David Foster Wallace

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David Foster Wallace

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David Foster Wallace en 2006

Activités écrivain
Naissance 21 février 1962
Ithaca (État de New York)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 12 septembre 2008 (à 46 ans)
Claremont (Californie)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais

Œuvres principales

  • Infinite Jest (1996)

David Foster Wallace (21 février 1962 à Ithaca, New York - 12 septembre 2008 à Claremont, Californie) est un écrivain américain auteur de nouvelles, de romans et d'essais. Il s'est suicidé à l'âge de 46 ans. Il était également professeur au Pomona College à Claremont en Californie.

Son roman Infinite Jest (1996), non traduit en français, est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature de langue anglaise. Seuls sont traduits en France Brefs entretiens avec des hommes hideux, La fonction du balai, La fille aux cheveux étranges, C'est de l'eau et Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas aux éditions Au Diable Vauvert, ainsi que Tout et plus encore aux éditions Ollendorff & Desseins. En 2011, son roman inachevé The Pale King parait pour la première fois aux États-Unis. La succession de Foster Wallace a confié le mandat d'éditer le texte à un ami de l'écrivain, Michael Pietsch.

Biographie[modifier | modifier le code]

David Foster Wallace est né à Ithaca dans l'État de New York en 1962 et sa famille a vécu dans un petit village de l'Illinois nommé Philo : il a raconté son adolescence dans cette région dans Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas (A Supposedly Fun Thing I'll Never Do Again).

Il réussit de brillantes études au Amherst College dans l'État du Massachusetts couronnées par une thèse de philosophie en 1985, sur la logique modale et les mathématiques[1].

Il obtient ensuite un Master of Fine Arts (MFA) en creative writing à l'Université d'Arizona en 1987. Il s'engage alors dans la carrière professorale à l'Université de l'Illinois et parallèlement écrit ses premiers textes littéraires qu'il publie dans différents magazines. En 1991, il commence son roman Infinite Jest qui sera publié en 1996.

En 2002, il s'installe en Californie et enseigne au Pomona College à Claremont et épouse Karen L. Green en 2004, poursuivant avec succès une activité d'écrivain, de journaliste et de professeur.

Souffrant selon son père depuis plus de vingt ans d'un état dépressif qui s'était aggravé dans les derniers mois, il s'est suicidé par pendaison le 12 septembre 2008 à l'âge de 46 ans[2].

Regards sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

David Foster Wallace a écrit des textes de fiction marqués par l'ironie et l'humour et la volonté de rompre la linéarité narrative par exemple par l'emploi de fréquentes notes de bas de page, en mêlant abréviations et mots anciens, ce qui donne à sa prose un aspect que l'on a qualifié de « labyrinthique »[3]. Le thème dominant de ses œuvres est l'évocation d'un monde malade, violent et désorienté.

Dans ses œuvres de non-fiction et journalistiques, il s'intéresse à de nombreux domaines comme les médias modernes, l'actualité politique et l'Amérique en guerre contre le terrorisme mais aussi le rap, le tennis, etc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • The Broom of the System (1987) – La Fonction du balai, traduit par Charles Recoursé, éd. Au Diable Vauvert (2009)
  • Infinite Jest (1996)
  • The Pale King (2011) – Le roi pâle, traduit par Charles Recoursé, éd. Au Diable Vauvert (2012)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Girl with Curious Hair (1989) (publié en Europe sous le titre Westward the Course of the Empire Takes Its Way) – La fille aux cheveux étranges, traduit par Charles Recoursé, éd. Au Diable Vauvert (2010)
  • Brief Interviews with Hideous Men (1999) – Brefs entretiens avec des hommes hideux, traduit par Julie et Jean-René Étienne, éd. Au Diable Vauvert (2005)
  • Oblivion: Stories (2004)

Essais[modifier | modifier le code]

  • Signifying Rappers: Rap and Race In the Urban Present (1990), coécrit avec Mark Costello
  • A Supposedly Fun Thing I'll Never Do Again (1997) – Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas, traduit par Julie et Jean-René Étienne, éd. Au Diable Vauvert (2005)
  • Up, Simba! (2000)
  • Everything and More (2003) – Tout et plus encore, traduit par Thomas Chaumont, éd. Ollendorff & Desseins (2011)
  • Consider the Lobster (2005)
  • McCain's Promise: Aboard the Straight Talk Express with John McCain and a Whole Bunch of Actual Reporters, Thinking About Hope (juin 2008)
  • This Is Water: Some Thoughts, Delivered on a Significant Occasion, about Living a Compassionate Life (2009) – C'est de l'eau, traduit par Charles Recoursé, éd. Au Diable Vauvert (2010)
  • Fate, Time, and Language: An Essay on Free Will (2011)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richard Taylor's 'Fatalism' and the Semantics of Physical Modality (described in James Ryerson's 2008 New York Times essay "Consider the Philosopher", was awarded the Gail Kennedy Memorial Prize. His other senior thesis, written for his English major, would later become his first novel. Wallace graduated summa cum laude for both theses in 1985
  2. http://www.actualitte.com/actualite/4588-David-Foster-Wallace-suicide-pendre.htm
  3. http://fr.asylum.com/2008/09/15/david-foster-wallace-fan-de-hip-hop-et-genie-litteraire/

Liens externes[modifier | modifier le code]