Yoyo Maeght

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Yoyo Maeght
Yoyo-maeght-2006.jpg

Yoyo Maeght en 2006.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (58 ans)
Nom de naissance
Françoise MaeghtVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Distinction

Françoise Maeght, alias Yoyo Maeght, née le , est une éditrice, galeriste et commissaire d'exposition française. Elle est la petite-fille de l'éditeur, galeriste et mécène Aimé Maeght qui créa la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, à Saint-Paul-de-Vence.

Elle est organisatrice et commissaire d'expositions d'art moderne et d'art contemporain pour de multiples musées et centres d’art dont le Centre Pompidou de Paris, la Royal Academy de Londres, le Musée Picasso (Münster), le Doland Museum de Shanghai ou encore le musée Pera à Istanbul.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petite-fille d'Aimé Maeght, elle grandit entourée de grands artistes[1] (dont Giacometti[2], Miró[3]) et travaille à la fondation chaque été[4]. Autodidacte, Yoyo Maeght intègre, dès 1977, les entreprises familiales par le biais de L’Automobiliste, magasin pour collectionneurs excentriques et passionnés[4]. Elle-même collectionne notamment les jouets en tôle, les robots, les céramiques et faïences atypiques des années 1940.

À la suite du décès de son grand-père Aimé, et incitée par des artistes comme Aki Kuroda ou Gérard Gasiorowski[4], elle décide de se consacrer à la poursuite des activités familiales. Directrice de Maeght Éditeur, elle publie de nombreux catalogues raisonnés, livres d'artistes et de bibliophilie ainsi que des lithographies et gravures réalisées à l’imprimerie Arte.

Dans les années 1980, avant la chute du mur de Berlin, elle a été la première à organiser des expositions en Tchécoslovaquie : Miró, Braque ou Calder à Prague mais aussi, Aki Kuroda au musée de Bratislava[réf. nécessaire].

En 2002, Yoyo Maeght devient administrateur de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, responsable du développement et de la communication des entreprises Maeght.

Elle partage son temps entre Paris et Pékin d'où elle organise, pour des musées en Chine, des expositions reliant l'Asie et l'Occident[4]. Dès 2005, elle se spécialise dans l'organisation d’évènements artistiques pour les musées chinois parmi lesquels le musée impérial de la Cité interdite de Pékin (par exemple celle d'Aki Kuroda[5]), TS1 Art Center, le musée Doland de Shanghai… Quatre autres expositions ont été présentées dans des musées ou centres d'arts de Pékin en 2007. En 2008, les expositions sont accueillies par le Doland Art Museum de Shanghai et remportent un vif succès pour des expositions d'artistes occidentaux[6].

En 2010, elle réalise l'exposition « Giacometti & Maeght » qui reste le plus grand succès de l'histoire de la fondation[7] de Saint-Paul-de-Vence.

En mars 2011, elle quitte ses fonctions à la suite d'un différend familial. Selon Adrien Maeght, son père et le président de la fondation, Yoyo Maeght souhaitait devenir majoritaire au sein de la société Maeght Edition, ce à quoi sa famille s'est opposée [8]. Selon Yoyo Maeght, les différends avec sa sœur, Isabelle, ont provoqué la discorde au sein de la fondation[9].

Passionnée d'art contemporain, Yoyo Maeght a été commissaire d’expositions pour de multiples musées et centres d’art.

Yoyo Maeght est aussi à l'initiative de la première exposition Miró en Turquie et en Chine[10]. Elle collabore à de grandes rétrospectives présentées par des musées tels que la Royal Academy de Londres, le Munster Museum ou encore le Pera Museum à Istanbul.

Quelques expositions[modifier | modifier le code]

  • Centre Pompidou, Paris : rétrospective Gasiorowski
  • Musée de Nîmes : Gasiorowski
  • Fondation Maeght : Giacometti & Maeght
  • Chine, TS1 Centre for contemporary : Art To the east
  • Chine, Beijing Imperial Museum : Aki Kuroda
  • Arménie, National Gallery Erevan : Braque
  • République tchèque, National Galleries of Art, Bratislava : Aki Kuroda
  • Italie, Taormina Cultural Center : Miró
  • Japon, National Museum, Yokohama : « A XXth century collection »
  • Turquie, Pera Museum : Miró
  • Allemagne, Picasso Graphikmuseum Münster : « L’aventure de la modernité »
  • Royaume-Uni, Royal Academy of Art : « Maeght and his artists »

Autres activités[modifier | modifier le code]

Yoyo Maeght est également magistrat (juge consulaire), et siège depuis 2003 au tribunal de commerce de Paris, depuis 2015, elle préside la 14e chambre du tribunal de commerce de Paris, chargé des redressements et liquidations judiciaires.

Elle enseigne à l'IESA ainsi qu'à Drouot Formation.

Yoyo Maeght est l'auteur du livre Maeght : la passion de l'art vivant, publié par les Éditions de La Martinière. Largement illustré de documents rarement vus, Yoyo Maeght y rappelle l'apport d'Aimé et Marguerite Maeght à l'art du XXe siècle. L'ouvrage est publié également aux États-Unis par Abrams sous le titre The Maeght Family, A passion for Modern Art.

En 2010, elle signe l'ouvrage La Fondation Marguerite et Aimé Maeght, L'art et la Vie, publié par les Éditions Gallimard. Yoyo Maeght y retrace l'engagement de ces visionnaires que furent Aimé et Marguerite Maeght. Elle nous initie aux chefs-d’œuvre de cet exceptionnel musée dans la nature, consacré à l'art et à la vie.

Auteur de nombreuses préfaces de catalogues d'expositions, elle signe des textes dans des ouvrages plus inattendus comme : l'Europe à la carte, aux Éditions du Cherche Midi ou Albert Ayler, témoignages sur un holy ghost aux éditions Le Mot.

Yoyo Maeght est coauteur du film Maeght une histoire de famille diffusé sur Arte et coproduit par Doc en stock.

En 2014 est édité aux Éditions Robert Laffont La Saga Maeght, livre autobiographique où Yoyo Maeght rend un vif hommage à son grand-père, Aimé Maeght. Durant plusieurs semaines, l'ouvrage sera classé, par le magazine L'Express, parmi les 20 meilleures ventes de livres en France.[réf. nécessaire][11]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Largement illustré, le livre rappelle l'apport de la famille Maeght à l'art du XXe siècle.
  • La Fondation Maeght - l'art et la vie, coll. Hors série, Éditions Gallimard, 2010
  • Aki Kuroda - Monographie, Maeght Éditeur
  • Miro - Femme et Oiseaux, Maeght Éditeur
  • La Saga Maeght, Robert Laffont, 2014

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Maeght - Une Histoire de famille, Doc en Stock, diffusion Arte 2006

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle fut mariée au designer Olivier Gagnère[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Elisabeth Itti, « Une après-midi avec Yoyo Maeght », sur Elisabeth.blog.lemonde.fr,
  2. (en) « Yoyo Maeght talks about spreading the word », sur Ft.com,
  3. (en) Stefene Russell, « A Conversation With Yoyo Maeght », sur stlmag.com,
  4. a, b, c, d et e « La cohabitation entre le luxe et l'art n'est pas toujours facile », sur Lesechos.fr,
  5. NB : il s'agissait d'exposer un Japonais au centre de Pékin !
  6. Paul Henri Doro - magazine du Ministère de la Culture - archive n°166, janvier 2009, pp. 22-23, « De Saint Paul de Vence à la Chine, Yoyo Maeght : la création, le style, la matière », sur culture.gouv.fr.
  7. « Près de Nice, Giacometti et Maeght Saint-Paul-de-Vence prolongent leur succès », sur nicerendezvous.com.,
  8. « La Fondation Maeght agitée par un différend familial » sur le site de Nice-Matin.
  9. Elizabeth Couturier, « C'est Dallas chez les Maeght ! », sur Parismatch.com,
  10. Mathieu Baratier, « Le luxe français au cœur de Pékin », sur Rfi.fr,
  11. « Presse Yoyo Maeght », sur Pinterest (consulté le 25 mai 2015)
  12. Insigne remis par Christian Estrosi.
  13. Guy Boyer, « Le prix Montblanc récompense Yoyo Maeght à contre-temps », sur connaissancedesarts.com., (consulté le 12 mai 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]