Villa Nobili

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Villa Nobili
(ancien « Château de Cimiez »)
Image illustrative de l'article Villa Nobili
Localisation
Situation 94 avenue George V
Cimiez, Nice, Alpes-Maritimes
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 42′ 47,79″ nord, 7° 16′ 11,34″ est

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Villa Nobili (ancien « Château de Cimiez »)

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Villa Nobili (ancien « Château de Cimiez »)

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Villa Nobili (ancien « Château de Cimiez »)
Architecture
Type Villa
Histoire
Date d'érection 1894

La villa Nobili, anciennement château de Cimiez, est une villa située no 94 avenue George V, dans le quartier de Cimiez, à Nice[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La villa Nobili s'appelait avant 1952 « château de Cimiez ».

Le terrain sur lequel cette maison se situe a appartenu à la famille Foucard de La Roque qui n’a pas cessé d’agrandir son domaine de Cimiez depuis le XVIIe siècle. Ses biens passèrent aux comtes Alziari de Malausséna et Tonduti de l’Escarène. La propriété fut vendue au XIXe siècle à Joseph Pollonais. Par son fils Désiré, le terrain parvint à la Société foncière lyonnaise puis au promoteur François Chabaud (1824-1906)[2].

Construction, famille Chabaud[modifier | modifier le code]

Le château de Cimiez est construit en 1894 par François Chabaud sur l’ancienne propriété Pollonais au boulevard Washington (actuelle avenue George V), sur un terrain de 4 642 m2, et mis en location. C’est ainsi que, du 15 mars au 30 avril 1895, le château de Cimiez est loué pour la suite de la reine Victoria qui séjournait juste à proximité, au Grand Hôtel (devenu par la suite le Riviera Palace).

Un prospectus de location décrit le château de Cimiez : “10 chambres de maîtres (6 au premier, 4 au second), 14 chambres de domestiques (8 au sous-sol,6 au deuxième), plus au sous-sol : grand calorifère, grande cuisine et office, salle à manger de domestiques, garde-manger, monte-plats, 2 caves, bûcher, WC ; au rez-de chaussée : 3 salons en enfilade (17,5 m de long, 106,75 m2 au total), salle à manger (35 m2), cabinet de travail, atrium, office, WC ; au premier : 5 cabinets de toilette, salle de bains, WC ; au second : WC de Maîtres et WC de domestiques. Prix de la location pour la saison : 28 000 F, plus 800 F pour l’usage des eaux et les soins particuliers du jardinier."

Blason de la famille Nobili

Prince Mavrocordato[modifier | modifier le code]

Le 13 mai 1910, le fils de François Chabaud vend le château de Cimiez au prince George Mavrocordato [ou Maurocordato] (1865-1939), ambassadeur de Roumanie en Russie[3].

Le prince est le descendant d’une grande famille de Grecs phanariotes. Originaires de Chio les Mavrocordato[4] (en grec Μαυροκορδάτος) se sont illustrés au service de l'Empire ottoman. La famille joua un rôle important dans les principautés de Moldavie et de Valachie au XVIIIe siècle puis en Grèce au XIXe siècle. Ainsi Aléxandros Mavrokordátos (1791-1865) fut le premier président de la Grèce.

George Mavrocordato était le fils d'Alexandru Mavrocordato, grand chambellan à la cour de Roumanie, et l'oncle de la princesse Marthe Bibesco, femme de lettres. Le prince descendait directement de Constantin Mavrocordato (1711-1769), souverain de Moldavie et de Valachie[5].

Le prince Mavrocordato se plaisait beaucoup à Nice. Au début du XXe siècle il résidait au 53 de la Promenade des Anglais. Ensuite il loua la villa Monticello, au bas de l'avenue George V, avant d'acheter le château de Cimiez. Il décéda à Nice en 1939 où il est enterré.

Marquis De Nobili et sa fille[modifier | modifier le code]

Le prince Mavrocordato revend la propriété en 1920 au marquis Prospero De Nobili de Vezzano[6], homme politique et entrepreneur franco-italien, chef de file d'un mouvement politique qui prendra son nom, le denobilisme. Le marquis réside régulièrement au château de Cimiez jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. Sa deuxième femme, Dola Vertès, une Française d'origine hongroise est la sœur du peintre Marcel Vertès (1895-1961). Dola Vertès étant juive, le marquis de Nobili doit fuir en Suisse en 1942.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le château de Cimiez est réquisitionné par les autorités italiennes d'occupation et devient le siège des services de l'OVRA (Organizzazione di Vigilanza e Repressione dell'Antifascismo)[7].

À la fin de la guerre, le marquis de Nobili rentre en France et récupère le château de Cimiez. Il décède le 28 décembre 1945 à l'Hôtel de Paris de Monte-Carlo où il se trouvait momentanément[8].

La villa revient à sa fille, Lila De Nobili, artiste peintre, créatrice de costumes et décors d'opéra, notamment pour la Traviata de Visconti en 1955 avec La Callas à La Scala de Milan[9],[10]

Copropriété[modifier | modifier le code]

En 1952, Lila de Nobili se sépare du château de Cimiez qui devient une copropriété et porte depuis cette époque le nom de la dernière propriétaire; la maison est connue désormais sous le nom de « villa Nobili ». Le bâtiment est fortement modifié à cette occasion: La véranda et la porte centrale sont supprimées côté jardin; les toits mansardés des ailes du deuxième étage sont remplacés par deux appartements s'élevant au niveau de la partie centrale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vue aérienne
  2. Michel Massimi, Cimiez : Promenade au fil du temps, PyréMonde/Princi Negue, 2008 (ISBN 2846185689)
  3. Notice familiale George Mavrocordato
  4. Jean Bérenger, « Les Maurocordato », Encyclopædia Universalis [lire en ligne]
  5. Arbre généalogique des Mavrocordato
  6. Le marquis Prospero De Nobili De Vezzano
  7. Occupation italienne à Nice
  8. Cahier des charges de la Villa Nobili du 23 décembre 1952; étude de Me Séassal, notaire.
  9. Bruno-Pierre Wauthier, « Lila de Nobili : le dernier maître de la toile peinte… », sur http://www.carmen-au-palais-garnier.fr/,‎ (consulté le 13 juillet 2013)
  10. Richard Peduzzi, Marc Bayard, Alvar Gonzalez-Palacios, Dino Trappetti, Caterina d'Amico de Carvalho, François Regnault : Damiani, de Nobili, Tosi, Scene e costumi, Accademia di Francia a Roma - Villa Medici, Skira, 2005, (ISBN 8876243984).

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]