Yulduz Usmanova

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Yulduz Usmanova ou Youldouz Ousmanova (en ouzbek : Yulduz Usmonova, Юлдуз Усманова. En turc Yıldız Usmonova), née le (51 ans) à Marguilan) est une des chanteuses les plus populaires d'Ouzbékistan. Elle chante en ouzbek, turc et persan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents travaillaient dans l'industrie de la soie. Elle est la sixième d'une famille de huit enfants. Découverte lors d'un spectacle, elle est admise au Conservatoire d'État d'Ouzbékistan à Tachkent, en 1984, où elle travaille sa voix, puis se spécialise dans le maqâm[1].

Le 31 août 1991, l'Ouzbékistan déclare son indépendance: elle se passionne pour la naissance de cette nouvelle république, et fait partie du Parlement[1]. Depuis le festival Voice of Asia de la même année[1], elle devient l'une des principales artistes de musique pop de ce pays, mêlant musique traditionnelle maqam et musique pop, intégrant des instruments du cru (doira, saz, tambur, ...)[2]. Elle donne de nombreux concerts, avec un succès public[2], et enregistre plusieurs albums. Les enregistrements pour le label allemand Blue Flame lance sa carrière internationale. En 1999, elle enregistre à Amsterdam l'album Yulduz, pour Sony Music. L'album suivant, Bilmadim, est enregistré en Jamaïque, avec la participation du guitariste Ernest Ranglin[1].

Mais quelques années plus tard, elle est poussé à s'exiler en Russie, puis aux États-Unis et, en 2008, en Turquie. En 2010, un de ses titres, consacré aux violents affrontements cette année là entre Kirghizes et Ouzbeks minoritaires dans la partie kirghize de la vallée de Ferghana, et aux centaines de morts ouzbeks, et enregistré sous le coup de l'émotion, a été critiqué par certains, ne participant pas à faire baisser la tension entre ces deux communautés[3],[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Alma alma, 1993 ; Blue Flame, 1998
  • Jannona, 1995 ; Blue Flame, 1997
  • Binafscha, 1996 ; Blue Flame, 1997
  • Dünya, 1999
  • Yulduz, Sony Music, 1999
  • The best of Yulduz Usmanova, Blue Flame, 2000
  • Bilmadim, Dg Diffusion Musique, 2004.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Berry et al. 2013, p. 4428.
  2. a et b Abdi 1997.
  3. (de) Marcus Bensmann, « Liederkrieg nach dem Pogrom », Die Tageszeitung,‎ (lire en ligne)
  4. « Massacres au Kirghizistan. Le chant de Yulduz Usmonova », sur lemonde.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nidam Abdi, « World Music au Womad. La manifestation phare de la musique world, sise en Angleterre, propulse au premier plan des artistes sans réelle légitimité. A l'exception de l'Ouzbek Yulduz Usmanova. », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction LM, « Sortir. Paris. Yulduz Usmanova », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Jean Berry, Béatrice Didier (dir.), Antoinette Fouque (dir.) et Mireille Calle-Gruber (dir.), Le dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes,‎ , « Usmanova, Yuduz [Margilan 1963] », p. 4428.
  • (en) Collectif, The Concise Garland Encyclopedia of World Music, vol. 2, Routledge,‎ (lire en ligne), p. 898.

Liens externes[modifier | modifier le code]