Back office

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Le back office (service d’appui[1], ou post-marché, selon la terminologie officielle française, ou encore arrière-guichet selon l'Office québécois de la langue française[2]) est l'ensemble des activités de supports, de contrôle, d'administration d'une entreprise. Elles sont facilement reconnaissables et pouvant être fonctionnellement et spatialement séparées du reste des opérations. Contrairement aux activités de haut niveau, ces activités sont assez standardisées, impliquent des bas salaires et sont en conséquence relativement automatisables. De plus, étant peu exigeantes en contacts extérieurs, elles sont faciles à décentraliser. Dans les villes où le coût de location des espaces est élevé, on a tendance à les reléguer en périphérie pour des raisons d'économie. Le terme est surtout utilisé dans la finance.

Il désigne l'ensemble des activités qui n'ont pas à être localisé en fonction de la clientèle de l'entreprise. Le back office désigne également les bâtiments où sont généralement plus périphériques où on relègue ce type d’activité. Il peut être situé à même le front office ou ailleurs, mais il est assez facilement délocalisable. Dans les pays anglo-saxons, le service back-office est plus souvent appelé settlements.

Ce service collabore avec le front-office, responsable des activités commerciales, qui, lui, est en contact direct avec les clients. Beaucoup d'établissements ont également mis en place un service de middle office, rattaché soit au front-office, soit au back-office, soit à une direction des risques.

Rôle du back-office[modifier | modifier le code]

On compte parmi ces activités les services de paye, de crédit, la facturation, la sollicitation téléphonique, divers services informatiques, etc.

En finance[modifier | modifier le code]

Le back-office a la responsabilité des tâches suivantes :

  • vérification (cohérence, conformité) des opérations enregistrées par le front-office ;
  • contrôle de provision (espèces ou titres) ;
  • envoi de confirmations :
  • ordres de paiement, instructions de règlement/livraison ;
  • vérification des encaissements ;
  • gestion de la vie des contrats, suivi des échéances ;
  • facturation des commissions ;
  • comptabilisation ;
  • reporting, notamment à vocation réglementaire.

Le rôle du back-office est conforté depuis 1997, en France, par le Comité de Réglementation Bancaire, puisqu'il stipule « une stricte indépendance entre les unités chargées de l’engagement des opérations et les unités chargées de leur validation[3] ». Le back-office doit être rattaché à une autre direction que celle chargée des opérations de marché.

Formations[modifier | modifier le code]

  • Une licence[4] professionnelle "Back et middle office", accessible au niveau bac+2, a été créée en 2007 à l'Université de Paris Ouest Nanterre-La défense (Paris X).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Terme proposé par la commission de terminologie et de néologie générale de terminologie et de néologie
  2. terme recommandé par l'OQLF[1] 2007-10-08
  3. Règlement n° 97-02 relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, article 7
  4. [2] Université de Paris 10 - Licence professionnelle « Assurance, banque, finance », Spécialité : Gestion d'actifs financiers - Back et middle offices

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Hélie, Post-marché & valeurs mobilières, La Revue Banque, 1993 (ISBN 2863252011)