Anna Notaras

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Anna Notaras (Grec Άννα Νοταρά) était la fille de Lucas Notaras, le dernier mégaduc de l'Empire byzantin. Elle a quitté Constantinople entre 1440 et 1449 pour Rome avec ses deux sœurs. Elle a ainsi évité la Chute de Constantinople et le massacre de sa famille[1]. Son père avait sagement investi une fortune loin de Constantinople. Elle devint le centre de la communauté des expatriés Byzantins à Venise. En 1499, elle fonda avec Nikolaos Vlastos (en) et Zacharie Kalliergis une des premières imprimeries pour des livres grecs à Venise. Dans sa correspondance avec elle, le conseil de Sienne lui donne le titre de veuve du dernier empereur byzantin Constantin XI. Mais c'est faux, un tel mariage n'est mentionné dans aucune des autres sources contemporaines, et en particulier pas dans les écrits du chancelier impérial Georges Sphrantzès.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Donald Nicol, “The Byzantine Lady Ten Portraits 1250—1500)“, Cambridge, 1994 (ISBN 0-521-45531-6)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donald MacGillivray Nicol, The Immortal Emperor : The Life and Legend of Constantine Palaiologos, Last Emperor of the Romans, Cambridge, Cambridge University Press, coll. « ACLS Humanities »,‎ 1992 (ISBN 0521414563)
  • Steven Runciman (trad. Hugues Defrance), La Chute de Constantinople 1453, Lonrai, Tallandier, coll. « Texto »,‎ 2007 (ISBN 978-2-84734-427-1)
  • Short Biographical Lexicon of Byzantine Academics Immigrants to Western Europe, de Fotis Vassileiou, Barbara Saribalidou.
  • Donald MacGillivray Nicol (trad. Hugues Defrance), Les Derniers Siècles de Byzance, 1261-1453, Lonrai, Tallandier, coll. « Texto »,‎ 2008 (ISBN 9782847345278)
  • Thierry Ganchou, « Le rachat des Notaras après la chute de Constantinople ou les relations « étrangères » de l'élite byzantine au XVe siècle », dans Michel Balard et Alain Ducelier, Migrations et diasporas méditerranéennes (Xe siècle-XVIe siècle siècles), Paris, Publications de la Sorbonne,‎ 2002, p. 149-229