Étain (mythologie celtique)

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Étain, dans la mythologie celtique irlandaise, est une déesse primordiale dont le nom signifie « poésie », elle fait partie des Tuatha Dé Danann. Connue aussi sous les noms de Étan et Étaine, elle apparaît dans plusieurs récits mythiques, dont le Tochmarc Étaine (la Courtise d’Étaine), le Fled Bricrend (le Festin de Bricriu) et le Lebor Gabála Érenn (le Livres des conquêtes de l'Irlande).

Mythologie[modifier | modifier le code]

Étain est la fille de Diancecht (ou de Riangabair selon certaines sources), tout d'abord l’épouse du dieu Midir dans le sidh (l’Autre Monde des Celtes). Par jalousie, Fuamnach, la première épouse de Midir, la transforme en mare d’eau en la touchant avec une branche de sorbier, puis en mouche qu’un vent druidique emporte dans les airs pendant sept années. Elle devient un ver de terre minuscule et tombe dans une coupe. Sous cette forme, elle est avalée puis « accouchée » par l’épouse du roi d’Ulster, Etar.

Étain épouse Eochaid Airem, le Ard ri Érenn (roi suprême d’Irlande), mais Midir, qui veut la récupérer, propose au roi une partie d’échecs, dont l’enjeu est sa propre femme. Eochaid perd, mais ne tient pas parole et banni définitivement le dieu de sa capitale Tara. Cependant, Midir parvient à entrer dans la ville et dans le palais, et rejoint Étain. Tous les deux se transforment en cygnes et s’envolent. Le roi les poursuit dans tous les sidh, mais le dieu va user de sa magie : il transforme cinquante jeunes filles en sosies d’Étain et demande à Eochaid d’en choisir une, une seule. Le roi s’exécute et sûr de son choix couche avec la fille, qui s’avère être sa propre fille, Étain Óg. De cette relation incestueuse, va naître une fille Mes Buachalla, à l’origine d’une dynastie de rois, en donnant naissance à Conaire Mor.

Elle n'est peut être qu'un avatar de la divinité féminine Brigit/Brigantia.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot,‎ février 1993, 169 p. (ISBN 2-228-88621-1)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1957 aux PUF. Paul-Marie Duval distingue la mythologie gauloise celtique du syncrétisme dû à la civilisation gallo-romaine.
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot,‎ août 1994, 365 p. (ISBN 2-228-88838-9)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1970. Albert Grenier précise l’origine indo-européenne, décrit leur organisation sociale, leur culture et leur religion en faisant le lien avec les Celtes insulaires.
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9) ;
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990 (ISBN 2-7373-0297-8) ;
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire »,‎ avril 1995, 216 p. (ISBN 9782737313158)
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007 (ISBN 9782914855372).
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout,‎ octobre 2009, 470 p. (ISBN 978-2-501-05410-2).
  • Consulter aussi la bibliographie sur la mythologie celtique et la bibliographie sur la civilisation celtique.