença à écrire alors qu'elle avait 20 ans mais ne publia ses œuvres que beaucoup plus tard. Les nombreux éditeurs contactés ont rejeté son travail. Selon Delys Bird, ses œuvres ont été rejetées parce que Jolley utilisait un style postmoderne[4]. Bird attribue également le succès tardif de Jolley à l'émergence des femmes écrivains durant les années 1980[4].

Au cours des années 1960, certains de ses récits ont été acceptés par le BBC World Service et des quotidiens australiens, mais son premier livre, Five Acre Virgin, ne fut publié qu'en 1976. Par la suite, furent également publiés Woman in a Lampshade et Palomino mais ces livres n'ont reçu des commentaires positifs que plusieurs années plus tard.

En raison de son manque de succès, Jolley a cessé de publier pendant plusieurs années et ce n'est qu'en 1983 que furent publiés Miss Peabody's Inheritance et Riddle M. Scobie. Ce dernier remporta le prix du livre de l'année The Age et fut positivement accueilli par la critique, notamment en Australie et aux États-Unis. L'année suivante, son roman Milk and Honey remporta le Prix Christina Stead lors de la remise des Prix littéraires du premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud. En 1986, son roman The Well remporta le Prix Miles Franklin, le prix littéraire le plus prestigieux en Australie.

Par la suite, Jolley a écrit une trilogie de fiction avec des éléments autobiographiques. La trilogie se compose de My Father's Moon, Cabin Fever et The George's Wife.

En 1993, Jolley publia Diary of a Weekend Farmer, journal qu'elle avait écrit avant de commencer ses romans, dans lequel elle raconte son expérience dans l'achat et le maintien d'une exploitation agricole. Jolley a également écrit plusieurs pièces radiophoniques, qui ont été prises en charge par l'Australian Broadcasting Corporation. En outre, plusieurs de ses œuvres poétiques ont été publiées dans des revues et anthologies pendant les années 1980 et 1990.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans
Recueils de nouvelles
Ouvrages non romanesques

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hacket (2007)
  2. Moran (2007)
  3. Taylor and Gosch (2007)
  4. a et b Bird (2000) p. 195

Liens externes[modifier | modifier le code]