Amorphophallus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Amorphophallus est un genre de 170 espèces de plantes tropicales et subtropicales de la famille des Araceae. Ce sont des plantes herbacées tubéreuses.

Distribution[modifier | modifier le code]

Ce sont des plantes typiques des basses terres que l'on rencontre de l'Afrique de l'ouest aux îles du Pacifique. On n'en trouve aucune en Amérique bien que l'on y trouve Dracontium, un genre remarquablement similaire bien qu'il ne soit pas proche de Amorphophallus. La plupart des espèces sont endémiques, à aire de distribution réduite, et croissent de préférence sur des sols pertubés dans les forêts « secondaires ».

Description[modifier | modifier le code]

Les plus petites espèces comme les plus grosses croissent à partir d'un tubercule souterrain dont la forme varie largement d'une espèce à l'autre. Le tubercule peut être globuleux comme dans le cas d'Amorphophallus konjac, allongé pour Amophophallus longituberosus ou Amorphophallus macrorhizus ou former un réseau bizarre de racines comme pour Amorphophallus coaetaneus.

Chaque année, du sommet du tubercule croit une feuille solitaire, dont le limbe peut atteindre plusieurs mètres de large et le pétiole plusieurs mètres de hauteur chez les plus grandes espèces. Le limbe qui s'étale horizontalement au sommet du pétiole dressé peut être divisée en de nombreuses folioles. Quand le tubercule a emmagasiné suffisamment de réserves, le développement de cette feuille est précédé par la formation d'une inflorescence unique.

Comme chez les autres espèces de la famille des Araceae, l'inflorescence est constituée d'une spathe qui enveloppe généralement un spadice (un épi de fleurs avec un axe charnu). La spathe peut avoir différentes couleurs, en général brun-pourpre ou blanc-verdâtre. L'intérieur est tapissé de crêtes ou de verrues retenant les insectes.

Ce sont des espèces monoïques. Le spadice porte des petites fleurs, les femelles limitées à un pistil à la base et au-dessus séparées par une zone appelée « appendice » de fleurs stériles, les fleurs mâles sont formées généralement par un groupe d'étamines. Il n'y a pas de corolles.

Lors de l'ouverture de la spathe, la pollinisation doit avoir lieu le jour même. Chez de nombreuses espèces l'inflorescence émet un arôme puissant de viande pourrie. Chez certaines autres l'odeur est plus agréable. Cela dépend des espèces pollinisatrices. À l'aide de nombreux pièges les insectes sont maintenus à l'intérieur de la spathe le temps qu'ils pollinisent les fleurs femelles. Lorsque les fleurs mâles parviennent à maturité, le jour suivant, les insectes qui s'échappent de la spathe se couvrent de pollen ce qui leur permet d'aller polliniser une autre fleur. Entre temps les fleurs femelles ne sont plus réceptives évitant l'autopollinisation.

Les espèces du genre Amorphophallus sont des plantes-hôtes pour les chenilles de certains lépidoptères comme Palpifer sexnotatus et Palpifer sordida.

Les fleurs fécondées donnent des fruits qui sont des baies globuleuses. Elles peuvent être rouges, orange, blanches, blanc et jaune, ou bleues.

Amorphophallus titanum est l'espèce qui possède la plus grosse inflorescence, celle d'Amorphophallus gigas est de forme plus allongée mais de taille légèrement plus petite.

Les tubercules d'Amorphophallus konjac sont employés pour faire le konnyaku (コンニャク, konnyaku?), un épaississant et gélatine comestible contenant des glucomannanes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de genre Amorphophallus est formé de deux racines grecques signifiant « pénis informe ».

Liste d'espèces[modifier | modifier le code]

Selon Catalogue of Life (8 juillet 2013)[1] :

Selon ITIS (8 juillet 2013)[2] :

Selon Kew Garden World Checklist (8 juillet 2013)[3] :

Selon NCBI (8 juillet 2013)[4] :

Selon Tropicos (8 juillet 2013)[5] (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Wilbert Hetterscheid, « Amorphophallus: Is het wel een plant ? », Arbor Vitae, vol. 3,‎ 2009, p. 7-11 ([www.dendrologie.nl/pdf/morphophallus.pdf lire en ligne])

Références taxnomiques[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]