Circaète

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Le circaète est un rapace du genre Circaetus, spécialisé dans la chasse aux reptiles, principalement les serpents.

Description[modifier | modifier le code]

Le circaète a une silhouette comparable à celle d'une buse variable, avec une envergure plus grande (1,70 à 1,85 m), un poids moyen de 1,5 à 2,2 kg (la femelle étant souvent un peu plus grande et plus lourde que le mâle).

Risque de confusion avec la bondrée apivore, voire l'aigle de Bonelli.

Le dimorphisme sexuel des adultes n'est pas très marqué.

Habitat[modifier | modifier le code]

Les circaètes nichent habituellement dans de grands arbres, conifères ou chênes, suivant la région.

Leurs territoires de chasse sont constitués de tout type de terrain dégagé leur permettant de bien voir le sol : pentes dénudées et rocheuses, garrigues, landes basses, prairies, steppes, maquis ou boisements très clairsemés.

On peut l'observer aussi bien près des côtes qu'en haute montagne.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Principalement des serpents et des lézards.

Les Circaètes chassent à l'affût, du haut d'un arbre perchoir, face à une zone dégagée, ou bien pratiquent de longues périodes de vol stationnaire, en scrutant le sol.

La capture d'une proie s'effectue soit par une manœuvre de piqué rapide jusqu'au sol, soit par une première descente et une pause à mi-hauteur, puis la descente finale.

Lors des phases de piqué le circaète ne descend pas la tête en avant : le corps est incliné mais la poitrine est saillante, les ailes en M ou presque complètement repliées, les serres sont dirigées vers le bas et projetées au moment de l'impact.

Les circaètes transportent un serpent en l'avalant, en commençant par la partie antérieure. Si le serpent est très gros ou s'il s'agit d'une capture pour nourrir le partenaire ou le jeune, ils laissent dépasser une partie de la queue.

Nidification[modifier | modifier le code]

Les circaètes recherchent de préférence de grands arbres dans des endroits peu fréquentés, plutôt en lisière qu'au milieu d'une dense forêt.

Le nid est souvent petit comparativement aux autres rapaces de même envergure ; il est habituellement situé en retrait du tronc, sur une grosse branche latérale, ou en position sommitale de l'arbre, car, du fait de leur envergure, les circaètes ont besoin de place pour atterrir au nid.

La ponte est toujours constituée d'un seul œuf, pondu entre fin mars et courant avril, avec parfois une ponte de remplacement en mai en cas d'échec de la première tentative — météo, dérangement, prédation.

En secteur montagneux, le nid est souvent situé à flanc de falaise ou dans le versant d'une combe, peut-être pour faciliter l'envol de l'aiglon. Dans les régions plus plates — forêts d'Ukraine, landes de la Gironde, pentes des collines de Judée, l'emplacement du nid semble plutôt dicté par la tranquillité de la zone.

La couvaison dure environ 45 jours.

La durée d'élevage est très longue, puisque l'envol de l'aiglon n'a lieu que deux mois et demi après l'éclosion, soit début aout en Europe.

Répartition[modifier | modifier le code]

Le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) est un oiseau migrateur : visiteur d'été en Europe du Sud, il hiverne en Afrique, en région nord tropicale.

Les circaètes d'Asie hivernent en Inde.

Les autres espèces de circaètes sont sédentaires : en Afrique, Circaetus beaudouini et Circaetus pectoralis se reproduisent à partir du mois de novembre.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Classification[modifier | modifier le code]

En 2007, une étude phylogénétique des Accipitridae montre que le genre Circaetus est paraphylétique, et propose d'y intégrer le Serpentaire du Congo pour rétablir la monophylie du genre[1] ; ce changement est pris en compte par le Congrès ornithologique international fin janvier 2013.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

D'après la classification de référence (version 3.3, 2013) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Heather R.L. Lerner et David P. Mindell, « Phylogeny of eagles, Old World vultures, and other Accipitridae based on nuclear and mitochondrial DNA », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 37,‎ 2005, p. 327-346 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]