Le Chrysler Building est l’un des gratte-ciels les plus célèbres de New York, aux États-Unis. Il est situé à l’intersection de la Lexington Avenue et de la 42e rue, dans le quartier de Midtown, à Manhattan. Le Chrysler Building, qui mesure 319 mètres, et compte 77 étages, est l’un des symboles de la ville de New York, et il est en outre le « gratte-ciel préféré des New-Yorkais », devant son célèbre rival, l’Empire State Building. Il fut le plus haut bâtiment du monde entre 1930 et 1931, jusqu'à la construction de ce dernier, qui est redevenu le plus haut gratte-ciel de la ville depuis les attentats du World Trade Center.
La construction du Chrysler Building, dirigée par l'architecte américain William Van Alen, s’est étalée entre 1928 et 1930, et le bâtiment a été ouvert au public après une cérémonie le 27 mai 1930. Le bâtiment a été déclaré National Historic Landmark le 8 décembre 1976. Le Chrysler Building a été rénové en 1978, avec la construction d'un hall, composé essentiellement de marbre, d'acier et de granite, semblable à celui de l’Empire State Building. En outre, la flèche a été rénovée en 1995, car l’acier inoxydable avait perdu de son éclat avec le temps. Le bâtiment appartient aujourd’hui à Abu Dhabi Investment Council (75 %) et à Tishman Speyer Properties (25 %).
François Viète, ou François Viette, en latin Franciscus Vieta, est un mathématicien français, né à Fontenay-le-Comte (Vendée) en 1540 et mort à Paris le 23 février 1603. De famille bourgeoise et de formation juridique, il a été l'avocat de grandes familles protestantes, dont les Parthenay-l'Archevêque et les Rohan, avant de devenir conseiller au parlement de Rennes, sous Charles IX, puis maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi sous Henri III. Maître des requêtes et déchiffreur d'Henri IV, membre du conseil du roi, il mène, parallèlement à ces charges au service de l'État, une carrière de mathématicien « amateur » qui lui vaut l'estime des grands professionnels de son temps.
Inspiré par Ramus, Gosselin et Jacques Pelletier du Mans, il restaure la géométrie des anciens (Apollonius, Theon et Diophante) et prolonge les travaux d'Albategni, de Rheticus et de Regiomontanus sur les sinus et les triangles sphériques. La publication de son livre phare Isagoge Artem Analycitem ou Isagoge marque en 1591 le début de la révolution algébrique qui, poursuivie par Thomas Harriot, William Oughtred, Albert Girard et René Descartes, fondera les notations de l'algèbre contemporaine. Viète est le premier mathématicien à noter les paramètres d'une équation par des symboles. Il fonde ainsi l'algèbre nouvelle ou « logistique spécieuse », une version « homogène » de notre façon actuelle de mener les calculs symboliques. Écrivant en latin et connu de toute l'Europe, il formera quelques élèves, Nathanael Tarporley, Pierre puis Jacques Aleaume, Marino Ghetaldi, Jean de Beaugrand, Alexander Anderson, ainsi que des correspondants dont Lansberg de Meulabeecke, qui contribueront à sa renommée et prolongeront ses méthodes, les diffusant en Angleterre, en Hollande, en Italie et en Allemagne. Il finit par l'emporter sur quelques contradicteurs tels qu'Adriaan Van Roomen et Joseph Juste Scaliger. Une partie de ses travaux est dédiée à l'astronomie. Il anticipe même, avec une décennie d'avance mais sans publication, la découverte par Kepler de la forme elliptique des orbites des planètes. Enfin, par ses travaux de déchiffreur, et singulièrement les dernières recommandations qu'il communiqua au duc de Rosny (alias Sully) quelques semaines avant sa mort, François Viète est l'un des premiers cryptologues à systématiser l'art de casser les codes...