Église Notre-Dame-de-la-Purification de Lauris

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Église Notre-Dame-de-la-Purification
Image illustrative de l'article Église Notre-Dame-de-la-Purification de Lauris
Nef de Notre-Dame-de-la-Purification
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Début de la construction 1486
Fin des travaux 1710
Style dominant architecture classique
Protection Logo monument historique Classé MH (1990)[1]
Géographie
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Commune Lauris
Coordonnées 43° 44′ 48″ N 5° 18′ 41″ E / 43.746611, 5.311306 ()43° 44′ 48″ Nord 5° 18′ 41″ Est / 43.746611, 5.311306 ()  

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L'église Notre-Dame-de-la-Purification est l'église paroissiale de la commune de Lauris, dans le Vaucluse. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1990[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Campanile du Clocher

L'Église franque, après le baptême de Clovis (496), poursuit la christianisation dans les campagnes grâce aux monastères. Durant cette période, 2 églises sont construites sur la commune de Lauris : Saint-Martin à l'est, et Saint-Jean à l'ouest.

Après la mort de Dagobert (638), les troubles qui ont suivi ont poussé les Laurisiens à se réfugier sur les hauteurs et construire une troisième église sous le patronage de saint Projet, évêque auvergnat, assassiné en 674. Lauris avait été compris dans le « couloir austrasien », qui reliait l'Auvergne à Marseille, et en garde le souvenir. L'église est sans doute placé sur le terre-plein qui deviendra le Château.

Les seigneurs s'étant emparés de Saint Projet, les Laurisiens construisirent à l'intérieur du village une quatrième église, Saint-Julien, ou ils purent enterrer leurs morts et réunir leurs conseils.

En 1486, la paix étant revenue, une cinquième église est construite, en dehors des remparts, sur la hauteur à l'est. Elle est sous le patronage de Notre Dame de la Purification, dans un siècle de grande dévotion mariale. L'église construite avec des moyens de fortune, par une population d'environ 150 habitants, pillée et brûlée par les huguenots en 1562, menace de tomber en ruine à la fin du XVIIe siècle.

Malgré les difficultés du temps, une nouvelle sixième église (plus vaste, avec 2 bas côtés, seul exemple dans le canton de Cadenet, et un chœur bâti au-delà des remparts), est bâtie entre 1702 et 1710, et garde le vocable de Notre-Dame-de-la-Purification. L'église restant quelque temps fermée, après la Révolution Française, car elle fut vidée d'une grande partie de ses objets. Il ne reste que quatre tableaux et quelques objets liturgiques du XVIe et XVIIe siècle, pour les besoin de la guerre.

De 1830 à 1850, elle fut entièrement restaurée : réfection du portail d'entrée, nouvelle statue de la Vierge en façade, nouveau vitraux de part et d'autre de l'entrée, etc. En 1857, mise en place d'une structure en ferronnerie sur le clocher pour installation d'un timbre d'horloge (dessin de Sollier, architecte à Apt, fabrication des frères Mousquet. Le chemin de croix date de 1904, sur une fabrication artisanale.

Le 21 février 1989, l'église est inscrite au titre des monuments historiques. Cette inscription est annulée par l'arrêté de classement au titre des monuments historiques du 22 novembre 1990[1].

Bâtiment[modifier | modifier le code]

Façade de Notre-Dame-de-la-Purification

Elle est composée de 4 chapelles latérales du XVIIIe siècle, autour d'une nef du XVIIIe siècle, sur les plan de l'architecte aixois Vallon.

La façade comporte une niche comportant une statue de la Vierge du XIXe siècle.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Le service de l'inventaire général du patrimoine culturel a effectué un inventaire topographique au cours duquel il a repéré plusieurs éléments mobiliers dans l'église Notre-Dame-de-la-Purification[2]

L'église conserve une série de tableaux :

  • la pénitence de Madeleine à la sainte Baume, XVIIe siècle[3] ;
  • Vierge et l'Enfant remettant le rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine intercesseurs des âmes du Purgatoire[4] ;
  • la Sainte Famille, saint Antoine et saint Éloi, XVIIe siècle[5] ;
  • Marie apprenant à lire à l'Enfant Jésus, signé Jean Christol, 1854[6] ;
  • le Sacré-Cœur de Jésus, signé Jean Christol, 1855[6] ;
  • la Présentation au Temple[7] ;
  • sainte Geneviève rendant la vue à sa mère[8] ;
  • l'Assomption de la Vierge, XIXe siècle[9] ;
  • sainte Martine ;
  • le Christ en agonie à Gethsémanie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]