Élection présidentielle comorienne de 2010

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’élection présidentielle comorienne de 2010 se tient les dimanche 7 novembre et 26 décembre 2010, pour élire le nouveau président de l'Union des Comores. Le président sortant, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, élu en 2006, ne peut se représenter.

Ikililou Dhoinine est élu président de l'Union des Comores à l'issue du second tour avec 60,91 % des voix.

Modalités[modifier | modifier le code]

Le président de l'Union des Comores est élu pour un mandat de quatre ans. La présidence de l'Union est tournante[1] : tous les quatre ans, une île propose des candidats pour l'élection, le premier tour étant réservé à l'île en question, qui est en 2010 Mohéli. De ce fait, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi qui est d'Anjouan ne peut pas se présenter lors de ce scrutin.

Le premier tour est réservé à la population de Mohéli[2]. Les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix se présentent au second tour ouvert aux électeurs de tout le pays. Celui qui remporte le plus grand nombre de suffrages est élu. Le président sortant doit quitter le pouvoir avant le 26 mai 2011[1].

En parallèle de cette élection se déroule l'élection des gouverneurs des îles de l'Union[1].

Candidats[modifier | modifier le code]

Dix candidats se présentent à l'élection présidentielle de 2010[3] :

Déroulement du scrutin[modifier | modifier le code]

Financement[modifier | modifier le code]

Les Comores ont des difficultés à réunir les fonds nécessaires à l'organisation de l'élection. Mourad Taiati, diplomate tunisien de l'Union africaine, estime le budget à 2,8 millions d'euros. Le gouvernement comorien, l'Union européenne, la Ligue arabe, l'Organisation internationale de la francophonie, le Programme des Nations unies pour le développement et la France sont les principaux contributeurs[4].

Premier tour[modifier | modifier le code]

Le premier tour, qui constitue une primaire présidentielle à Mohéli, se déroule le 7 novembre 2010[1]. Ikililou Dhoinine, Mohamed Saïd Fazul et Bianrifi Tarmidhi sont d'abord annoncés comme participants au second tour., mais la Cour constitutionnelle annule les résultats d'un bureau de vote où a été constaté des anomalies. Par conséquent, Bianrifi Tarmidhi cède sa place à Abdou Djabir[5].

Les observateurs internationaux notent « quelques manquements » lors de ce premier tour[6].

Second tour[modifier | modifier le code]

Le second tour, ouvert à tout l'électorat de l'Union des Comores, se déroule le 26 décembre 2010[1].

Ikililou Dhoinine est élu président de l'Union des Comores à l'issue du second tour avec 60,91 % des voix[7].

L'opposition dénonce un nombre important de fraudes, notamment sur l'île d'Anjouan[6]. Saïd Larifou, bras droit du candidat Mohamed Saïd Fazul, parle de « coup d'État électoral », et les observateurs internationaux (Union africaine, Ligue arabe, Organisation internationale de la francophonie et Organisation de la Conférence islamique), déclarent qu'il s'agit d'un « scrutin libre et transparent malgré certaines irrégularités »[8].

Résultats[modifier | modifier le code]

Premier tour
le 7 novembre 2010
Second tour
le 26 décembre 2010
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Inscrits 21 429 384 358
Votants 14 378 67,1 % 202 933 52,8 %
   suffrages exprimés 13 427 93,4 % 175 495 86,5 %
   bulletins blancs ou nuls 951 6,6 % 27 438 13,5 %
Abstentions 7 051 32,9 % 181 425 47,2 %
Candidat Voix % des
exprimés
Voix % des
exprimés
Ikililou Dhoinine 3 785 28,19 % 106 890 60,91 %
Mohamed Saïd Fazul 3 080 22,94 % 57 587 32,81 %
Abdou Djabir 1 327 9,88 % 11 018 6,28 %
Bianrifi Tarmidhi 1 250 9,31 % - -
Saïd Dhoifir Bounou 1 154 8,59 % - -
Ahamada Madi Bolero 1 060 7,89 % - -
Mohamed Larifou Oukacha 977 7,28 % - -
Mohamed Hassanaly 523 3,90 % - -
Abdoulhakin Ben Saïd Allaoui 208 1,55 % - -
Zahariat Said Ahmed 63 0,47 % - -
Sources : [1]



Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « Comoros leaders agree to poll timetable », Af.reuters.com,‎ 17 juin 2010 (consulté le 223 janvier 2012)
  2. « Fin de la campagne. Les candidats et leurs états majors se reposent en attendant le jour “J” », Al Watwan,‎ 6 novembre 2010 (lire en ligne)
  3. « Elections harmonisées. 10 prétendants au siège de président et 29 aux postes de gouverneur », Al Watwan,‎ 14 septembre 2010 (lire en ligne)
  4. « Élections aux Comores dures à financer », sur www.lefigaro.fr,‎ 9 septembre 2010 (consulté le 23 janvier 2012)
  5. « A La Cour juge irrecevables les requêtes du candidat Bianrifi », Al Watwan,‎ 29 novembre 2010 (lire en ligne)
  6. a et b « Elections aux Comores : l'opposition évoque une "fraude massive" », sur www.lemonde.fr,‎ 26 décembre 2010 (consulté le 23 janvier 2012)
  7. « Ikililou Dhoinine, élu président de l’Union des Comores avec 60,91 % », Al Watwan,‎ 13 janvier 2011 (lire en ligne)
  8. « Comores : « Des élections régulières malgré les irrégularités… » », sur www.lexpress.mu,‎ 1er janvier 2011 (consulté le 23 janvier 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]