Diancecht

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Dans la mythologie celtique irlandaise Diancecht est le dieu-médecin des Tuatha Dé Danann. Son nom qui signifie : « prise rapide » évoque la précision de sa magie et l’efficacité de sa médecine. Sa fonction relève des trois classes du schéma indo-européen (sacerdotale, guerrière, artisanale), tel qu’il a été étudié par Georges Dumézil.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Hiérarchie des Tuatha Dé Danann[1][modifier | modifier le code]

- hors classe :

  • Lug Samildanach (dieu primordial)

- fonction sacerdotale :

- fonction guerrière :

  • Ogme (dieu de la magie guerrière)
  • Nuada (royauté)

- fonction artisanale :

- participent aux trois fonctions :

  • Diancecht (dieu-médecin) père de Airmed, Miach et Oirmiach
  • Mac Oc ou Oengus (jeunesse)

- déesse féminine unique connue sous les formes :

  • Brigit (déesse des poètes, des forgerons et des médecins)
  • Étain ou Eithne (reine d’Irlande, mère de tous les dieux)
  • Boand (autre nom de Brigit, déesse éponyme de la Boyne)
  • Mórrígan (déesse guerrière, ou bien de la souveraineté)

Diancecht[modifier | modifier le code]

Il est le père de Cian et donc le grand-père de Lug, il a aussi une fille Airmed (« la Mesure »), et deux autres fils Miach (« le boisseau ») et Ormiach (jumeau du précédent).

Dans le récit du « Cath Maighe Tuireadh » (bataille de la plaine des piliers) il soigne et rétablit les blessés, il ressuscite les morts en les immergeant dans la Fontaine de Santé tout en chantant des incantations rituelles et magiques ; Airmed collecte les plantes médicinales destinées à la Fontaine. Lorsque Nuada Airgetlam a le bras sectionné dans la première bataille, il lui fabrique une prothèse en argent pour effacer l’infirmité et lui redonner la Souveraineté. Par la suite, par jalousie, il tue son fils Miach qui avait greffé le bras coupé de Nuada. C'est un dieu vindicatif et belliqueux.

On le retrouve au Pays de Galles sous le nom de Mabon et en Gaule sous celui de Maponos.

Compléments[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, page 422.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot,‎ février 1993, 169 p. (ISBN 2-228-88621-1)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1957 aux PUF. Paul-Marie Duval distingue la mythologie gauloise celtique du syncrétisme dû à la civilisation gallo-romaine.
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot,‎ août 1994, 365 p. (ISBN 2-228-88838-9)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1970. Albert Grenier précise l’origine indo-européenne, décrit leur organisation sociale, leur culture et leur religion en faisant le lien avec les Celtes insulaires.
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9) ;
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990 (ISBN 2-7373-0297-8) ;
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire »,‎ avril 1995, 216 p. (ISBN 9782737313158)
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007 (ISBN 9782914855372).
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout,‎ octobre 2009, 470 p. (ISBN 978-2-501-05410-2).
  • Consulter aussi la bibliographie sur la mythologie celtique et la bibliographie sur la civilisation celtique.