Deadlock (film, 1970)

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Deadlock est un thriller allemand réalisé par Roland Klick, sorti en 1970, avec Mario Adorf, Anthony Dawson, et Marquard Bohm.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Charles Dump vit dans un site industriel abandonné : une vaste mine à ciel ouvert, loin des zones habitées, où il a pour seules voisines une femme et sa jeune fille toutes deux mentalement dérangées. Un jour, Dump recueille un jeune homme blessé d'une balle, arrivé là en sautant d'un train de minerai qui passait à proximité de la zone. Ce kid, armé, vient de réussir un hold-up dont il tient le fruit dans une mallette. Dump est un être fruste et brutal, mais il a compris l'affaire. Après avoir tenté sans succès de supprimer le jeune homme, il le recueille et le soigne tout en espérant faire main basse sur l'argent. En même temps, il monte la garde car son pensionnaire l'a prévenu que Sunshine, son complice dans le hold-up, viendrait un jour chercher sa part du butin. Un jour, l'homme arrive sur les lieux. Sunshine est un homme froid, violent, cruel. En brigand doté d'expérience, il n'a guère de mal à se jouer des occupants du site. Ainsi Charles Dump, de maître des lieux, devient sa victime. Sunshine a toutefois plus de mal pour retrouver le butin car le kid, s'il n'a pas initialement l'intention de doubler son partenaire, a toutefois le bon sens de s'en méfier.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Production et Réalisation : Roland Klick
  • Scénario : Roland Klick
  • Photographie : Robert van Ackeren
  • Caméra : Dieter Milster
  • Montage : Jane Seitz
  • Son : Juergen Koppers
  • Décors : Kuli Sander
  • Maquillage : Heinz Auditor
  • Musique : Can
  • Pays d'origine : R.F.A.
  • Langue originale : anglais
  • Durée : 85 minutes
  • Sortie : 15 octobre 1970 en R.F.A.

Distribution[modifier | modifier le code]

Eléments d'analyse[modifier | modifier le code]

L'action se passe à notre époque dans un lieu indéterminé qui pourrait aussi bien être une enclave résiduelle de l'Ouest sauvage, qu'un pays industriel d'Europe. Selon les commentaires disponibles, la critique et les spectateurs ont cru y voir les U.S.A., le Mexique, une mine d'or désaffectée où ne resteraient qu'un gardien et une prostituée. Mais quelles qu'étaient les intentions des auteurs, le réalisme n'en fait pas partie : la mine désaffectée et ses engins rouillés sont actuels, les armes sont anciennes, les costumes sont disparates. Avec la présence du disque 45 tours dans la mallette, le film apparait bien comme inscrit dans un contexte contemporain sur lequel il rassemble les éléments du western européen des années 1960. On peut y voir un hommage à Sergio Leone, à qui il emprunte plusieurs ressorts dont le trio de personnages qui n'est pas sans rappeler celui de Le Bon, la Brute et le Truand (1966)

L'atmosphère d'isolement et d'aridité, quant à elle, emprunterait davantage à celle de Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni, sorti la même année. En 1973 Werner Schroeter utilisera à son tour la même ambiance d'abandon dans Willow springs.

Le film a connu une carrière underground, probablement parce qu'il constitue une exception cinématographique (on a parlé de "western-choucroute") mais surtout en grande partie grâce à la musique obsédante du groupe Can.

Liens externes[modifier | modifier le code]