Bataille de Castalla (1812)

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Bataille de Castalla (1812)
Le cuirassier Bécheret, du 13e régiment de cuirassiers, enlève un drapeau à l'ennemi lors de la bataille de Castalla, le 21 juillet 1812.
Le cuirassier Bécheret, du 13e régiment de cuirassiers, enlève un drapeau à l'ennemi lors de la bataille de Castalla, le 21 juillet 1812.
Informations générales
Date 21 juillet 1812
Lieu Castalla, Espagne
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Espagne Espagne
Commandants
Jean Isidore Harispe Enrique José O'Donnell
Forces en présence
5 000 hommes 11 000 hommes
6 canons
Pertes
200 tués ou blessés 1 000 tués ou blessés
2 135 prisonniers
2 canons
3 drapeaux
Guerre d'indépendance espagnole
Batailles
Campagne d'Aragon et de Catalogne (1809-1814)

Valls (1re) · Gérone · Alcañiz · María-Belchite · Mollet · Vich · Villafranca (2e) · Lérida · Tortose · Valls (2e) · Tarragone (1er) · Sagonte · Valence · Castalla (1er) · Castalla (2e) · Tarragone (2e)

Coordonnées 38° 36′ 00″ N 0° 40′ 00″ O / 38.6, -0.6666738° 36′ 00″ Nord 0° 40′ 00″ Ouest / 38.6, -0.66667  

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Castalla (1812).

Géolocalisation sur la carte : Communauté valencienne

(Voir situation sur carte : Communauté valencienne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Castalla (1812).

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La première bataille de Castalla se déroule le 21 juillet 1812 dans le cadre de la guerre d'indépendance espagnole, et oppose la division française du général Jean Isidore Harispe à l'armée espagnole commandée par Enrique José O'Donnell. Mal conçu, le plan de bataille espagnol échoue et les Français, en infériorité numérique, parviennent à enfoncer le centre du dispositif adverse avant que les colonnes de droite et de gauche ne puissent intervenir. L'affrontement s'est déroulé près de la ville de Castalla, à 32 km au nord-ouest d'Alicante.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après le succès du siège de Valence, l'armée française d'Aragon, commandée par le maréchal Louis-Gabriel Suchet, occupe la majeure partie de la province de Valence. Au sud, l'armée espagnole de Murcie se regroupe pour tenter d'enrayer la progression française. Le 16 janvier 1812, les troupes espagnoles repoussent le général Louis Pierre de Montbrun, qui tentait avec 5 500 soldats de s'emparer de la ville d'Alicante[1]. Une expédition anglo-sicilienne sous les ordres du général Thomas Maitland prévoit de débarquer à Alicante et le vicomte de Wellington demande au capitaine général Enrique José O'Donnell d'organiser une attaque contre les Français[2].

La bataille[modifier | modifier le code]

Ignorant les conseils de Wellington, O'Donnell forme les 11 000 hommes de son armée en trois colonnes d'attaque chargé d'envelopper l'une des brigades du général de division Harispe. Dans un même temps, le colonel Delort abandonne la tour de Castalla et établi ses soldats sur une colline avoisinante. Alors que les trois brigades centrales de O'Donnell, qui a rejoint les forces françaises, inspectent le terrain, le 24e régiment de dragons arrive inopinément sur le champ de bataille et mène une série de charges qui causent de lourdes pertes aux Espagnols et sèment la confusion dans leurs rangs. La cavalerie et l'infanterie françaises mettent ainsi hors de combat 1 000 soldats adverses, tués ou blessés, et capturent 2 135 prisonniers. Les colonnes de gauche et de droite de l'armée de Murcie exécutent des mouvements trop larges, et l'affrontement se termine avant qu'elles ne soient en mesure d'influer sur l'issue des combats.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Lorsque le général Maitland arrive finalement à Alicante, il découvre l'armée de Murcie incapable de mener des opérations militaires pendant plusieurs mois[3]. Le jour suivant la bataille de Castalla, Wellington remporte néanmoins une victoire décisive contre les Français à Salamanque, et menace dès lors de compromettre la situation de Napoléon en Espagne[4].

Accusé d'avoir pris de mauvaises dispositions, le général O'Donnell est destitué après la bataille[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Smith 1998, p. 363 et 364.
  2. Oman 1914, p. 567.
  3. Oman 1914, p. 567-570.
  4. Smith 1998, p. 380 et 381.
  5. Pigeard 2004, p. 183 et 184.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Digby Smith, The Napoleonic Wars Data Book, Londres, Greenhill,‎ 1998 (ISBN 1-85367-276-9).
  • (en) Charles Oman, A History of the Peninsular War, vol. 5, Oxford, Clarendon Press,‎ 1914.
  • Alain Pigeard, Dictionnaire des batailles de Napoléon, Tallandier,‎ 2004 (ISBN 2-84734-073-4)