Yanka Dyagileva

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Yanka Dyagileva
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 24 ans)
IniaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Zaeltsovskoye (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Période d’activité
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Nationalité
Activités
Autres informations
Instrument
Genres artistiques
Site web
Yanka Dyagileva grave.PNG

Vue de la sépulture.

Iana Stanislavovna Diaguileva (en russe : Яна Станиславовна Дягилева), née le à Novossibirsk et morte en mai 1991, est une chanteuse et poétesse soviétique, surnommée Yanka[1]. Son nom, tout comme celui d'Alexandre Bachlatchev est celui du magnitizdat des temps de la perestroïka, ce réseau d'édition informel - l'équivalent du samizdat en littérature, utilisant les enregistrements sur les bandes magnétiques et celui des kvartirniks (du russe квартира - appartement), ces petits concerts improvisés entre amis qui s'invitent les uns chez les autres[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née à Novossibirsk dans une famille d'ingénieurs[1].

Sa carrière commence en collaboration avec son compagnon, auteur-compositeur-interprète et fondateur de Grajdanskaïa Oborona, Egor Letov (ru), qui enregistre ses trois premiers albums. Au cours de sa courte carrière, elle est devenue l'une des personnalités remarquables de la scène punk sibérienne. Ses chansons étaient moins féroces que celles de Grajdanskaïa Oborona, plus profondément développées psychologiquement. S'appuyant sur des harmonies magnifiques elles transmettent le désespoir d'un individu fragile vivant entouré d'une réalité froide, cynique et émotionnellement corrompue qui exige une conformité absolue[3].

Le 9 mai 1991, elle part d'une maison de campagne près de Novossibirsk pour ne plus revenir. Le 17 mai son corps était retrouvé par un pêcheur dans la rivière Inia. Elle est enterrée à Novossibirsk[1].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • «Не Положено» (1987)
  • «Деклассированным Элементам» (1988)
  • «Запись с группой ЗАКРЫТОЕ ПРЕДПРИЯТИЕ» (1988)
  • «Ангедония» (1989)
  • «Домой!» (1991)

Albums posthumes et recueils :

  • «Стыд и Срам» (1991)
  • «Я оставляю еще пол-королевства» (1992)
  • «Столетний дождь» (1993)

En tout 28 chansons et 51 poèmes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en)« Yanka Diagileva », sur russia-ic.com (consulté le 11 juillet 2017)
  2. (en)Franz Nicolay, The Humorless Ladies of Border Control: Touring the Punk Underground from Belgrade to Ulaanbaatar, New Press, (ISBN 9781620971802, lire en ligne)
  3. (en)Ivan Gololobov, Hilary Pilkington, Yngvar B Steinholt, Punk in Russia: Cultural mutation from the “useless” to the “moronic”, Routledge, coll. « Routledge Contemporary Russia and Eastern Europe Series », (ISBN 9781317913092, lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]