Beyens (famille)

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Beyens
Image illustrative de l'article Beyens (famille)
Armoiries
Blasonnement De sable, au lion couronné d'argent. L'écu surmonté de la couronne de baron et supporté par deux lions d'argent.
Période XVIIe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Comté de Flandre
Charges Ambassadeurs du Royaume de Belgique, Ministre d'État, Ministre des affaires étrangères, président du Tribunal de 1re instance de Gand, avocat à la Cour, bourgmestre de Deinze.
Récompense(s) civile(s) Grand cordon de l'ordre de Léopold, grand cordon de l'ordre de la Couronne (Belgique), grand cordon de l'ordre de Léopold II, grand officier de la Légion d'honneur, grand-croix de l'ordre Charles III d'Espagne, grand-croix de l'ordre militaire du Christ (Portugal) et de l'ordre Isabelle la Catholique (Espagne), grand officier de l'ordre Ouissam Alaouite, commandeur de l'ordre Danebrog, chevalier de l'ordre du Lion blanc (ex-Tchécoslovaquie), dame de la Toison d'or.

Beyens est une famille belge de juristes et de diplomates, originaire de Nazareth (Flandre-Orientale), anoblie en 1850 en la personne d'Eugène Beyens (1816-1894) par le duc Ernest II de Saxe-Cobourg et Gotha avec le titre de Freiherr et qui a fait ensuite en 1851 en Belgique l'objet d'une régularisation portant sur cet anoblissement de 1850 et du titre de baron transmissible à tous ses descendants[1].

La famille Beyens de Nazareth[modifier | modifier le code]

Le nom Beyens est fort répandu dans la région gantoise, comme à Nazareth, à Wontergem ou à Deinze.

Un important groupe du nom était établi dès le XVIIe siècle à Nazareth, gros village rural de la Flandre Orientale.

Un Liévin Beyens fut bourgmestre[Note 1] de Nazareth en 1652[2].

La généalogie indique:

I) Liévin Beyens, époux de Jeanne Wanseel, dont :
II) Laurent Beyens, né à Nazareth le 28 mars 1630, époux de Pétronille Wauters, dont :
III) Paul Beyens, né à Nazareth le 29 octobre 1659, époux de Jeanne Vermeersch, dont :
IV) François Beyens, né à Nazareth le 7 août 1691, épousa Josine (Judoca) Van Acker. Ce couple habita Wontergem près de Deinze et eut les cinq enfants suivants tous nés à Wontergem :
  1. Pierre Beyens (° 21 janvier 1721)
  2. Jean-François Beyens (° 18 janvier 1723)
  3. Joseph Beyens (° 5 janvier 1725)
  4. Jacques Beyens (° 15 février 1727)
  5. Pierre-François Beyens (° 16 février 1731). Le même prénom que l'aîné fait supposer que le premier Petrus est entre-temps décédé. C'est du second qu'il s'agit dans le chapitre suivant.

Il est vraisemblable que François Beyens exploitait la ferme Ter Linden[3] où son fils Pierre-François habitait dans sa jeunesse.

Pierre François Beyens et fils[modifier | modifier le code]

Pierre-François Beyens (Wontergem, 16 février 1731 - Deinze 24 août 1794), surnommé Le Riche, qui fit de bonnes études, épousa la Gantoise Marie-Jeanne Camberlyn (1724-1801). Elle était la fille de Gilles Camberlyn, qui s'était acheté la seigneurie d'Amougies et de Marie-Jeanne Amelot, et la sœur de Gilles Guillaume Camberlyn[Note 2], pensionnaire de la Keure à Gand.

Dans sa jeunesse, Beyens habitait la ferme Ter Linden. Il acquit plus tard une maison de maître à 'Tusschenbruggen' (aujourd'hui Tolpoortstraat), propriété jouxtant le château de Deinze. Il devint notaire à Deinze (1751-1794) et fut échevin (1777-1784) et, ensuite, bourgmestre (1788-1792) de la petite ville.

Sous l'Ancien régime il fut en plus bailli de Deurle et de Bachte-Maria-Leerne, greffier ou receveur d'un certain nombre de paroisses et de seigneuries, parmi lesquelles Astene, Gottem, Wontergem, Zeveren, ainsi que receveur du couvent de Melle. En 1769 il devint membre de la Gilde des arbalétriers de Saint-Georges à Deinze.

Les époux Beyens-Camberlyn eurent cinq garçons et cinq filles (voir crayon généalogique ci-dessous).

Les quatre fils qui parvinrent à l'âge adulte firent des études à l'Université de Louvain. Ils y étaient inscrits comme suit[Note 3] :

  1. Constantin, le 14 janvier 1778;
  2. Albert, le 23 janvier 1781;
  3. Eugène, le 7 janvier 1783;
  4. Jean-Baptiste, le 12 janvier 1786.

Constantin Beyens[modifier | modifier le code]

Constantin Beyens (Deinze, 15 septembre 1758 - Gand, 12 décembre 1808) était le quatrième enfant des Beyens-Camberlyn et le premier à parvenir à l'âge adulte. Après ses études de droit à Louvain, il devint en 1784 notaire, adjoint de son père. Il fut également greffier de Zeveren. En 1790 il fut patriote actif et après s'être joint auprès des révolutionnaires à Bruxelles, il rejoignit l'armée du général Jean-André van der Mersch et alla combattre du côté de Namur.

En 1791 il était à nouveau installé en tant qu'avocat et notaire à Deinze. Il ne manqua pas d'adhérer aux idées révolutionnaires importées de France. Lorsqu'à l'occasion de la première invasion des troupes françaises un nouveau conseil communal fut installé à Deinze le 11 décembre 1792, composé de douze représentants provisoires, il en fit partie. Après l'annexion définitive à la France en juin 1794, il fut nommé secrétaire de la régence du canton. Il exerça cette fonction pendant quatre ans, tout en restant notaire. En 1797, à l'occasion de la nouvelle organisation décrétée par le Directoire, Deinze devint une commune distincte et Constantin continua de faire partie de son conseil. Il fonda également un Cercle constitutionnel qui tenait ses réunions au Temple de la Loi, qui, semble-t-il grâce à son intervention, fut rendu au culte vers la fin du siècle, en tant qu'église paroissiale Notre-Dame.

Au mois d'avril 1800 il fut nommé sous-préfet à Audenarde[Note 4]. En 1803 il devint, tout comme deux de ses frères, membre de la loge maçonnique bruxelloise Les Amis philanthropes. En tant que sous-préfet sa réputation n'était semble-t-il pas sans tâche car, dans un rapport établi à l'intention de Bonaparte, en prévision de sa visite aux Pays-Bas méridionaux en 1803, Beyens était le seul à être annoté défavorablement. Il mourut à Gand dans la maison de son frère, à la suite de crachats de sang.

Albert Guillaume Marie Beyens[modifier | modifier le code]

Albert Guillaume Marie Beyens (Deinze, 8 novembre 1760 - Bruxelles, 7 novembre 1827), jumeau d'Isabelle Beyens (morte avant 1767), fut le deuxième des fils Beyens à atteindre l'âge adulte. Inscrit à Louvain en 1781 à la Pédagogie du Faucon (mentionné comme originaire de Courtrai, contrairement à ses frères) il obtint son diplôme de licencié en droit et fut accepté en 1787 comme avocat au Conseil de Flandre à Gand.

Il se mêla comme son frère quelque peu de politique et fut en 1792 échevin de la 'Vicomté' à Gand. Ce fut l'époque où il rédigea plusieurs mémoires juridiques qui ont été conservés sous forme manuscrite :

  • Commentaire sur la Coutume d'Alost
  • Notulen op de Costuymen van Gent
  • Reflexiones ad Consuetudines Gandavenses.

Après l'arrivée des Français en juin 1794, il demeura avocat à Gand. En 1800, à l'âge de trente-neuf ans il épousa Suzanne Mouriau (1778-1814) qui en avait vingt-deux. La même année il fut nommé président du Tribunal de première instance à Gand (1800-1810). Les rapports le concernant étaient unanimement élogieux. Le préfet Faipoult écrivait : Instruit, intelligent, connaît la jurisprudence flamande et le commissaire du gouvernement renchérissait : aucun juge n'est capable de le remplacer.

En 1803 il rejoignit la loge Les Amis philanthropes en tant qu'apprenti. L'année d'après et jusqu'en 1807 il était mentionné comme maître, pour ensuite être inscrit comme membre honoraire. En 1808 il fut nommé chargé de cours à l’École spéciale de droit, récemment fondée à Bruxelles.

Beyens possédait une bibliothèque très fournie et en fit faire l'inventaire en 1804 par l'éditeur-imprimeur gantois De Goesin, qui imprima un catalogue en cinq volumes. Sa réputation en tant que juriste et juge était solide. Le procureur général François Joseph Beyts témoigna à son sujet en 1810, à l'époque où il était déjà tombé en disgrâce : J'ai assisté à ses audiences, même à ses référés à son domicile. Rien n'égale son habilité, sa facilité à liquider les affaires, son coup d'œil est juste, rapide, il est d'une probité reconnue, il s'est identifié avec le code civil et le code de procédure civile, il les applique et les étudie par goût et par passion, ils sont sur sa table au déjeuner, sur sa table de nuit, il a des talents transcendants.

L'année 1809 fut dramatique pour Beyens. Afin de financer ses achats de biens nationalisés (il avait acheté des biens totalisant environ 66 ha) il avait signé des traites au profit du banquier Josse Bernard Goethals. Celui-ci fit faillite et entraîna Beyens dans sa chute. Non seulement les créanciers de Goethals exigèrent le remboursement des traites, mais en plus Goethals avait établi des traites supplémentaires sur lesquelles il avait apposé la signature de Beyens. Celui-ci fut déclaré en faillite, malgré le fait qu'il n'était pas commerçant. Le tribunal de Gand essaya de modifier la sentence en déclaration de déconfiture, mais la Cour de cassation à Bruxelles confirma la faillite, arrêt qui fut fort critiqué et ne fit pas jurisprudence.

Les ennemis de Beyens publièrent un pamphlet anonyme très hargneux. Une feuille volante fut également diffusée sous le titre Prophétie tirée d'un vieux manuscrit avec toutes sortes d'accusations et même avec la suggestion qu'il en savait plus sur la mort suspecte de son frère. Beyts le fit venir chez lui et l'obligea à signer sa démission. Son excellente réputation fit qu'il ne fut pas laissé à l'abandon et qu'il fut pourvu d'un poste d'enseignant à L'École de Droit d'Amsterdam. Il s'y inscrivit également au barreau. Lors de son séjour dans la capitale des Pays-Bas il écrivit deux traités, demeurés également à l'état de manuscrits :

  • Projet d'une loi relative à la procédure civile (1811)
  • Projet de code pour le royaume de Hollande (1812)

En 1817 Beyens, devenu veuf et ayant également perdu une de ses deux filles, revint à Bruxelles avec sa fille Henriette, qui épousa bientôt le jeune avocat originaire de Roulers, Jean-Bernard Dubois, qui s'établit à Gand, où il fut, après 1830, actif au sein du parti libéral. Albert Beyens s'inscrivit au barreau de Bruxelles. En peu de temps il s'y acquit une belle réputation et fut surtout sollicité par des citoyens qui s'opposaient au gouvernement du Royaume-Uni des Pays-Bas, voire au roi Guillaume Ier lui-même. En 1818 il se chargea de la défense des sieurs Donny et Crawford qui exigeaient de l'état de fortes indemnités et qui furent poursuivis pour un délit de presse, ayant étalé leurs exigences dans des articles de journaux. En 1820 il défendit, avec son frère Jean-Baptiste et cinq autres avocats renommés, le publiciste Charles Van der Straeten qui avait publié des critiques à l'encontre du Royaume-Uni. Cette défense fut tellement prise de mauvaise part par les autorités, que les avocats furent suspendus et mis en accusation. Le tumulte qui s'en suivit fut tel que la Chambre de mise en accusation préféra se limiter à l'imposition d'une sanction disciplinaire.

Eugène-François Beyens[modifier | modifier le code]

Eugène-François Beyens (Deinze 25 mai 1762 - Gand 10 octobre 1793) fut promu docteur en théologie à Louvain, où il avait été inscrit en 1783. Le 8 septembre 1787 il fut ordonné prêtre à Gand. Il mourut ayant à peine dépassé la trentaine.

Jean-Baptiste Justin Beyens[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Justin Beyens (Deinze, 5 juin 1766 - Bruxelles, 1er novembre 1829) était le neuvième enfant du couple Beyens-Camberlyn. Inscrit à Louvain en 1786 il obtint d'excellents résultats et la licence utriusque juris[Note 5]. En 1791 il s'inscrivit à Gand comme avocat auprès du Conseil de Flandre. Après l'arrivée des Français, il partit en voyage à Amsterdam et Hambourg. À son retour il fut nommé accusateur public auprès de la Cour criminelle à Gand et devint membre du conseil communal. En 1798 il fut victime, avec d'autres, de l'épuration ordonnée par le Directoire qui venait lui-même d'être expurgé et radicalisé, et qui éjectait tous les éléments modérés.

En 1797 il fut nommé chargé de cours à l'École centrale du département de l'Escaut. Le commissaire dictatorial Grégoire Du Bosch se plaignit que pendant son absence un ennemi du peuple avait été nommé et il le destitua. Désormais Beyens lutta sans désemparer contre Du Bosch, qui en juillet 1799 fut éliminé pour de bon de la scène politique gantoise. Entre-temps Beyens s'était préoccupé de son patrimoine et avait fait l'achat de 168 ha de biens nationaux. Il ne mit pas à profit sa victoire gantoise mais alla s'établir Rue de la Loi à Bruxelles, en tant qu'avocat et avoué. Il devint presque instantanément membre de la loge Les Amis philanthropes. Contrairement à ses deux frères il fut pendant de nombreuses années un membre actif. En 1805 il fut orateur de sa loge. En 1814 il épousa à Ypres Isabelle Fonteyne, qui n'avait que vingt-deux ans alors que lui en avait quarante-huit.

Sous le Royaume-Uni des Pays-Bas il fut, tout comme son frère un avocat apprécié par les plaignants contre l'État, tout en plaidant également dans des affaires civiles. Quelques-unes des affaires importantes qu'il plaida furent :

  • les administrateurs des hospices civils de Gand contre le comte Vilain XIIII pour des dettes non apurées par son père défunt ;
  • Thérèse Dons de Lovendeghem contre son père Louis-Ferdinand Dons de Lovendeghem ;
  • l'ecclésiastique Léon de Foere, qui fut condamné à deux ans de prison pour ses écrits dans Le Spectateur Belge ;
  • Charles Van der Straeten, auteur du mémoire De l'état actuel du Royaume des Pays-Bas et des moyens de l'améliorer (1819), affaire qu'il plaida avec son frère et cinq autres confrères, ce qui leur valut à tous une sanction disciplinaire ;
  • les vicaires généraux du diocèse de Gand Ambroise Goethals et François Martens, qui après quatre années de détention provisoire furent acquittés. Beyens plaida pour eux de concert avec son frère en maçonnerie Pierre-Théodore Verhaegen.

Jean-Baptiste Beyens mourut quelques mois avant la proclamation de l'indépendance de la Belgique. Plus tard il fut considéré comme un des précurseurs de la révolution et dans les notices de la Biographie nationale consacrées à lui et à son frère il fut écrit que grâce à leur talent et leur énergie ils sont de ceux qui ont préparé et suscité la révolution de 1830.

Sa fille Hortense épousa le général néerlandais Hubert Joseph Jean Lambert de Stuers. Son fils Eugène opta résolument pour le nouveau royaume de Belgique.

Eugène Beyens[modifier | modifier le code]

Baron Eugène Beyens (1816–1894), ambassadeur de Belgique à Paris

Eugène Beyens (Bruxelles, 12 novembre 1816 - Presle, 17 juillet 1894) fut diplomate belge. Il épousa à Madrid le 29 juin 1851 Maria de las Mercedes Alcala Galiano y Valencia (Madrid 1828 - Paris 1917), dame de la Toison d'or[réf. nécessaire], fille de Antonio Alcalá Galiano (des comtes Casa-Valencia).

Il fut l'un des premiers diplomates du royaume. Après la signature de la paix entre les Pays-Bas et la Belgique, il fut nommé à l'ambassade belge à La Haye. En 1850 il faisait partie de la légation belge auprès du duché de Saxe-Cobourg. Ensuite il passa à Madrid, où il se maria. En 1853 il fut nommé à la légation belge à Paris. Son épouse était une amie d'enfance d'Eugénie de Montijo, qui en janvier 1853 devint impératrice en épousant Napoléon III. Le couple impérial fut parrain et marraine de leur fils Napoléon-Eugène. En 1864 Eugène Beyens fut promu ambassadeur de Belgique à Paris, fonction qu'il exerça jusqu'à sa mort.

Pendant la brève période où il fut secrétaire de légation à Cobourg, le duc Ernest II de Saxe-Cobourg et Gotha lui conféra un titre héréditaire de baron. De tels titres de noblesse octroyés par des cours étrangères n'étant pas reconnus par la Belgique[4], il sollicita[réf. nécessaire] et obtint l'année suivante une régularisation dans la noblesse belge, avec le titre de baron et baronne transmissible à tous ses descendants[Note 6].

Napoléon-Eugène Beyens[modifier | modifier le code]

Baron Napoleon-Eugène Beyens (1855-1934) Ministre d'État, ministre des Affaires étrangères (Belgique)

Napoleon-Eugène Beyens (Paris, 24 mars 1855 - Bruxelles, 3 janvier 1934), fils de l'ambassadeur Eugène Beyens, épousa Marguerite Oppenheim (1871-1949), fille d'un banquier de Frankfort.

Il débuta dans la carrière diplomatique en 1877. Il fut d'abord collaborateur de son père à l'ambassade de Paris, suivi d'une année à l'ambassade à Madrid. Il devint ensuite membre du cabinet du roi Léopold II, sous Jules Van Praet et Jules Devaux. En 1887 il était de retour auprès de son père à Paris et lorsque celui-ci mourut il fut pendant quelque temps chargé d'affaires. Il fut ensuite conseiller d'ambassade à Téhéran (1894-1896) et Bucarest (1896-1906). En 1910 il fut nommé chef de cabinet du roi Albert I, et reçut le titre envié de Ministre de la Maison du Roi. Le roi fut le parrain de son troisième fils. En 1912 Beyens fut nommé ambassadeur à Berlin et eut le triste privilège d'être le destinataire de la déclaration de guerre allemande.

En 1915 il fut nommé ministre d'État en de 1915 à 1917 il fut ministre des Affaires étrangères du gouvernement en exil de Broqueville. L'année 1917 fut cruciale, avec plusieurs initiatives de paix. Lorsque des négociations entre les belligérants semblaient pouvoir se réaliser, le premier ministre Charles de Broqueville écarta Beyens afin de pouvoir prendre lui-même le portefeuille des affaires étrangères. Les différentes tentatives échouèrent et la guerre se traînerait encore jusque fin 1918.

En 1920 la Société des Nations confia à Beyens et à deux autres diplomates la mission d'arbitrer le conflit entre la Suède et la Finlande au sujet des droits sur les îles Åland. De 1921 à 1925 il termina sa carrière en qualité d'ambassadeur auprès du Saint-Siège.

Beyens fut également historien et publia plusieurs ouvrages consacrés aux relations internationales, tels que :

  • Le Second Empire. Ed. Desclée, De Brouwer, 1924 ;
  • Deux années à Berlin, 1931 ;
  • Quatre ans à Rome, 1934.

Il fut élu membre correspondant et ensuite membre effectif de l'Académie royale de Belgique.

Le roi Albert assista à son enterrement, six semaines avant de connaître lui-même une mort tragique.

Antoine Beyens[modifier | modifier le code]

Baron Antoine Beyens (1906-1995), ambassadeur de Belgique

Antoine Nicolas Beyens (Paris, 6 octobre 1906 - Bruxelles, 15 décembre 1995) était le fils de Napoléon-Eugène Beyens. Il épousa Simonne Goüin (Paris 17 février 1911 - Ixelles 15 décembre 1991), fille d'Édouard Goüin et de Suzanne du Buit. ils eurent trois fils.

Il rejoignit le corps diplomatique en 1932 et fut attaché d'ambassade à Washington, Mexico et Londres. À ce dernier poste, il se mit dès 1940 au service du gouvernement belge en exil. Après la guerre il fut chargé d'affaires à Madrid et y négocia - en vain - l'extradition de Léon Degrelle. En 1951 il fut nommé consul-général à Rabat et il termina sa carrière en tant qu'ambassadeur à Lisbonne (1958-1962) et Madrid (1963-1967). De retour à Bruxelles, il occupa encore des fonctions de direction au sein de l'administration du ministère des affaires étrangères.

Ses fils étaient :

  • Christian Beyens (1938-1986) qui épousa Beatrice Elleboudt (°1939)
  • François Beyens (°1941), médecin, secrétaire-général et fondateur de l'International Council of Medical Acupuncture and Related Techniques (ICMART)
  • Ghislain Beyens (Woking 1953 - Alicante 2001)

Henri Beyens[modifier | modifier le code]

Baron Henri Beyens (né en 1933), ambassadeur de Belgique

Jean-Baptiste, connu sous le nom d'Albert Beyens (°Bruxelles, 29 août 1910, habitant Neuilly-sur-Seine) fut le troisième fils de Napoleon-Eugène Beyens. Il épousa Anne O'Connor (Paris 1910-2000).

Leur fils aîné, Henri-Eugène Beyens (de) (Etterbeek 3 avril 1933-) épousa en 1964 l'ingénieur français Marie-Térèse Henry (Nantes, 8 janvier 1935 - Bruxelles, 26 avril 2014) et devint diplomate belge. Il débuta dans la carrière en 1957 et fut posté à La Havane en 1959, à l'époque où Fidel Castro s'emparait du pouvoir. Il fut ensuite nommé successivement aux ambassades belges à Paris, Islamabad, Tokyo, Brasilia et La Haye.

En 1987 il fut nommé ambassadeur à Prague et y vécut la révolution de velours et les premières élections démocratiques qui amenèrent Václav Havel à la présidence. En 1991 il devint directeur-général de la politique au ministère des Affaires étrangères. Il fut ensuite ambassadeur auprès du Saint-Siège et auprès de l'UNESCO.

Crayon généalogique[modifier | modifier le code]

  • Livinus Beyens x Joanna Wanseel
    • Laurentius Beyens[5] (Nazareth 28 mars 1630) x Petronella Wouters (au moins dix enfants)
      • Paulus Beyens[6] (Nazareth 29 octobre 1659) x Joanna Vermeersch
        • Franciscus Beyens[7] (Nazareth 7 août 1691) x Josine (Judoca) Van Acker.
          • Petrus Beyens[8]. (Wontergem 21 janvier 1721). Comme de coutume, le grand-père maternel et la grand-mère paternelle furents parrain et marraine.
          • Jean-François Beyens[9] (Wontergem 18 janvier 1723)
          • Joseph Beyens[10] (Wontergem 5 janvier 1725)
          • Jacobus Beyens[11] (Wontergem 15 février 1727)
          • Petrus-Franciscus Beyens[12] (Wontergem 16 février 1731 - Deinze 24 août 1794), x Marie-Jeanne Camberlyn (1724-1801)
            • Marie-Thérèse (1754-1782) [13]
            • Caroline (1756-après 1767) [14]
            • Jean-Baptiste-Hubert (1757 - avant 1766) [15]
            • Constantin (1758-1808) [16]
            • Albert Guillaume Beyens (1760-1827) x Suzanne Mouriau (1778-1814) [17]
            • Isabelle (1760-avant 1767) [18]
            • Eugène-François (1762-1793) [19], prêtre
            • Rosalie (1764- après 1796) [20]
            • Jean-Baptiste-Justin Beyens (1766-1829) x Isabelle Fonteyne (1792-) [21]
              • Hortense Beyens x Hubert Lambert de Stuers, général néerlandais
              • baron Eugène Beyens (1816-1894) x Maria de las Mercedes Alcala Galiano y Valencia (1828-1917)
                • baron Napoleon-Eugène Beyens (1855-1934) x Marguerite Oppenheim (1871-1949)
                  • baron Antoine-Nicolas Beyens (1906-1995) x Simonne Goüin (1911-1991)
                    • baron Christian Beyens (1938-1986) x Beatrice Elleboudt (°1939)
                    • baron François Beyens (°1941) x Chuan Wu (1951-)
                    • baron Ghislain Beyens (1953-2001)
                  • baron Jean-Baptiste, dit Albert Beyens (1910-2000) x Anne O'Connor (1910-2000).
                    • baron Henri-Eugène Beyens (1933-) x Marie-Térèse Henry 1935-)
                      • baron Emmanuel Beyens (1968-) x Gianna-Lia Cogliandro (1967-)
                • baron Hubert Beyens (1861-1946) x Alina de Mot (1867-1958)
                  • baron Serge Beyens (1891-1943)
            • Isabelle (1767-après 1803) [22] Cette seconde Isabelle (que Poplimont ne mentionne pas) épousa Jean-Baptiste Gheldolf et non point la première, comme il l'indique, qui mourut jeune.

Alliances[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

La bibliothèque universitaire de Gand conserve des documents et manuscrits concernant la famille Beyens, plus particulièrement les traités juridiques écrits par le président du tribunal de Gand, Albert Beyens.

Littérature et sources[modifier | modifier le code]

Sources généalogiques[modifier | modifier le code]

Les registres paroissiaux de Nazareth, de Wontergem et de Deinze, fournissent les preuves exactes de l'ascendance et de la filiation des Beyens. Les actes dans ces registres prouvent, contrairement à ce que Isidore de Stein d'Altenstein avançait en 1852 dans L'Annuaire de la noblesse de Belgique, que la famille Beyens, dont il est question dans cet article, n'a pas de lien avec la famille Beyens, seigneurs de Grambais, d'origine hollandaise et installée dans le Brabant wallon.

Beyens, la famille des juristes[modifier | modifier le code]

  • Mémoire contenant la réfutation des faits et moyens allégués par les sieurs Jos. Thys et consors, Gand, 1847.
  • Eugène COEMANS, Albert Beyens, dans : Biographie nationale de Belgique, T. II, Bruxelles, 1868, col. 401-403.
  • Eugène COEMANS, Jean Beyens, dans : Biographie nationale de Belgique, T. II, Bruxelles, 1868, col. 401-403.
  • A. SCHILLINGS, Matricule de l'université de Louvain, Tome IX (30 août 1776-11 novembre 1789), Bruxelles, 1967.
  • Philippe VAN HILLE, Het Hof van Beroep te Brussel en de rechtbanken van Oost- en West-Vlaanderen onder het Frans Bewind, Handzame, 1970.
  • Emile LARTIGUE, Loge des Amis Philanthropes à L’Orient de Bruxelles. Précis historique première partie (1893) dans : Histoire d’une Loge, des origines à 1876, Bruxelles, 1972.
  • K. SMITH, Over de hoeven van Deinze, dans : Bijdragen tot de geschiedenis der stad Deinze en van het land aan Leie en Schelde, LIII, 1986, p. 106-109.
  • Conny DEVOLDER, De notabelen van het keizerrijk (1804-1814). Het Scheldedepartement, dans : Handelingen van de maatschappij voor geschiedenis en oudheidkunde in Gent, 1991.
  • René DE CLERCQ, Vrijmetselaars in Groot-Deinze voor 1830, Deinze, 1991-1994.
  • Guy SCHRANS, Vrijmetselarij te Gent in de XVIIIe eeuw, Gand, 1997 en 2009.
  • Conny DEVOLDER, Grands notables du Premier Empire. Volume 28, Escaut, C. N. R. S., Paris, 2001.
  • Walter PREVENIER & Romain VAN EENOO (dir.), Geschiedenis van Deinze, Deinze, Deel I, 2003 - Deel II, 2005 - Deel III, 2007.
  • Herman MAES, Over de notarissen in Deinze, dans : Bijdragen tot de geschiedenis van Deinze en de Leiestreek, 2009, p. 13-57.
  • Guido DEMUYNCK, Inleiding tot de geschiedenis van het notariaat te Deinze, VVF, Deinze, 2011.
  • Bart COPPEIN et Jérôme DE BROUWER, Histoire du barreau de Bruxelles / 1811–2011 / Geschiedenis van de balie van Brussel, Bruxelles, Éditions Bruylant, 2012, pp. 28, 33, 39.

Beyens, la famille des diplomates[modifier | modifier le code]

  • Isidore de STEIN d'ALTENSTEIN, Annuaire de la noblesse de Belgique, Bruxelles, 1852, p. 111-115.
  • Charles POPLIMONT, La Belgique héraldique, Tome I, A-Bi, Bruxelles, 1863.
  • Felix-Victor GOETHALS, Archéologie des familles de Belgique, première livraison, Bruxelles, Imprimerie de Polach-Duvivier, 1864, pp. 98 à 101.
  • Paul BOURGET, Un diplomate belge à Berlin. L'Illustration, 26 décembre 1931.
  • Baron BEYENS, Un diplomate au service de son pays. Le baron Beyens, ministre des Affaires étrangères, Bruxelles, z. d.
  • État Présent de la noblesse du Royaume de Belgique, Éditions Tradition et Vie, Bruxelles 1960.
  • Fernand VAN LANGENHOVE, Eugène Beyens, dans : Biographie nationale de Belgique, T. XXXIV, Brussel, 1967-68, col. 71-79
  • Oscar COOMANS de BRACHÈNE & Georges de HEMPTINNE, État présent de la noblesse belge, Annuaire 1971, seconde partie : Bet - Bo, Bruxelles, 1971.
  • Oscar COOMANS de BRACHÈNE, État présent de la noblesse belge, Annuaire 1984, Bruxelles, 1984.
  • Paul JANSSENS et Luc DUERLOO, Armorial de la noblesse belge, Bruxelles, 1992.
  • Oscar COOMANS de BRACHÈNE, État présent de la noblesse belge, Annuaire 2003, Brussel, 2003
  • Henri BEYENS, Aux avant-postes de la diplomatie. Le baron Beyens, ministre de Belgique à Berlin (1912-1914), dans: Bulletin de l'Assocation de la Noblesse, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il n'est pas encore possible de l'identifier avec précision. Il peut s'agir soit de Livinus Beyens époux de Maria Mamond cités le 17 novembre 1644, soit de Livinus Beyens époux de Jeanne Wanseel, soit de Livinus Beyens époux de Judoca Buycks (ou Tuyck) cités le 3 août 1647. Le fait qu'Engel Buyck(s) fut bourgmestre en 1648 peut faire penser qu'il s'agisse de ce dernier.
  2. Père du poète néolatin Jean-Baptiste Camberlyn (1772-1834).
  3. Ils n'y étaient pas inscrits comme 'nobiles', indication de leur appartenance à la bourgeoisie.
  4. Poplimont le signala erronément comme étant 'préfet'
  5. Poplimont affirme qu'en 1787 il sortit premier du Concours général. Il fut plus exactement le deuxième lors du Concursus Philosophicus du 9 août 1787, après le primus Van der Vrecken. Considéré comme un évènement, ce résultat fut ajouté sur son acte de baptême : hic fuit anno 1787 in promotione generali secundus lovaniensis.
  6. Poplimont écrit que la reconnaissance belge datait du 20 décembre 1850. La date exacte, mentionnée dans Armorial de la noblesse belge et dans État présent de la noblesse belge est le 15 juillet 1851.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère des Affaires étrangères, Service de la Noblesse, Bibliothèque Héraldique. Dossier Beyens.
  2. Frans De Potter et Jan Broeckaert, Geschiedenis van de gemeenten der Provincie Oost-Vlaenderen, Gand, 1864-1870, volume V, p. 45.
  3. K. SMITH, Over de hoeven van Deinze, dans : Bijdragen tot de geschiedenis der stad Deinze en van het land aan Leie en Schelde, LIII, 1986, pp. 106-109.
  4. Henri de Page, Traité élémentaire de droit civil belge: principes, doctrine, Bruxelles, 1962, vol. I, p. 413 : "Les titres de noblesse conférés par des souverains étrangers sont sans valeur en Belgique. En conséquence, aucun Belge ne peut les porter, s'ils n'ont été reconnus par le Roi". Ainsi que : Moniteur Belge, lundi 9 mai 1853 no 129, p. 1 : "Rapport au roi 23 avril 1853", "Quoi de plus contraire, en effet, à la prérogative du souverain que la nécessité d'admettre et de reconnaître des titres honorifiques émanés d'un souverain étranger? La noblesse est destinée chez nous à récompenser les services rendus au pays ; le Roi et son gouvernement peuvent seuls apprécier le mérite de ces services. Ceci n'a pas besoin de démonstration. Il est évident qu'un souverain étranger pourrait juger, à son point de vue, dignes d'une distinction des actes que nous serions fondés à envisager sous un aspect tout différent. D'un autre côté, il faut se garder d'encourager des tentatives que rien ne justifie, à l'effet d'obtenir, par toute sorte de moyens et dans je ne sais quelles chancelleries, des lettres patentes de noblesse ou de titres. Il est vrai que, en Belgique, les diplômes étrangers ne peuvent sortir légalement leur effet, qu'après avoir été confirmés et reconnus par de nouvelles lettres patentes de Votre Majesté. Mais c'est déjà un inconvénient grave d'avoir à résister à cette pression de l'importunité, souvent si active et si persistante. Quoi qu'il en soit, en 1840, un premier pas a été fait dans la voie de la régularité. L'arrêté royal du 20 mai de cette année porte que : Aucun Belge n'obtiendra l'autorisation de porter les insignes d'un ordre étranger, ni la reconnaissance de titres de noblesse étrangers, à moins que ces distinctions n'aient fait l'objet d'un concert préalable entre notre gouvernement et celui qui les a conférées".
  5. Nazareth, paroisse Notre-Dame : Item 28 (martii 1630) baptisata est Laurentia Beijens filia Livini et Joannae Wanseel coniugum, susceptoribus Laurentio Beijens et Elisabetha Crombrughe.(Le curé a commis un lapsus calami en mettant son nom au féminin. Le fait que l’enfant porte le nom du parrain Laurentius indique que c’est un garçon sinon « elle » aurait été appelée Elisabetha. D’ailleurs les tables rectifient cette erreur et l’appellent Laurentius)
  6. Nazareth, paroisse Notre-Dame : Annus 1659. Item eadem die (trigesima octobris) baptizavi Paulum Beijens filium Laurentij et Petronille Wauters coniugum natum pridie circa primam pomeridianam susceptores fuerunt Paulus Wouters et Susanna Verstichele. J. Juet presbyter.
  7. Nazareth, paroisse Notre-Dame, baptême du 8 août 1691 : Die 8 augusti baptizavi Franciscum Beyens filium Pauli et Joanne Vermeersch natum pridie ad 4 pomeridie suscepere Franciscus Van Craeynest et Adriana Vandaele. Guil(ielmus) Sanders (presbyter).
  8. Wontergem (paroisse Sainte Agnès) : Anno 1721 die 21 Januarii Ba(ptiz)avi Petrum filium Francisci Beyens et Judoce Van Acker coniugum natum hodie circa 7 matutinam, susceptores Petrus Van Acker et Joanna Vermersch. Petrus Weyn pastor in Wonterghem.
  9. Wontergem (paroisse Sainte Agnès) : Anno 1723 die 19 Januarii Baptizavi Joannem Franciscum filium Francisci Beyens et Judoce Van Acker coniugum natum pridie circa 6am vespertinam, susceperunt Joannes Baptista Beyens et Catharina Van Overbeke ita est. Petrus Berth Vicep(astor) : in Aersele.
  10. Wonterghem (paroisse Sainte Agnès) : Anno 1725 die 5 Januarii Ba(ptiz)avi Josephum Beyens filium Francisci, et Judoce Van Acker coniugum natum hodie mane circa septimam : susceptores Philippus Van Daele nomine Francisci Van Craeweghem et Judoca Tytgadt nomine Petronille Beyens. Petrus Weyn pastor in Wonterghem.
  11. Wontergem (paroisse Sainte Agnès) : Anno 1727 die 15 februarii Ba(ptiz)avi Jacobum filium Francisci Beyens et Judoce Van Acker coniugum, natum hodie circa 6tam matutinam, susceptores Judocus Van Daele et Francisca Van Acker. Petrus Weyn pastor in Wonterghem.
  12. Wontergem (paroisse Sainte Agnès) : Anno 1731 die 17 februarii Baptizavi Petrum Franciscum Beyens filium Francisci et Judoce Van Acker coniugum natum pridie circa 6tam matutinam : susceptores Franciscus Van Herrewege et Livina Beyens. Petrus Weyn pastor in Wonterghem.
  13. parrain: François Beyens - marraine: Marie-Jeanne Amelot
  14. parrain: Gilles Guillaume Camberlyn - marraine: Marie Françoise Van Ackere
  15. parrain: Hubert Camberlyn - marraine: Marie Catherine Van Houtte
  16. parrain: Pierre François Beyens - marraine: Marie-Thérèse Camberlyn
  17. parrain: Gilles Guillaume Beyens - marraine: Marie-Caroline Achtens
  18. parrain: Jean-Baptiste van Hanewijck - marraine: Angelina Praet
  19. parrain: Gilles Guillaume Camberlyn - marraine: Marie-Jeanne Vercauteren
  20. parrain: François Van Zele loco Révérend père Hubert Camberlyn - marraine: Jeanne Marie Martens
  21. parrain: Jean-Baptiste Camberlyn - marraine: Anne Justine De Graeve
  22. parrain: Antoine Merry - marraine: Caroline Beyens

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]