Bartang

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.

37° 56′ 00″ N 71° 34′ 00″ E / 37.9333, 71.5667 ()

Bartang
(Murghab, Aksu, Oksu)
Le lac Sarez et le barrage d'Usoi, sur le Murghab - À gauche, à l'arrière-plan : le Pic de l'Indépendance, haut de 6.974 mètres.
Le lac Sarez et le barrage d'Usoi, sur le Murghab - À gauche, à l'arrière-plan : le Pic de l'Indépendance, haut de 6.974 mètres.
Le trajet de l' «Aksu-Murghab-Bartang», en bleu dans le quart inférieur droit de la carte.
Le trajet de l' «Aksu-Murghab-Bartang», en bleu dans le quart inférieur droit de la carte.
Caractéristiques
Longueur 528 km
Bassin 24 700 km2
Bassin collecteur l'Amou-Daria (mer d'Aral)
Débit moyen 128 m3/s
Régime nivo-glaciaire
Cours
Se jette dans le Piandj
Géographie
Pays traversés Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan Drapeau du Tadjikistan Tadjikistan

Le Bartang, appelé Murghab dans son cours moyen (du persan مرغاب signifiant "rivière des canards" puis adapté du russe Мургаб - également orthographié Murgab, Murghob, ou Murgob), et connu également dans son cours supérieur comme Aksu ou Oksu, est une rivière d' Afghanistan et du Tadjikistan. C'est un affluent du Piandj en rive droite, donc de l'Amou-Daria, par le Piandj.

Géographie[modifier | modifier le code]

L' « Aksu-Murghab-Bartang » naît dans le Wakhan afghan, longue langue de territoire afghan en direction de la frontière chinoise, située à l'extrême nord-est de l'Afghanistan. Dans la même haute vallée naît, en sens inverse, le Wakhan-Daria, cours supérieur du Piandj.

L'Aksu prend, peu après sa naissance, la direction du nord-est, puis du nord, et s'engage bientôt en territoire tadjik, où il effectue la plus grande partie de son parcours. S'incurvant progressivement vers le nord-ouest puis l'ouest, il baigne la petite ville de Murghab, dont il prend alors le nom.

Poursuivant son cours vers l'ouest par une vallée plus encaissée, le Murghab forme le lac Sarez puis, peu après, reçoit en rive droite les eaux du Kudara et porte dès lors le nom de Bartang. Il finit sa course en confluent avec le Piandj en rive droite, au niveau de la frontière afghane.

La rivière est l'axe central de la région autonome du Haut-Badakhchan mais ne constitue nullement une voie de passage. Seuls ses cours supérieur et inférieur sont bordés de routes, toute la partie "Murghab" est difficile d'accès, encore plus depuis que le lac Sarez a inondé la vallée sur près d'une soixantaine de km.

Formation du lac Sarez[modifier | modifier le code]

Le 18 février 1911, un important tremblement de terre (estimé entre 8 et 9 sur l'échelle de Richter) causa un énorme glissement de terrain dans la vallée du Murghab, qui barra totalement son cours, anéantissant tout un village. La masse de terre effondrée fut estimée à deux kilomètres cubes de roches. Cela forma un barrage naturel, appelé barrage d'Usoi. Dans les mois qui suivirent les eaux du Murghab remplirent l'importante cuvette située en amont du barrage naturel d'Usoi et formèrent ainsi l'actuel lac Sarez, qui mesure pas moins de 60 kilomètres de long dans la vallée du Murghab et contient 17 kilomètres cubes d'eau (soit plus de six mois de débit du Piandj). Son plan d'eau se trouve à 3.239 mètres d'altitude.

Les géologues sont d'avis que ce barrage pourrait être instable et s'effondrer durant un fort tremblement de terre à venir[1] . On ne peut perdre de vue que, peu en aval de l'Usoi, le Murghab devient le Bartang, dont les eaux se jettent dans le Piandj, puis dans l'Amou-Daria et que toutes ces vallées sont très peuplées. Ce serait indiscutablement une catastrophe majeure.

Une analyse globale des risques a été effectuée par la société suisse STUCKY dans le cadre d'un projet financé par la Banque Mondiale[1] et la Suisse. Les résultats de cette analyse ont été présentés au Symposium[2] de l'IAHR de St Petersbourg en 2002 et lors du congrès[3] de la commission internationale des grands barrages à Barcelone en 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bolt, B.A., W.L. Horn, G.A. Macdonald and R.F. Scott, (1975) Geological hazards: earthquakes, tsunamis, volcanoes, avalanches, landslides, floods Springer-Verlag, New York, ISBN 0-387-06948-8

Homonymie[modifier | modifier le code]

  • Il existe aussi une rivière de même nom en Afghanistan et au Turkménistan : voir Murghab (Afghanistan).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]