Wilhelm Falley

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Wilhelm Falley
Naissance
Metz, Reichsland Elsaß-Lothringen
Décès (à 46 ans)
Picauville, Normandie
Mort au combat
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand (jusqu'en 1918),
Flag of Germany (3-2 aspect ratio).svg République de Weimar (jusqu'en 1933),
Flag of the German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Grade Generalleutnant
Années de service 1914-1944
Commandement Kommandeur de la 91e Luftlande-Infanterie-Division
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de normandie
Distinctions Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes
Autres fonctions Kommandeur de la 246e Infanterie-Division

Wilhelm Falley (1897-1944) est un général de division allemand de la Seconde Guerre mondiale. Falley fut l’un des premiers à recevoir la très convoitée croix de chevalier de la croix de fer en 1941[note 1]. Il fut aussi le premier général allemand à être tué au combat le , lors du débarquement en Normandie. Il a publié un manuel d'instruction militaire sur les principes fondamentaux du commandement en 1942[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Wilhelm Falley naît le 25 septembre 1897, à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen[2]. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand[3], constituant une véritable pépinière d'officiers supérieurs et généraux[note 2]. Comme son compatriote Julius von Bernuth, le jeune Wilhelm se tourne naturellement vers le métier des armes.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Engagé volontaire à l'âge de 17 ans dans le 93e régiment d’infanterie, Wilhelm Falley participe à la Première Guerre mondiale en tant qu’officier subalterne. D'abord Leutnant der Reserve, sous-lieutenant, dans son régiment d'origine, Falley est affecté au 7e Garde-Infanterie-Regiment en décembre 1916. Wilhelm Falley termine la guerre comme officier d'ordonnance dans ce régiment.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après guerre, le lieutenant Falley poursuit sa carrière dans la Reichswehr, gravissant peu à peu les échelons militaires. Promu Oberleutnant, lieutenant, en juillet 1925, Falley est promu Hauptmann, capitaine, en mars 1932. En 1935, le capitaine Falley intègre la nouvelle Wehrmacht, où il est promu Major, commandant, l'année suivante. En octobre 1936, le commandant Falley est nommé instructeur à l’école militaire de Munich. Promu Oberstleutnant, lieutenant-colonel, en août 1939, Wilhelm Falley prend la tête du 3e bataillon au 238e Infanterie-Regiment.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Commandant du 3e bataillon du 238e régiment d’infanterie, puis du 433e, Wilhelm Falley est nommé Kommandeur du 4e régiment d’infanterie, le 21 avril 1941. En tant que Oberstleutnant, Falley reçoit, pour sa bravoure, la croix de chevalier de la croix de fer, le 26 novembre 1941. Promu Oberst, colonel, en février 1942, Wilhelm Falley est nommé ensuite à la tête d’une école d’officiers jusqu’en juin 1943. Generalmajor, général de brigade, en décembre 1943, Falley est promu Generalleutnant, général de division, en mai 1944. Falley assume ensuite différents commandements, avant d’être nommé à la tête de la 91e Luftlande Infanterie-Division en avril 1944. Cette unité dépend alors de la 7e armée du Generaloberst Friedrich Dollmann[4], intégrée au Groupe d'armées B du Generalfeldmarschall Erwin Rommel[5].

Tandis que le haut commandement allemand doute encore de la réalité du débarquement en Normandie[note 3], Wilhelm Falley est le premier général allemand à tomber dans la bataille sanglante qui s'engage. Alors qu'avec le lieutenant-colonel Joachim Bartuzat, ils se rendaient en fin de soirée du 5 juin à Rennes, où un Kriegspiel était prévu le lendemain, ils virent de nombreux avions alliés dans le ciel. Pressentant qu'il se passait quelque chose, il demanda à son chauffeur de rebrousser chemin pour retourner à son quartier général[6] logé dans le château de Bernaville à Picauville, près de Sainte-Mère-Église. Non loin de là, son véhicule tomba dans une embuscade tendue par des parachutistes américains[7]. La Mercedes, criblée de balles, termina sa course contre un mur. Le général Falley aurait été tué sur le coup, par un impact à la tête. Le lieutenant-colonel Bartuzat aurait été achevé alors qu'il tentait de reprendre son arme à terre. Mais il existe différentes versions sur leur décès dans cette embuscade[note 4].

Wilhelm Falley et Joachim Bartuzat ont été inhumés au cimetière militaire allemand d'Orglandes.

États des services[modifier | modifier le code]

Leutnant der Reserve 7 août 1915
aktiver Leutnant (Sous-lieutenant d'active) 26 janvier 1919
Oberleutnant (Lieutenant) 31 juillet 1925
Hauptmann (Capitaine) 1er mars 1932
Major (Commandant) 1er avril 1936
Oberstleutnant (Lieutenant-colonel) 1er août 1939
Oberst (Colonel) 1er février 1942
Generalmajor (Général de brigade) 1er décembre 1943
Generalleutnant (Général de Division) 1er mai 1944

Commandements[modifier | modifier le code]

  • Commandant 3e bataillon du 238e régiment d’infanterie : 1er septembre 1939 -13 janvier 1940
  • Commandant 2e bataillon du 433e régiment d’infanterie : 13 janvier 1940 - 21 avril 1941
  • Commandant du 4e régiment d’infanterie : 21 avril 1941 - 19 juin 1942
  • Commandant de l’École d’officiers de Döbritz, puis Posen: 1er août 1942 - 10 juin 1943
  • Commandant de la 246e division d’infanterie : 1er décembre 1943 - 20 avril 1944
  • Commandant de la 91e division aéroportée (Luftlande-Division): 25 avril 1944 - 6 juin 1944

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Wilhelm Falley, Kurt Wilhelm Uebe:Das verstärkte Bataillon : Führungsgrundlagen und Befehlsbeispiele, Berlin, 1942[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur un effectif total de 18,2 millions de soldats mobilisés par le Troisième Reich, seulement 7 313 croix de chevalier furent décernées pendant la Seconde Guerre mondiale.
  2. Plus d'une trentaine de généraux et des dizaines d'officiers supérieurs allemands, pour la plupart actifs durant la Seconde Guerre mondiale, verront le jour à Metz, avant 1918.
  3. Le matin du 6 juin 1944, le Generaloberst von Salmuth, compatriote de Falley, écrit dans son journal qu’il ne croit pas à un véritable débarquement en Normandie, mais à une "diversion" des Alliés.
  4. Une autre source fait mention d'un bazooka:Das Mühlenanwesen bei Bernaville und der Tod des Generalleutnants Wilhelm sur faehrtensucher.com

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Falley, Wilhelm sur le Katalog der Deutschen Nationalbibliothek
  2. L’Express, no 2937, du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 »
  3. François Roth : Metz annexée à l’Empire allemand, in François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p. 350).
  4. 7. Armee sur lexikon-der-wehrmacht.de
  5. Heeresgruppe B sur lexikon-der-wehrmacht.de
  6. Paul Carell, Ils arrivent !, éd Tallandier, 2011.
  7. Steven Zaloga: D-Day 1944 : Utah Beach & the US Airborne Landings, Osprey Publishing, 2004 (p. 11-12)
  8. Klaus D. Patzwall, Veit Scherzer: Das Deutsche Kreuz 1941–1945. Band 2. Patzwall, Norderstedt, 2001.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Klaus D. Patzwall, Veit Scherzer: Das Deutsche Kreuz 1941–1945, vol 2, Patzwall, Norderstedt 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]